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Uni-Mail: l'occupation se poursuit

Revendications | Les étudiants comptent réquisitionner l'amphithéâtre tout le week-end.

© LDD / Robin Souares |
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Chloé Dethurens | 27.11.2009 | 10:15

Ce matin, un groupe d'étudiants occupe toujours l'amphithéâtre MR080 d'Uni-Mail. Les manifestants ont passé la nuit dans cette salle de 400 places. Des affiches annonçant leur programme de la journée ont été apposées sur les murs du bâtiment. Les protagonistes appellent les autres étudiants à les rejoindre pour aller tracter "dans les lieux d'éducation", pour prendre part à un buffet et participer à des groupes de travail. Ils leur proposent également d'assister à une conférence donnée par le président d'Attac Genève et par la directrice de l'Observatoire de la vie étudiante. Des flyers appelant à participer à la manifestation contre l'OMC de demain samedi ont également été distribués. Les occupants comptent réquisitionner la salle durant tout le week-end.

 

Les étudiants dénoncent notamment la "marchandisation" des études, la disparition de certaines filières, la difficulté d'accès aux bourses, les taxes universitaires et les conditions d'étude sous le système de Bologne.




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Par idée le 30.11.2009 - 00:14

En Chine, ils n'auraient pas fait 5 minutes.

Par lahire83 le 01.12.2009 - 22:59

Avec Freysinger au pouvoir, ils n'auraient pas fait 5 minutes non plus !

Par genevoisrien le 29.11.2009 - 05:51

1° Je constate que beaucoup de personnes interviennent ici
sans connaître ni les organisateurs ni les revendications de ces manifestations.

  • Et pourtant plusieurs semblent avoir une formation supérieure !

  • -----------------------------------------
    2° Voici donc des liens :
    a) CUAE
    http://www.cuae.ch/

  • b) Statuts de la CUAE (à télécharger)
    http://www.cuae.ch/IMG/pdf/statuts_avec_modification_8_oct_08.pdf

  • c) Manifeste des revendications actuelles
    http://www.cuae.ch/spip.php?article226

  • -----------------------------------------
    3° Sachant qu'il n'y a pas de cotisation à payer pour être membre, je suggère :

  • a) que tous les étudiants en droit fassent de "l'entrisme" à la CUAE.

  • b) qu'ils étudient à fond les statuts, ce sera un très bon exercice de droit.

  • c) qu'ils organisent leur accession aux organes de direction (un travail à étendre sur deux ans).

  • d) qu'ils donnent à ce mouvement archéologique une nouvelle dynamique.

  • e) « Le comité de la CUAE se réunit tous les lundis à 19h15, dans les locaux du 17, rue Alcide-Jentzer.
    Les séances sont ouvertes à touTEs les étudiantEs, vous êtes donc cordialement invitéEs à passer, soit par simple souci d‘information, soit pour y participer de manière active.
    À moins que le comité ne s‘y oppose, toutes les personnes présentes peuvent participer aux décisions. »
    -----------------------------------------
    4° Exemple :
    Article 37A Collectif Datcha
    1 La gestion du local Datcha est confiée au Collectif Datcha, composé de membres de la CUAE, sous le contrôle du comité.
    Le Collectif se constitue en début d'année académique,
    et sa composition est ratifiée par la première Assemblée générale.
    2 Les statuts du Collectif, le règlement interne, le rapport d'activité et les comptes de la Datcha sont soumis à l'approbation de l'Assemblée générale.
    Les dispositions de la convention avec l'Université concernant l'utilisation du local sont réservées.

  • --------------------------------------

  • Par genevoisrien le 30.11.2009 - 09:48

    Allez comprendre la "logique" de l'Anastasie de la TdG !

  • 1° Ce message éminemment subversif portant atteinte au désordre établi,
    a été censuré deux fois :
    a) une fois complètement ;
    b) cette fois épuré de la conclusion
    "De la Datcha à la Nomenklatura...un peu d'impatience."

  • -----------------------------------------
    2° Quelques liens supplémentaites :
    a )
    http://www.recherche.fr/encyclopedie/Nomenklatura
    b)
    http://fr.wiktionary.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Lexique_en_fran%C3%A7ais_de...

  • Par mafle le 28.11.2009 - 19:21

    Grappederaison, le grand philosophe grec Socrate a dit : “Une société qui ne se révolte pas est une société morte“.

    Par grappederaison le 27.11.2009 - 19:43

    Je suis actuellement étudiante à uni mail et je peux vous dire que je ne suis pas la seule à être choquée par le comportements de ces "étudiants" révolutionnaires. Non seulement ils éparpillent des déchets partout, mais en plus, ils n'ont aucun respect pour les autres étudiants qui aimeraient pouvoir travailler tranquillement. De plus, ils prétendent représenter les étudiants alors qu'ils ne pensent qu'à eux-mêmes. A mon avi, une taxe universitaire plus élevée, accompagnée d'un accès facilité à des bourses, serait une sélection pour les étudiants motivés à apprendre. Il y a trop de personnes qui ne prennent pas les études sérieusement et qui se font éliminer dès la première session d'examens car ils ne viennent pas en cours. Peut-être que s'ils avaient payé ou s'étaient battus pour obtenir une bourse, ils viendraient! De plus, ces personnes coûtent très cher à l'université qui a besoin de moyens importants pour garder son niveau et payer de bons professeurs ainsi que des projets de recherche (ce qui participe largement au prestige de l'Université de Genève).

