La Une | Vendredi 25 mai 2012 | Dernière mise à jour 14:25
Séparation

Divorce: Facebook sème la discorde dans un couple sur trois

Par Simon Koch. Mis à jour le 03.01.2012

Les conjoints qui se séparent sont toujours plus nombreux à invoquer le réseau social devant les tribunaux, selon une étude du site Divorce-Online.

Le réseau social peut aussi devenir une arme redoutable pour pourrir la vie de son ex lorsque la séparation est houleuse.

Le réseau social peut aussi devenir une arme redoutable pour pourrir la vie de son ex lorsque la séparation est houleuse.

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Facebook est devenu le nouveau terrain de chasse des partenaires jaloux. Après les SMS compromettants, les deniers accélérateurs de divorces sont les messages envoyés via Facebook ou les commentaires laissés sur le mur d’autres membres du site. Selon le cabinet d’avocats qui gère le site britannique Divorce-Online, le réseau social est cité dans 33% des procédures de séparation en 2011. C’est 13% de plus qu’il y a 2 ans, s’alarment les spécialistes, qui se basent sur un échantillon de 5000 dossiers.

Une arme redoutable

Une recherche sur le site communautaire livre principalement deux éléments aux couples en instance de divorce: les messages inappropriés envoyés à une personne du sexe opposé et les commentaires désobligeants sur l’ex-partenaire. Il n’est pas rare non plus que Facebook serve de mouchard, et qu’un conjoint trompé l’apprenne par un autre membre du site. «Les réseaux sociaux sont devenus un outil de communication de premier ordre, analyse Mark Keenan, porte-parole du site Divorce-Online. Ils devancent le SMS ou l’e-mail. Mais les utilisateurs devraient faire attention à ce qu’ils écrivent sur leurs profils, car les juges peuvent utiliser ces éléments pour décider de la garde des enfants ou trancher lors de disputes financières».

Peu fréquent en Suisse

En Suisse, où plus de la moitié des couples mariés (54,4%) finissent par divorcer, Facebook est encore peu appelé à la barre. «Contrairement à la France ou à l’Angleterre, notre système ne connaît pas le divorce pour faute, explique Claudio Bocchia, cofondateur et responsable du site EasyDivorce.ch. Nous ne sommes donc pas dans une logique où il faudrait prouver la culpabilité de l’autre pour obtenir la séparation». Pas besoin donc d’engager un détective privé où de fouiller un compte Facebook pour trouver les indices d’un adultère. «Dans notre pays, 90% des divorces se font à l’amiable, rappelle Claudio Bocchia. Le juge vérifie la conformité et valide l’accord trouvé entre les ex-conjoints ou leurs avocats.»

Dérapages possibles Reste que le réseau social peut devenir une arme redoutable pour pourrir la vie de son ex lorsque la séparation est houleuse. Entre insultes et lynchage public, certaines personnes vont jusqu’à créer un faux profil de leur ancien conjoint pour le présenter sous un jour négatif. Si ces éléments ne peuvent être retenus dans la procédure de divorce, ils peuvent en revanche être retournés contre leur auteur si la victime porte plainte pour insulte.

«Il est normal que Facebook cristallise ces tensions matrimoniales, estime le responsable d’EasyDivorce.ch. Les gens ont pris l’habitude d’y parler de leur couple. Indiquer sur son profil que l’on a une relation ou que l’on vient de se séparer est presque devenu un réflexe». (Newsnet)

Créé: 03.01.2012, 13h44

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