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Procès

Jugé cet été pour une prise d’otages à Bernex

Par Fedele Mendicino. Mis à jour le 26.06.2012 1 Commentaire

Un homme a volé et séquestré une famille. Procès en septembre.

Le brigandage a eu lieu le 1er janvier 2010 dans une villa à Bernex.

Le brigandage a eu lieu le 1er janvier 2010 dans une villa à Bernex.
Image: DR

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Rentrer chez soi et se retrouver nez à nez avec des cambrioleurs armés qui séquestrent votre famille. Cette mésaventure est arrivée à un entrepreneur du monde de la nuit aux premières heures de l’an 2010. Deux ans après ce home-jacking dans une villa de Bernex, le Tribunal correctionnel traitera cette affaire à la fin de l’été. Selon nos renseignements, B., un des auteurs, défendu par Me?Stéfanie Brun Poggi, est renvoyé en jugement les 3 et 4 septembre.

D’après l’acte d’accusation que nous nous sommes procuré, le prévenu sera jugé notamment pour brigandage aggravé et prise d’otages. Dans le document de la procureure Laurence Piquerez, on apprend que trois hommes, dont B., se retrouvent d’abord à Chambéry durant la soirée du 31 décembre 2009. Deux autres comparses les conduisent vers 3?h du matin devant la villa bernésienne. Le trio pénètre dans la maison armé, ganté, encagoulé et protégé par des masques à peinture blancs. Les trois individus surprennent dans leur sommeil la mère et sa fille, âgée de 11?ans. Ils leur hurlent «Debout!» avant de les conduire au sous-sol de la villa.

Des coups de feu échangés

Après avoir mis hors d’usage les téléphones des victimes, ils s’emparent d’un butin important à en croire les réquisitions du Ministère public: 45?000?francs en liquide, 29 paires de boucles d’oreilles, 18 bagues, 13 bracelets, 9 colliers, 8 chaînes, 3 pendentifs et une montre. Le plus dur est fait. Pensent-ils. Mais moins d’une heure plus tard, le mari rentre. Il parvient à courir jusqu’à son bureau, saisit un revolver 44 Magnum et sort pour chercher du secours. Des coups de feu sont échangés avec les malfrats. Le mari est blessé à la main. Il réplique et touche B. à la jambe. Abandonné par ses comparses, ce dernier reste cloué au sol. La majorité du butin sera retrouvée sur place par la police.

La famille, défendue par Me?Yaël Hayat, craint alors des représailles. En France, le 15 novembre 2011, la police interpelle dans un bar, à Aix-les-Bains, deux hommes de 30?ans et un autre de 25?ans, domiciliés à Chambéry. L’un deux reconnaît avoir organisé l’opération en Suisse. Le 17 novembre, un jeune de 22?ans est arrêté à son tour, chez lui, à Nîmes. L’individu est soupçonné d’avoir participé à l’opération, mais il conteste les faits. Ces quatre personnes seront jugées par la justice française. L’organisateur est un multirécidiviste connu notamment pour vol avec violence en France. «B. boitera toute sa vie, relève son avocate, satisfaite que le Ministère public ait écarté la tentative de meurtre. Mais notre plainte pour la blessure subie par mon client est toujours pendante.»

Me?Hayat relève de son côté: «Si ce procès permet à la famille de retrouver un certain apaisement, tant mieux. Il sera en tous les cas l’occasion d’exprimer la peur ressentie cette nuit-là et qui ne les a pas quittés depuis. La brutalité des événements ne les a heureusement pas figés dans des ressentiments. Ils traversent cette épreuve contenus et unis.» (TDG)

Créé: 26.06.2012, 08h43

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1 Commentaire

Bernard Giossi

26.06.2012, 13:53 Heures
Signaler un abus 19 Recommandation 0

Le gangster ne devrait pas avoir le "droit" de porter plainte pour sa blessure: c'est un criminel violent et doit assumer les conséquences de ses actes. En commettant ces crimes, il a abdiqué son humanité et donc, de fait, ses droits. Criminel n'est pas un métier, c'est un déni grave de la nécessité naturelle de vivre en sécurité. Le droit ne devrait pas être le même que pour les autres citoyens. Répondre



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