    Par lahire83 le 01.12.2009 - 23:00

    Mon Dieu, étudiante et déjà totalement beauf. C'est triste!!!

    Par Esmé le 28.11.2009 - 02:14

    Chère collègue,

    Nos collègues universitaires payent leurs études à titre
    de CHF 1'000.- par année, en plus des livres qui ne sont pas donnés, sans oublier le fait, que pendant de longues années les parents ont contribués financièrement à cette université, à travers le paiement des impôts. Si certains priviligiés peuvent payer plus que CHF 1'000.-
    par année de frais administratifs, la majeure partie des étudiants ne le peuvent pas, ni même leur parents.
    Pour motiver les étudiants à venir régulièrement
    aux cours, vous proposez de payer plus, si j'ai bien
    compris, or ces élèves sont une minorité et les
    autres collègues, n'ont pas à payer pour eux les pots
    cassés.

    Je tiens à vous rassurez, je connais un bon nombre de jeunes, qui ont obtenus des bourses et qui ont étaient éliminés faute de réussite aux examens, il n'y a pas besoin d'un nouveau règlement encore une fois, pour encore de nouvelles sélections. Elles se font d'elles-mêmes à la fin de chaque année universitaire.
    Et si l'on prener le problème à l'envers, et que l'on pense que cela ne dérrange pas nécessairement les finances de l'administration de recevoir quelques étudiants supplémentaires, pour permettre le paiement de certaines factures......
    Les professeurs savent déjà à l'avance, qui arrivera au "Master" et qui n'obtiendra jamais un "Master" à quelques exceptions près.
    À chacun de faire ses preuves.

    Pour les anciens, dont je fais partie, nous avons pris depuis longtemps l'habitude de voir ceux qui font des manifestations, certes cela est très gênant, mais nous vivons dans une démocratie et chacun a le droit de s'exprimer pour autant qu'il ne dérrange pas l'espace de l'autre.....Cela va s'estomper comme chaque année. Cela ne nous atteint plus aujourd'hui particulièrement, Nous montons sur les étages supérieures pour suivre nos cours et ainsi va la vie.
    La grosse erreur commise, c'est qu'ils s'y prennent avec deux ans de retard, car le bachelor fut déjà accepté et signé par les étudiants déjà stagiaires aujourd'hui, certes avec beaucoup de difficultés, mais ils m'ont rapportés qu'on ne leur a pas trop donnés le choix...Pour ma part, j'apprécie beaucoup le système Bachelor, mieux que la licence, car ce système nous a ouvert beaucoup plus de portes au niveau professionnel et internationalet dans toute l'Europe.
    Désolé pour mon français, je suis de langue anglaise.
    Esmé

    Par anti-c le 27.11.2009 - 20:08

    Pas d'accord! Rendre l'uni plus chère et l'accès plus difficile va forcément favoriser les étudiants les plus aisés. Il fut un temps où l'uni était gratuite, et la majorité de l'élite aujourd'hui au pouvoir a pu en bénéficier, la génération actuelle est déjà assez désavantagée (logement, crise) par rapport à la précédente pour ne pas en rajouter. Les réformes de Bologne sont critiquée dans toute l'Europe par la majeure partie des profs et des élèves alors au lieu de critiquer ceux qui agissent (à leur manière, c'est à dire en perturbant puisque c'est à priori le meilleur moyen de se faire entendre)vous feriez mieux d'affuter votre compréhension des enjeux (qui me semblent plus importants que quelques crédits perdus)car votre niveau d'analyse me semble un peu bancale.

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 21:16

    L'université gratuite? Quand cela? L'élite d'aujourd'hui a dû payer les mêmes tarifs que nous. Et non, les réformes de Bologne ne sont pas critiquées par la majeur partie des étudiants, mais seulement par une minorité, comme le prouve le peu de mobilisation autour des groupuscules qui s'amusent à manifester et à bloquer l'accès aux bâtiments. Les professeurs sont souvent contre le processus de Bologne, non pas parce qu'il est mauvais, mais parce qu'il risque de les obliger, à termes, à remettre en question leurs positions et privilèges par rapport au reste des enseignants universitaires et des chercheurs. Par ailleurs, les problèmes dénoncés ne remontent pas à la mise en place de Bologne mais à bien avant. En effet, le monde universitaire européen est devenu de plus en plus sclérosé, ce qui le rendait de moins en moins attractif au niveau mondial. Bologne est justement un processus de réforme qui vise à corriger cela. De, le fameux slogan de la "marchandisation de l'éducation" est totalement vide de sens et ne se rapporte à aucune réalité tangible. Ce n'est rien d'autre qu'un prétexte pour s'opposer au changement, de la part de gens qui exigent purement et simplement que l'état les protègent contre les dures réalités de ce monde.

