Censure
La grève du web a fait trembler le Sénat américain
Par Simon Koch. Mis à jour le 19.01.2012 1 Commentaire
Utilisateurs en rogne
Le black-out de Wikipédia n’a pas fait que des heureux. De nombreux étudiants anglophones, pour qui l’encyclopédie est devenue un outil incontournable. Un compte Twitter a même été créé pour regrouper leur accès de colère.
Articles en relation
Galerie photo
Mots-clés
SwissquoteGraphique boursier
Internet a connu hier la plus grande manifestation en ligne de son histoire. Le site SOPA STRIKE, qui coordonnait la grève et expliquait aux webmasters comment «éteindre» leurs sites affirme que 75 000 sites ont affiché un écran noir pendant au moins 12 heures.
Leur but: protester contre deux projets de lois anti-piratage débattus aux Etats-Unis, le «Stop Internet Piracy Act» (SOPA) et le «Protect IP Act» (PIPA). Les textes, qui permettraient de fermer très simplement un site qui ne respecte pas les droits d’auteur sont combattus par les grands acteurs d’internet, tels que Google, (GOOG 699.94 -1.12%) Facebook, eBay et bien d’autres. Selon eux ils mettraient en danger la liberté d’expression et le fonctionnement d’internet.
En première ligne
Figure de proue de la grève, Wikipédia a fermé ses pages en anglais durant 24 heures. 162 millions d’internautes ont été touchés par ce black-out, estime Sue Gardner, directrice générale de la fondation Wikimedia.
«Vous avez vu notre page vous demandant si vous pouviez vous imaginer un monde sans savoir libre, commente-t-elle dans un communiqué en s’adressant aux internautes. Vous avez dit non, faisant exploser les standards téléphoniques du Congrès américain et ralentissant leurs serveurs. Votre voix a été très forte».
Le site du Sénat a en effet connu des difficultés techniques et des lenteurs mercredi, rapporte le Washington Post. Comme Wikipédia, de nombreuses pages participant à la grève renvoyaient leurs utilisateurs vers le site gouvernemental pour qu’ils y interpellent les élus. Et peu de chance que les hackers du groupe Anonymous soient derrière cette surcharge. Eux aussi étaient officiellement en grève hier.
Les ténors ont fait faux bond
Reste qu’en dépit de leur opposition au SOPA, très peu d’acteurs majeurs ont mis à exécution leur menace de black-out total. Le souci de ne pas prendre en otage les utilisateurs non-américains et la volonté de faire des affaires l’a emporté. Google a simplement ajouté un lien vers une page de protestation depuis sa page d’accueil américaine. Le géant de Mountain View a néanmoins recueilli plus de 4,5 millions de signature pour sa pétition «Stoppez le piratage, par les libertés».
«Même sans black-out complet, cette action a eu un grand retentissement», estime Pascal Gloor, vice-président du Parti pirate suisse. La jeune formation politique participait elle aussi hier à la grève. Pour Pascal Gloor, qui tire un bilan positif de cette action, la manifestation en ligne fera date. Elle a montré à la population que le Parlement américain pouvait faire fausse route. La grève a encouragé les internautes à agir pour éviter la fermeture de sites très populaires.
Facebook, qui compte aussi parmi les détracteurs du SOPA, est finalement sorti du bois hier par la voix de son patron, sans toutefois perturber ses services. «Nous ne pouvons laisser ces lois mal pensées se mettre en travers du développement d’internet, a écrit, Mark Zuckerberg sur son compte. Facebook s’oppose à SOPA et PIPA, et nous allons continuer à nous opposer à toute loi qui nuira l’internet». (Newsnet)
Créé: 19.01.2012, 16h29
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
1 Commentaire
Franchement toute ces lois ça craint pour l'équilibre mondial .Ces gens là refont les mêmes erreurs que par le passé! Répondre







Veuilliez attendre s'il vous plaît 























