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Idée reçue

La Suisse: un pays «en dehors des réalités»

Mis à jour le 31.07.2012 4 Commentaires

Nicolas Bideau, chef de Présence Suisse, explique qu'il faut changer la perception que les autres pays se font de l'Helvétie. Loin des clichés, il la voit dynamique.

Nicolas Bideau est présent dans la Maison suisse, à Londres. Chef de Présence Suisse, il veut tuer l'idée d'une Suisse inactive pour la remplacer par une image dynamique.

Nicolas Bideau est présent dans la Maison suisse, à Londres. Chef de Présence Suisse, il veut tuer l'idée d'une Suisse inactive pour la remplacer par une image dynamique.
Image: Keystone

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Dépasser les clichés liés à la Suisse, tout en expliquant les décisions politiques perçues négativement à l’étranger. Tel est le leitmotiv de Nicolas Bideau à la tête de Présence Suisse, confronté à l’image persistante d’une Suisse «îlot de prospérité», explique-t-il dans «L’Illustré» paru mardi.

«Jolie et indépendante» L’image de la Suisse n’est pas neutre dans l’opinion internationale. De loin, elle garde son image de pays «joli, fiable, stable, indépendant.» «Un pays aimé, un peu irréel en dehors des réalités», explique le chef de Présence Suisse.

Mais les pays plus proches se font l’écho d’«une nouvelle réalité», forgée à partir de l’idée «d’un îlot de prospérité qui profite de l’argent des autres», indique-t-il. «Tout ce qui touche la place financière, le secret bancaire, qui n’a jamais été apprécié mais que l’on tolérait, tout ce qui a trait à la crise économique joue désormais un peu contre nous», déclare Nicolas Bideau.

La mission de Présence suisse est précisément «d’informer sur ce qu’est la Suisse», mais également «si possible de créer un élan de sympathie», selon Nicolas Bideau, qui passera le 1er août à la Maison suisse à Londres.

Tradition contre innovation

Cette opération de communication lors des JO de Londres se distingue de celle des JO de Pékin, où la Suisse avait plus joué la carte de la tradition, et ce, pour des raisons économiques. «A Pékin, beaucoup d’intérêts économiques étaient en jeu et il était naturel d’axer la communication sur l’import-export», explique l’ex-Monsieur Cinéma suisse.

A Londres, il s’agit plutôt de dynamiser l’image de la Suisse. De montrer «un peuple qui n’est pas ennuyeux, qui n’est pas si protectionniste, qui a des idées, qui prend des risques», énumère le chef de Présence Suisse. Quant à l’image et aux thèmes négatifs, il faut les combattre «en s’assurant que l’info passe», notamment en expliquant «les décisions politiques».

Les hommes politiques ont compris qu’il fallait expliquer les décisions politiques, plutôt que se taire. «Didier Burkhalter et Eveline Widmer-Schlumpf sont convaincus de la nécessité de mieux communiquer sur nos décisions pour une nouvelle stratégie de la place financière suisse», poursuit Nicolas Bideau.

Didier Burkhalter fêtera d’ailleurs le premier août dans la Maison suisse à Londres et y prononcera le traditionnel discours du 1er août. «Le fait que le ministre des Affaires étrangères soit à l’étranger pour le 1er août est un signal fort», commente Nicolas Bideau.

Pour renforcer le message diffusé par Présence Suisse, Bideau veut mettre l’accent sur les moyens audiovisuels, en engageant par exemple un grand photographe pour donner une autre image que celle qui se retrouve toujours dans la presse internationale, à savoir «une de nos grandes banques à Zurich avec un drapeau suisse en arrière-plan.» (ats/Newsnet)

Créé: 31.07.2012, 14h59

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4 Commentaires

Nil Oira

31.07.2012, 15:35 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

La Suisse est avant tout au coeur du système capitaliste mondialisé : spéculation sur les matières premières, paradis fiscal, gestion de fortunes étrangères, spéculation en bourse, sièges de multinationales etc. Les peuples souffrent mais les riches s'enrichissent et nous sommes à leur service donc, même si le petit peuple souffre de la pression sur le logement, nous récoltons pas mal de miettes. Répondre



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