    Avant de faire la morale à ceux qui ne suivent pas comme des moutons les mantras de quelques extrémistes de gauche qui se donnent le droit de parler au nom de la majorité sans même lui avoir demandé son avis, vous pourriez commencer par balayer devant votre propre porte. Votre compréhension du processus de Bologne est elle-même complètement lacunaire et vos analyses plus que bancales, notamment pour conclure d'une expression minoritaire que la majorité est mécontente.

    Par anti-c le 27.11.2009 - 21:41

    La taxe universitaire a été introduite dans les années 90. Sinon pour le reste de votre argumentation je me contenterai de vous répondre que s'il est vrai qu'il y a quelques moutons dans le camp des contestataires, il y en a encore plus dans le camp de ceux qui voudraient "étudier tranquille" et qui vont même jusqu'à demander une hausse de la taxe universitaire pour avoir une uni encore plus élitaire. Il est toujours facile de faire parler ceux qui ne manifestent pas, mais il y en a aussi un certain nombre qui soutiennent les mouvements en question même s'ils n'ont pas la disponibilité pour s'engager. Vous défendez "Bologne" qui est une "machine" à uniformiser le savoir? qui transforme 1 Kg de Psycho en 675 gramme de médecine! qui donne autant de poids à une licence de 4 ans qu'à un masters en 5 ans, qui fait du "crédit" une valeur arbitraire et dénuée de sens? Essayer de convaincre les gens que vous avez raison, qu'on entende un peu vos arguments puisque le véritable débat n'a encore pas eu lieu.

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 22:43

    Ma mère qui a étudié à Lausanne dans les années 60 payait déjà environ 500CHF par semestres! Les taxes universitaires existent donc bien depuis au moins 40 ans.

    Vous voulez des arguments, mais tout ce que vous me donnez, ce sont des insultes à l'égard de ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et les manifestants.

    En quoi est-ce que Bologne serait une machine à uniformiser les savoirs? En quoi les crédits seraient-ils dotée d'une valeur arbitraire et dénuée de sens? Répondez déjà à ces questions essentiels et on verra bien pour mes arguments (que j'ai déjà exprimés plus bas aussi, par ailleurs.).

    Et je ne vais certainement pas essayer de convaincre les gens que j'ai raison. Ce serait un combat perdu d'avance. Même si je démontrais par A+B que j'ai raison, les gens qui ne sont pas d'accord ne le seront jamais. Point barre. Il s'agit donc essentiellement de comparer des arguments, non pas de décider qui a raison. A moins bien sûr que vous ayez envie d'un débat de gamins de 4 ans (hein, dit papa, que c'est qu'a raison??)...

    Par Cardinal Draft le 27.11.2009 - 17:49

    Bologne ou pas Bologne,
    Le diplôme universitaire a perdu de sa superbe. les employeurs du canton de Genève préfère nettement plus engager des personnes ayant un CFC et un peu d'expérience professionnelle que des étudiants sortis d'université.
    ABE

    Par janex le 28.11.2009 - 09:56

    BIEN VRAI Cardinal draft, !!! ET de plus les étrangers sont favorisés , obtentions de bourses, de logements....tandis que nos nationaux et bien intégrés au domaine des études doivent vivre chez leurs parents ou payer des loyers faramineux!!!
    et puis la remise des diplômes est une calamité pour une ville qui se dit internationale!!

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 18:10

    C'est vrai dans certains cas, mais il faut aussi savoir qu'une bonne partie des étudiants qui sortent des universités ces dernières années, ont des expériences professionnelles et pas forcément des moindres. Par ailleurs, plus tard dans la carrières professionnelle, la possession d'un diplôme universitaire peut faire la différence. Et dans des domaines comme la médecine, le droit et l'enseignement secondaire et au collège, des diplômes universitaires restent un pré-requis.

    Par Esmé le 28.11.2009 - 02:24

    Figurez-vous qu'aujourd'hui une secrétaire, a un bac plus 2 ou 3. C'est terminé la secrétaire qui était une simple sténo dactylo....!
    Les diplômes sont important pour pouvoir ensuite négocier son salaire, c'est là le hic, ah non, (le Chmilblick...!.)
    Esmé

    Par anti-c le 27.11.2009 - 21:45

    Etudes de droit ou de médecine: minimum 8 ans pour avoir accès à un métier. Et c'est de plus en plus la même chose pour l'enseignement!

    Par Esmé le 28.11.2009 - 02:27

    Qui a dit 8 ans, parfois encore plus,
    il faut compter une année au moins pour trouver ENFIN un stage et faudrait-il encore pouvoir le garder ce stage!
    Et puis une fois tout cela terminé, on vous apprends que vous êtes trop vieux.....! "My gash"...!
    Esmé

    Par janex le 28.11.2009 - 09:57

    ou trop qualifié....

    Par _Philippe le 27.11.2009 - 18:02

    Je suis assez de votre avis. Une formation solide est importante, mais être bardé de diplôme ne garantit pas une situation professionnelle forcément gratifiante. Les universités sont peuplées d'assistants au futur assez flou.
    Dans mon domaine (scientifique), bien rares sont ceux qui ont un emploi dans leur formation de base, donc qui ont la possibilité de valoriser leurs connaissances.
    Par contre, il est vrai que cela donne de bonnes connaissances dans son sujet de prédilection.

