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Smartphone

L’application pour traquer les filles passe à la trappe

Par Simon Koch. Mis à jour le 03.04.2012 3 Commentaires

«Girls Around Me» a été retiré de l’App Store après une levée de boucliers contre une appli potentiellement utile aux violeurs.

Après un week-end de polémique, l'éditeur de l'application controversée a retiré son logiciel de l'App Store, où «Girls Around Me» a été téléchargé plus de 70'000 fois.

Après un week-end de polémique, l'éditeur de l'application controversée a retiré son logiciel de l'App Store, où «Girls Around Me» a été téléchargé plus de 70'000 fois.

Savoir quelles personnes se trouvent dans un bar ou une discothèque sans avoir besoin d’y entrer? C’est ce que proposait l’application «Girls Around Me», avant d’être censurée ce week-end.

Le petit logiciel se basait sur les données du réseau social foursquare, qui permet à ses membres d’indiquer où ils se trouvent. Ces informations de localisation étaient ensuite projetées sur une carte et illustrées par des photos et des informations personnelles provenant des profils Facebook des utilisateurs localisés.

Outil de drague ou appli du violeur?

«Envie d’une relation stable ou d’une aventure d’un soir?» l’application, sur son site officiel, ne se cache pas d’être un outil de drague. Mais tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. De nombreux internautes ont vu dans «Girls Around Me» une aubaine pour les harceleurs, les pervers et les violeurs. D’autant que les informations de géolocalisation fournies par l’App ne se limitent pas aux lieux publics, mais aussi aux adresses privées.

L’application était disponible depuis décembre 2011 sur l’App Store, mais la polémique est montée d’un cran fin mars, avec la publication d’un article incendiaire sur le site Cult of Mac. Face à cette levée de boucliers, foursquare a cessé samedi de livrer les informations de géolocalisation à «Girls Around Me», rendant l’appli inutile. En conséquence, son éditeur l' a retiré de l’App Store.

Compilation d’informations publiques

Cette censure est vécue comme une injustice par i-Free, la société russe éditrice de l’application. La société s’explique au Wall Street Journal: «Cette vague de réactions négatives est en contradiction avec les objectifs, les capacités et les restrictions de notre App». Et de souligner qu’il est impossible de rechercher une personne en particulier ou de suivre sa localisation avec «Girls Around Me». «L'application permet simplement de scanner les lieux à alentour, comme si vous passiez et regardiez par la fenêtre.»

i-Free estime au final être un bouc émissaire dans le débat sur la protection de la vie privée. «'Girls Around Me' ne révèle aucune information que l’utilisateur ou l’utilisatrice n’a décidé de partager.» En clair, l’application se contente de compiler des informations publiques, que les internautes partagent avec tout le monde. Et tant pis si ce partage se fait à leur insu.

Culture de la peur

Pour Cult of Mac, l’affaire «Girls Around Me» est au final un excellent coup de projecteur sur les politiques de confidentialité très permissives des réseaux sociaux. C'est l'occasion de rappeler que le partage d'informations avec tout le monde est enclenché d'office, et qu'il incombe à chaque utilisateur d'affiner ses paramètres de confidentialité.

Le site spécialisé ExtremeTech, porte pour sa part un regard pragmatique sur la polémique, dénonçant cette culture de la peur, qui transforme une application inoffensive en outil de travail pour harceleurs.

De son côté, i-Free n'abandonne pas la partie. La société affirme travailler à une version Android de son application. La future mouture devrait se concentrer sur la géolocalisation dans les lieux publics uniquement. (Newsnet)

Créé: 03.04.2012, 10h59

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3 Commentaires

sdf sdf

03.04.2012, 11:08 Heures
Signaler un abus 7 Recommandation 0

Bon ben faudrait déjà éviter de raconter sa vie publiquement sur facebook ça serait déjà un grand pas!!!! L'application ne fait que reprendre ce qui est visible sur internet. Répondre


reppa Kagura

03.04.2012, 11:21 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

De nombreux internautes ont vu dans «Girls Around Me» une aubaine pour les harceleurs, les pervers et les violeurs. < alors dans ce cas il faut faire pareil avec tout les réseaux sociaux sans exception, et tout les services payant dont on nous vante les mérites à la télévision. Répondre



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