La Une | Mercredi 22 mai 2013 | Dernière mise à jour 23:45
Enquête

Ado abusée à Balexert, le suspect conteste le viol

Par Fedele Mendicino et Marie Prieur . Mis à jour le 16.05.2012

La victime affirme avoir été violée le 8 mai. Un Français de 33?ans a été arrêté à Bonneville. La Tribune a appris que la justice genevoise avait demandé son internement en 2011.

Les faits se sont déroulés le mardi 8 mai dans le centre commercial Balexert

Les faits se sont déroulés le mardi 8 mai dans le centre commercial Balexert
Image: Lucien Fortunati

De 5 à 20?ans de prison

En France, toute pénétration non consentie avec les doigts, un objet ou le pénis est considérée comme un viol. Tout comme une fellation imposée. De tels faits sur un mineur relèvent de la Cour d’assises. Le prévenu encourt alors 20?ans de réclusion criminelle. Si l’agression sexuelle sur mineur est retenue, l’affaire passera devant le Tribunal correctionnel. La peine encourue est de 10?ans.
L’avocate du trentenaire, Me Saskia Ditisheim souligne qu’«en Suisse, si la personne est consentante, ces faits reconnus par notre client ne représentent pas un viol mais des actes d’ordre sexuels avec mineur. La peine maximale est alors de 5?ans.»
F.M. / M.P.

Articles en relation

Partager & Commenter

L'homme de 33 ans, suspecté d’avoir abusé sexuellement d’une adolescente de 13?ans la semaine dernière à Balexert, a contesté durant de longues heures d’interrogatoire avoir violé la plaignante. Arrêté jeudi 10 mai chez ses parents à Bonneville, il affirme l’avoir d’abord embrassée avant de lui toucher la poitrine et le sexe dans les toilettes du centre commercial. La victime, qui a déposé plainte pour viol, soutient qu’il l’a pénétrée et l’a obligée à lui faire des fellations.

Ce jour-là, le prévenu était de passage à Balexert pour remercier un commerçant qui lui avait proposé du travail. Sur place, il rencontre deux adolescentes. Il affirme que l’une d’elles l’a reconnu en lui lançant cette phrase: «On se connaît. Vous m’aviez proposé de distribuer des flyers à Rive, il y a un an et demi.» La conversation s’amorce. Selon une source proche du dossier, l’homme mis en examen, de nationalité française, aurait proposé ensuite à la seconde fille de faire des photos de mode. Une «technique» qu’il avait utilisée en 2009 avec une jeune femme âgée de 15?ans et 10?mois. Pour ces faits survenus dans un solarium à Genève, ce Français a passé une année en détention préventive à Champ-Dollon avant d'être libéré en décembre 2010. Condamné pour viol en 2011 à 36?mois de prison dont 12?mois ferme, comme le révélait lematin.ch, il a fait appel contre ce jugement. Selon la Tribune, le Ministère public avait préconisé un internement refusé finalement par le tribunal. A noter qu’il doit aussi être prochainement jugé devant le Tribunal correctionnel de Thonon. «Pour atteintes sexuelles, sur quatre jeunes femmes. Les faits remontent à 2008 et 2009», précise le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud.

En ce qui concerne les faits du 8 mai, l’homme explique aux inspecteurs être resté quelques minutes dans les toilettes pour handicapés avec l’adolescente. Il prétend qu’elle était consentante et qu’elle a elle-même proposé de lui faire un strip-tease. Mais une nettoyeuse de passage, interpellée par le bruit, les a priés de sortir des WC. Après les faits, l’homme a rapidement contacté son avocate Me Ditisheim qui l’a défendu dans le cadre de l’affaire du solarium. Il comptait se rendre à la police et avouer ce qu’il considère comme des actes d’ordre sexuels avec un mineur. «Nous étions en pleines négociations avec les inspecteurs pour que notre client se rende auprès de la police genevoise lundi, après la Fête des mères qu’il voulait passer en famille, indiquent Mes Saskia Ditisheim et Romain Jordan. Les enquêteurs en ont décidé autrement en l’interpellant jeudi à midi en France.»

Selon les autorités judiciaires françaises, saisies du dossier, le trentenaire aurait appelé la police dès le lendemain des faits afin de savoir si une plainte avait été déposée contre lui. On lui aurait alors demandé de se présenter au commissariat. Il aurait refusé prétextant vouloir voir sa mère et serait parti se réfugier en France voisine. D’où l’interpellation. En raison de sa nationalité française, l’homme (ndlr: détenu à Aiton en Savoie) ne sera pas extradé. S’il est jugé, ce sera donc en France.

Aux yeux de ses avocats, «les droits de la défense sont affaiblis. Les faits ont eu lieu en Suisse, il sera plus difficile d’avoir accès à la procédure. Nous allons demander son transfert en Suisse.» Et de relever la différence de qualification des faits et de peine entre les deux pays (Lire l’encadré ci-contre), clairement en défaveur de leur client. (TDG)

Créé: 16.05.2012, 13h31

L'autoroute A1 bloquée par un voilier

  • Aucun La voie Genève-Lausanne est bloquée, un voilier a basculé de sa remorque.
  • Lire l'article

Sondage

Faut-il généraliser le vote électronique?




Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce
Restitution anticipée d'un appartement à louer
homegate Les aspects juridiques intéressants en cas de résiliation anticipée de l'appartement. Plus

En coopération avec:

Homegate

Portail annuaire/services

Commerce

ASSURANCES AUTO

Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.

Horoscope

Accédez à l'horoscope

Météo

Consultez la météo

ABONNEMENTS MOBILE

Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.

Paiement pas SMS

Payez par SMS !

Club Voyage

Découvrez le programme 2012