    Par sb09 le 27.11.2009 - 17:47

    C'est dingue la capacité de certaines personnes de critiquer ce qu'ils ne connaissent pas.
    J'ai étudié à l'uni et j'ai servi de cobaye à la réforme de Bologne. J'ai commencé la première année sous le système licence et en 2ème année, le 2ème jour après la reprise des cours, on nous annonce qu'on change de système. Soit plus de licence en 4 ans mais un Bachelor en 3 ans, puis un master en 1 an et demi avec des nouveaux cours. En gros, vous devez rajouter 5 à 6 cours à votre programme pour ne pas en avoir beaucoup trop l'année suivante. Résultat : des horaires surchargés, une masse de travail considérablement plus élevée (n'oublions pas qu'en moyenne, 1h de cours = 2h de travail chez soi, en tout cas en droit), des salles surchargées (logique, certains cours sont fréquentés par des 2ème, des 3ème et des 4ème année!). Quand on travaille à côté, ce qui est le cas de beaucoup d'étudiants, c'est très difficile à gérer. Surtout qu'on a aucun soutien du rectorat et de la conseillère aux études qui rétorque que les études sont des études à plein temps, niant totalement la réalité des étudiants qui travaillent. J'étais active dans une association et j'ai dû laisser tomber car j'étais pas loin du burn-out. En plus, avec leur nouveau calendrier universitaire, c'est examens en août, reprise des cours en septembre, 3 semaines sans cours à Noël puis examens, sans coupure vacances ou presque (on s'accorde quelques jours à Noël histoire de pas trop péter un plomb avant d'entamer les révisions pour les exas). Quand on est étudiant et qu'on travaille, on connaît pas les 40 heures par semaine.
    Je ne vous parle même pas de l'école d'avocature qui vient d'être créée et qui débutera en 2011, à CHF 3'500.- pour un semestre... Histoire qu'on comprenne bien que les études de droit, c'est pour les filles et fils des riches avocats de la place.

    Par Esmé le 28.11.2009 - 02:41

    Oh non, ne pleurez pas, car si vous allez à la Sorbonne on trouve la photocopieuse dans les toilettes, paraît-il selon une copine, et trouver de la place là, franchement on peut oublier définitivement, il y en que sur les marches si on arrive en retard.
    Ce qui me chicane c'est cette école de l'avocature qui va encore obliger les parents à trouver les CHF 3,500.- ou les collègues à s'endetter ou à travailler encore plus, pour trouver cet argent, mais nous voilà encore avec un tout nouveau règlement. Reste à voir le résultat!
    De plus, lorsque le nouveau système "Bachelor" fut mis sur pieds, il a fallu choisir entre le travail et les études, les cours de 2ème et 3ème année sont terriblement chargés avec les options à la clé, mais l'avantage c'est que l'on pouvait et l'on peut encore toujours augmenter les études d'un semestre supplémentaire pour terminer le programme. C'est ainsi que nous avons réussi à terminer nos études au niveau du "Bachelor".Il faut jouer avec les semestres et diviser ses études par semestre en plus, surtout pour ceux qui sont obligés de travailler pour joindre les deux bouts chaque mois et que les parents ne peuvent pas aider.
    Esmé

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 18:39

    Le problème que tu évoques n'a pas été créé par Bologne, mais existe depuis des décennies et est dû au système universitaire suisse. Le fait est que les études en Suisse sont faites pour des personnes issues de familles aisées. C'est d'ailleurs presque reconnu noir sur blanc par l'université elle-même qui indique dans ses brochures d'informations que l'étudiant ne peut combiner ses cours avec un job l'occupant plus de 10-15 heures hebdomadaires, ce qui correspond grosso-modo à un 25-30%. C'était suffisant dans les années 60, lorsque la conjoncture tournait à plein et que les coûts étaient encore raisonnables. Mais depuis au moins 20 ans, ce n'est plus tenable. Or, l'université n'a pas bougé d'un pouce sur ce point. Même au niveau du DEA, il y a encore quelques années, il était impossible de travailler à plus de 50% sans s'épuiser complètement. Je me souviens pourtant qu'il était stipulé que le DEA était adapté aux gens actifs professionnellement! Tu parles! Après un semestre où je travaillais à 80% (les 20% restant, je les passais en cours), je me suis retrouvée complètement à plat. J'ai dû abandonner mon poste pour le 2è semestre. L'état, non plus, n'a pas bougé beaucoup, d'ailleurs, puisque les bourses sont restés un système toujours aussi anémique. Ainsi, même en bénéficiant de cette aide financière, l'étudiant est obligé de continuer à travailler pour arriver à bouffer. Le problème en Suisse, c'est que le processus de Bologne a été lancé sans que l'état n'empoigne sérieusement le problème du financement des études.

