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Pornographie

Facebook et Twitter mal vus en Corée du Sud

Mis à jour le 16.12.2011

Pornographie, paris et propagande de la Corée du Nord: pour toutes ces raisons, la Corée du Sud a les réseaux sociaux dans son viseur.

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La Corée du Sud a annoncé un nouveau tour de vis dans la surveillance des réseaux sociaux qu’elle accuse d’abriter des contenus "nuisibles ou illégaux", ciblant les paris et la pornographie mais avant tout la propagande de la Corée du Nord.

Une commission de régulation des moyens de communication a été chargée de fixer des normes aux utilisateurs de Facebook et de Twitter, ainsi qu’aux propriétaires de smartphones.

Les utilisateurs devront effacer les contenus "nuisibles ou illégaux" associés à la pornographie, aux jeux d’argent et à la consommation de drogue, ou diffusant des fausses informations ou des propos calomnieux. En cas de refus, le compte visé sera fermé.

"Les posts et les sites qui font l’apologie de la Corée du Nord ou glorifient ses leaders sont aussi la cible de notre travail parce qu’ils ont augmenté rapidement cette année", a expliqué à l’AFP le président de la nouvelle commission.

Le gouvernement nord-coréen a récemment publié sur son site internet des icônes hostiles envers Séoul et Washington, susceptibles d’être postées par les partisans du régime communiste sur les réseaux sociaux.

10'000 abonnés en Corée du Nord

La Corée du Nord est sur Twitter depuis août 2010 et compte aujourd’hui 10'000 abonnés.

La Corée du Sud bloque les sites pro-Nord et l’accès aux sites du Nord mais la censure peut être contournée grâce à des serveurs dits "mandataires" (proxy servers).

Des associations de défense des droits civiques s’opposent au durcissement de la réglementation sur les réseaux sociaux dans cette jeune démocratie qui a connu la dictature depuis la fin de la Guerre de Corée (1950-1953) jusqu’au début des années 1990.

"La commission doit immédiatement mettre un terme à la restriction anachronique de la liberté d’expression", a demandé un groupement de six associations dans un communiqué commun.

Freedom House, une ONG basée à Washington, a rétrogradé cette année le statut des médias sud-coréens de "libres" à "partiellement libres". (maNewsnet)

Créé: 01.01.2012, 14h32

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