    Il faut absolument développer un système de bourses et de prêts universitaires digne de ce nom, qui permette à tous les étudiants, quel que soit leur milieu d'origine, de suivre leurs études dans les meilleures conditions possibles. Il faut aussi que les universités suisses commencent à s'adapter à la réalité de leurs étudiants qui est que près de 80% d'entre eux doivent travailler à côté de leurs études et se mettent à aménager les horaires de cours et d'examens, non pas en fonction de l'emploi du temps des professeurs, mais pour permettre aux étudiants de combiner vie professionnelle et vie académique. Tous ne vont pas continuer dans la recherche, après tout. Si on arrive à créer un système efficace d'aides financières aux étudiants et à réorganiser l'université en fonction de leurs besoins, je pense que les choses iront beaucoup mieux. Pour l'instant, tout tourne encore autour des plans de carrières des professeurs.

    P.S.: Les conseillères aux études, du moins en SES, sont totalement inutiles. Elles ne connaissent ni le réglement, ni le fonctionnement de l'université. J'ai eu l'occasion de m'en rendre compte au moins 3x ces dernières années.

    Par Pierre Dujardin le 27.11.2009 - 16:54

    il est clair que le milieu universitaire est nombriliste.
    Par manque de couilles ?

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 18:44

    Eh bien, on voit que vous n'y connaissez rien au milieu universitaire! Je peux vous dire que s'il y a un univers où il vaut mieux avoir des couilles, c'est bien dans le monde académique! Sinon, vous vous faites totalement piétiner! Je sais que les gens croient que les universités sont peuplées de scribouillards à lunettes qui passent leur temps à lire et écrire des livres sur des sujets inutiles et n'intéressant personne d'autre qu'eux, tout cela avec l'argent des impôts. La réalité est toute autre. En fait, la concurrence y est bien plus féroce et les coups bas encore plus monnaie courante que dans bien des secteurs industriels ou dans les multinationales, où règnent les "managers" tellement diabolisés et craints.

    Par Esmé le 28.11.2009 - 02:46

    Et oui Hitomi, il faut les avoir,
    vous avez là totalement raison. Le milieu académique est très délicat et fragile, il y a la concurrence entre les élèves, et il y a le fait de pouvoir se faire des amis, se faire accepter et intégrer le système....!
    Esmé

    Par volcano le 27.11.2009 - 16:41

    Ca serait intéressant de localiser les adresses IP des intervenants !

    comment ça ? 70% proviennent de l'uni ?!

    Ca ne serait pas un peu nombrilique ces discussions ? lol

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 18:46

    Evidemment que beaucoup viennent probablement des universités! Ce sujet les concerne au premier chef! On pourrait faire la même affirmation sur les forums concernant l'initiative anti-minaret: probablement que la moitié des connexion viennent des membres de l'UDC, de l'UDF ou des DS. Cela n'a rien de nombriliste!

    Par Pierre Dujardin le 27.11.2009 - 16:18

    floridon l' a dit : il y a longtemps que Bologne a déclenché une catastrophe. La protestation dans les HES est déjà ancienne . Pour recevoir de l ' argent de Berne il faut de gros effectifs . Le doubleurs sont bienvenus . Il permettent de toucher 2 fois les subsides. Les étudiants brillants sont mal perçus . Il ne restent pas longtemps en étude et rapportent peu.
    Le résultats est beaucoup de diplômés . Trop pour les places disponibles . Finalement on forme des chômeurs .

    Par Esmé le 28.11.2009 - 02:52

    Mais non Pierre, les étudiants repartent pour
    4 ou 5 ans dans une nouvelle faculté, pour de nouvelles études, en désespoir de cause, faute de stage dans leur branche. J'ai une collègue en Biologie, elle vient d'obtenir son Master, et elle a déjà fait deux stages, mais pas moyen pour elle de trouver un boulot dans toute la Suisse, elle va se recylcer en Economie pour quatre autres années, si ce n'est plus, si elle râte une année....!
    Esmé

    Par Deng le 27.11.2009 - 16:04

    Ah ben maitenant ce n'est plus qu'à cause de Bologne qu'ils sont là, c'est aussi pour militer pour la manif de demain...
    @ T;
    quand je vous disais qu'une minorité d'idéalistes imposaient leurs diverses manif' aux autres étudiants à l'unige...Cette uni fait l'objet d'une intense propagande gauchiste, où l'objectivité n'a plus sa place.

    Par Esmé le 28.11.2009 - 02:54

    C'est vrai j'ai remarqué que la majeure partie des étudiants étaient de gauche, mais bon c'est la démocratie, chacun a droit à ses idées!
    Esmé

    Par janex le 28.11.2009 - 10:03

    en 68, ils étaient aussi en majorité de gauche, esprit révolutionnaire c'est l'apanage de la jeunesse,,,à part quelques fils à papa qui voulaient se rendre intéressants!!!
    Les décideurs de l'UNIGE devraient être plus sérieux, cohérents dans leurs compétences et entendre les voix de leurs émules,,,mais certains s'en moquent bien du moment qu'ils se sont fait une place au soleil !!!

    Par Quadrige le 27.11.2009 - 15:39

    Les étudiants sont plein de belles illusions et de voeux pieux... c'est de leur âge. Pour avoir beaucoup pratiqué ces milieux il y a quelques années, je connais bien cet état d'esprit. Quand ils auront commencé à travailler, ils comprendront que la vie n'est pas si simple.
    '
    Ma première réaction, en voyant cet article, est donc plutôt de l'étonnement : est-ce qu'il y a vraiment des lecteurs de la tribune pour s'y intéresser ? Apparemment oui, vu le nombre de réactions à l'article. Peut-être des nostalgiques de la vie estudiantine dont je fais probablement partie.
    '
    Par contre, il n'est pas acceptable que les cours soient bloqués par des petits réactionnaires naifs et par ceux ceux qui profite de l'Université pour se lancer une carrière politique (comme Pierre-Yves Maillard à Lausanne en son temps)

    Par mabum le 27.11.2009 - 15:29

    C'est fou la manière dont les gens se positionnent en politique. Parce que c'est la gauche qui le dit, c'est automatiquement de la connerie et quand c'est la droite c'est le bien et vice-versa. S'étaler sur l'origine du mouvement, c'est pas vraiment ce que j'appelle de l'argument...
    Je comprends la motivation des étudiants, je la respecte ainsi que leur liberté d'expression à ce sujet, cela dit leurs méthodes sont peu intelligente... Il ferait mieux d'informer les gens, de manifester à l'extérieur, récolter des signatures, que de réquisitionner une classe.

    Par Alain_Fernal le 27.11.2009 - 15:41

    Attendez Mabum, si avec une dizaine de potes je fonde l'association de defense des saucissons de payerne, vous n'allez pas dire "je comprend que la population defende le saucisson".

    La cuae ne sont pas "les etudiants" ce n'est qu'une mini-minorité de debiles autoproclamé association faitière des etudiants.

    Par mabum le 27.11.2009 - 15:51

    Certes, j'ai dit "étudiants" j'aurais du dire "les étudiants qui font partie de ce mouvement"
    Soit, si je dois reformuler, bah ils ont le droit de s'exprimer, faire part de leur inquiétudes, qu'ils soient en minorité ou pas, c'est pas vraiment la question.
    Le tout est qu'ils n'empêchent pas les autres de suivre les courts (la liberté des uns s'arrêtent là ou commence celle des autres...) Et vous savez, des associations, y en a déjà pour tout et pour rien... Et pourquoi pas... Il y a tjs le droit de vote pour mettre à point final à chaque chose, si il faut aller jusqu'à cela pour se mettre d'accord.

    Par Alain_Fernal le 27.11.2009 - 16:12

    On est bien d'accord. Chacun a le droit d'avoir ses opinions, mais pas de faire chier le monde pour autant, et surtout pas avec violences physiques.

    Par janex le 28.11.2009 - 10:05

    est ce que cette association reçoit une subvention de l'état?

    Par Quefaire le 27.11.2009 - 13:59

    "...leur proposent également d'assister à une conférence donnée par le président d'Attac Genève..."
    -
    Tiens, moi qui croyait que dire que ces manifestants n'étaient qu'un ramassis de gauchistes était de la désinformation...

    Par Cheti le 27.11.2009 - 14:09

    ATTAC est une organisation qui milite pour la limitation de l'emprise de la finance sur l'économie ... vous savez, le joli monde de la finance que nos impôts ont servi a sauver? Ce même monde de la finance qui prône la privatisation de tout ce qui peut leur rapporter, y compris de l'enseignement. Et vos remarque injurieuses envers ce syndicat étudiant ne changeront pas le fait que ces actions estudiantines doivent avoir un réèl soutien de la population ... je parle de la population qui travaille ... pas de celle réactionnaire et rentière qui déverse sa haine dans les forums TDG.

    Par Quefaire le 27.11.2009 - 15:32

    Comme d'habitude chez les gauchistes la mauvaise foi règne...

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 15:10

    ATTAC milite contre un monde de la finance auquel ses leaders et ses membres ne connaissent pratiquement rien! Parmi les économistes qu'ils alignent pour prouver le soi-disant fondement scientifique de leur démarche (et qui ne sont en fait que des alibis volontaires qui ont choisit d'abandonner toute rigueur scientifique et intellectuelle au profit du militantisme pur), il n'y a pas un seul spécialiste de la finance! Et naturellement, vous serez bien en peine de trouver un seul financier/banquier ou autre, parmi les nombreux membres d'ATTAC, presque tous issus des sciences sociales (notamment sociologie, anthropologie et science politique). Vous y trouverez aussi quelques physiciens et géologues pour qui l'économie se réduit à quelques méchantes multinationales qui ne respectent pas systématiquement les normes sécuritaires, sociales et écologiques dans les pays moins industrialisés.

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 15:00

    C'est sûr, ils ont un tel soutien de la population et des étudiants, qu'ils n'étaient que quelques dizaines à être présents à la manifestation! Y a pas à dire, sur une population de 400'000 habitants, 40 personnes, c'est un véritable succès d'estime! Je suppose que les autres devaient être trop occupés à travailler....Tu parles! ATTAC et la CUAE ne représentent que leur idéologie! Ces gens sont tellement convaincus d'avoir raison envers et contre tout et de mieux savoir que quiconque qu'ils se permettent de parler au nom des gens sans même leur demander leur avis!

    Par Alain_Fernal le 27.11.2009 - 14:12

    Vos impots ont augmentés depuis que l'état soutien ces vils banquiers qui ne fournissent que quelques centaines de milliers d'emplois en Suisse ?

    Par Clean le 27.11.2009 - 18:31

    Quelques centaines de milliers d'emplois... vous rigolez. Avant la crise 2008, ledit secteur n'occupait que 3% des emplois en Suisse! Aujourd'hui... un peu moins, à peine plus d'une centaine de milliers!

    Par nico_genève le 27.11.2009 - 14:13

    Ca ca viendra hein.

    Par Alain_Fernal le 27.11.2009 - 14:17

    D'habitude c'est pas le PS qui s'opposent au baisse d'impots ?

    Par Noiger le 27.11.2009 - 13:38

    Quelqu'un sait-il quelles sont les revendications des étudiants et de quoi ils se plaignent? Les articles que j'ai pu lire jusqu'ici n'en disent à peu près rien.

    Par Antipathique le 27.11.2009 - 18:20

    Gratuité des études, Université avec 100% de financement public, gratuité des logements étudiants, gratuité des TPG... Ha mince, on s'y perd avec un tel programme si "identique" à SolidaritéS et aux "Communistes" genevois.

    Par nico_genève le 27.11.2009 - 13:56

    Eux-même ne les connaissent finalement pas vraiment. Il y a le soutien aux autres universités européennes, la prochaine loi sur l'université de Genève, les heures de travail trop élevées pour obtenir un crédit, la main mise de certaines entreprises sur certaines filières, et la disparition de certaines filières non-rentables, et la futur loi sur l'augmentation des taxes universitaires (idée du PDC il me semble ?). J'énumère les idées, je ne suis pas totalement en accord avec.

    De plus, ils ne sont au sein même de leur groupe pas d'accord sur la forme que prend le mouvement. En gros, politiser la chose ne plaît pas à tout le monde, et va sûrement les séparer d'une grande partie des étudiants qui étaient à la base assez en accord avec les idées, le fond, mais pas avec la forme.

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 14:36

    En fait, leur principale marotte, c'est ce qu'ils appellent le refus de la marchandisation de la connaissance et de l'éducation. Traduction pour les profanes: rejet total de toute relation avec le monde économique, exigence de la gratuité des études, traitement égalitaire de toutes les branches, même celles qui n'attirent presque plus d'étudiants, le reste de la société n'ayant qu'à payer pour tout cela au-travers des impôts! Et que ça saute!

    Le plus rigolo dans tout cela, c'est que la plupart des étudiants qui manifestent viennent des facultés qui ont peu, voir pas du tout, de relations avec le monde économique (les sciences sociales et humaines), attirent souvent près d'un tiers à la moitié des étudiants d'une université et reçoivent pas mal d'argent public, que ce soit en Suisse ou dans les autres pays. Ironiquement, les étudiants qui pourraient être les plus concernés par cette soi-disant marchandisation de l'éducation, les scientifiques et les économistes, eux, on ne les voit nulle part. Apparemment, ils sont parfaitement satisfaits du rapprochement de leurs facultés avec le monde du privé, que ce soit par des partenariats avec des entreprises privées ou les collectivités publiques, ou en acceptant des mécénats de fondations privées. Il n'y a qu'en France où la grogne s'élève du CNRS, mais il faut dire que le CNRS constitue aussi une sorte d'exception française (comme les Français les adorent) où l'opacité la dispute à la mauvaise gestion et au copinage depuis bien trop longtemps.

    Par larac le 27.11.2009 - 14:31

    Défendre une alma mater universelle, s'opposer à la supression des filières, défendre la démocratie des études en s'opposant à une éventuelle augmentation des taxes universitaires, s'opposer au financement privé qui aurait pour conséquence une ingérence du privé dans les programmes et ferait dépendre la formation de l'économie privée, valoriser la participation des différents corps qui forment l'université, voilà il me semble quelques préoccupations de ces étudiants.
    Si ces revendications sont relayées par la CUAE, il ne me semble pas que ce soit des revendications de nostalgiques du communisme et adeptes du totalitarisme. Pour moi, il s'agit simplement de la défense d'une université telle que l'avaient voulue ceux qui l'ont créée.
    Si empêcher un cours de se donner n'était pas opportun et qu'ils auraient mieux fait d'occuper le hall de l'uni, je salue leur opposition à ce phénomène européen de privatisation des Etudes.

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 14:56

    Ces combats sont totalement d'arrière-garde et ne correspondent qu'à une vision chimérique de l'université.

    Dans un pays comme la Suisse qui compte une université, au minimum tous les 70km, il n'y a pas besoin d'avoir l'ensemble des filières enseignées dans chacune d'entre elles, surtout si elles concernent moins de 10 étudiants, comme c'était par exemple le cas de la filière d'italien à Neuchâtel il y a quelques années. On peut parfaitement demander à ceux-ci de se déplacer pour leurs cours, voir même, avec Internet, de les faire en partie par ordinateur interposés. L'augmentation des taxes universitaires se justifient par le coût croissant des infrastructures et des besoins au niveau des enseignements. Je ne vois en effet pas pourquoi les 88% de la population qui ne fera jamais d'études devrait supporter complètement le coût des universités. Le principal problème en Suisse à ce sujet, et il remonte à bien avant Bologne, c'est le système des bourses qui est simplement anémique. Il faut absolument développé une offre boursière à la fois privée et publique, voir même les emprunts universitaires, à 0% d'intérêt, comme ça se pratique aux USA, où je peux vous assurer que les études sont autrement plus chères que chez nous. Le rejet des investissements privés dans le financement de la recherche et de l'enseignement universitaire est simplement ridicule. Ce qu'il faut, ce sont des partenariats qui soit basés sur la transparence et la reconnaissance explicite des intérêts de chaque partie: recherche fondamentale ou appliquée dans l'optique d'un accroissement de la connaissance et de l'amélioration de la société du côté universitaire, développement de nouveaux produits ou services du côté des entreprises. Il n'y a aucune privatisation des études, seulement, il faut reconnaître le besoin de créer des liens avec la société civile, qui n'est pas uniquement constituée de citoyens et d'administrations publiques, mais également d'un tissu économique qui joue un rôle tout aussi essentiel dans l'évolution de notre vivre ensemble. Permettre aux entreprises de participer au développement de la connaissance et du savoir est donc essentiel si on ne veut pas une université qui évolue dans une espèce de tour d'ivoire, totalement déconnectée du reste de la société. D'ailleurs, les EPF le font depuis des années, et ça se passe magnifiquement bien! C'est d'ailleurs grâce à ces partenariat que la qualité de leur travail est devenu aussi bonne et que ces institutions sont reconnues dans le monde entier, au même titre que des MIT ou des Stanford!

    Votre vision de l'Université (en tant que concept institutionnel général) ne correspond absolument pas à celle de ceux qui l'ont fondée en Europe, la plupart du temps, les églises. A Genève, c'était Calvin, et je doute qu'il aurait tolérer une recherche et un enseignement qui s'éloignent trop de ses préceptes ou les remettent en question. Par ailleurs, à l'époque, le savoir n'était pas aussi cloisonné qu'aujourd'hui et s'il fallait revenir à ce modèle, je vous garantis alors la suppression de pas mal de filières!

    Par larac le 27.11.2009 - 15:37

    Cher Hitomi,
    Si je suis d'accord avec vous que la proportion d'université "au km2" est importante en Suisse, je ne pense pas que la supression des filières soit une bonne chose.
    Elle limitera tout d'abord l'accès de certaines filières à certains étudiants qui n'auraient pas les moyens de se déplacer. Qui va leur payer leurs déplacements? Sans compter que bon nombre d'étudiants sont obligés de travailler non seulement pour se payer leurs études, mais surtout pour pouvoir vivre. Comment pourront-t-ils suivre leurs cours? Et comment adpater des horaires entre des cours à Genève et des cours à Neuchatel, par exemple, lorsque l'on constate que même à Genève, les cours se chevauchent allègrement.
    Par ailleurs, si je suis parfaitement d'accord avec vous que le système de bourse est anémique, je vois un problème dans leur privatisation. Que vont demander les organismes privés en échange? Comment s'assurer du paiement de la bourse? J'ai pu constater il y a quelques années qu'un organisme promettait des bourses pour faire venir des étudiants à Genève et ne leur versaient au final absolument rien. Ces étudiants venaient pleurer à la commission des bourses qui ne pouvait rien faire vu qu'il y avait une promesse de bourse privée. L'étudiant se retrouvait donc en suisse sans aucune ressource.
    S'agissant des prêts à 0%, ce sont quand même des prêts, et entrer dans la vie active avec une dette de plus de CHF 100'000.-, pour moi ce n'est pas la démocratisation des études.
    Ces mesures auront pour csq que les études seront réservées aux personnes qui peuvent se le permettre ou surtout qui ont la chance d'avoir des parents qui le leur permettent.
    Enfin, pour moi la démocratisation des études n'est donc pas une vision d'arrière garde de l'université qui se doit d'être universelle. Je pense - mais ce n'est que mon avis- que l'université est un lieu de connaissance où l'on devrait pouvoir étudier ce qui nous plaît sans contrainte de l'économie. Et pourtant, je n'ai pas fait lettres ni sociologie;)

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 21:00

    Cher/Chère Larac,

    Primo, je suis une fille, alors, ce sera "chère" Hitomi (marre que tout le monde me prenne pour un mec simplement parce que je ne m'en laisse pas compter et que j'ai des arguments un peu solides!)!

    Je crois que je vais prendre le problème par un autre bout et essayer de résumer mon opinion sur les ratages de la mise en œuvre du cursus de Bologne en Suisse. Je crois que l'un des problèmes de fond des universités suisses (et en partie aussi, en Europe), et cela depuis bien avant Bologne, c'est que celles-ci ne sont pas adaptés aux étudiants et à leurs conditions de vie, mais plutôt à l'emploi du temps et aux plans de carrières des professeurs, qui gèrent les facultés. En effet, ce n'est pas au niveau des rectorats ou même des conseils universitaires que se trouve le vrai pouvoir, mais au niveau des facultés. Et là, comme on le sait depuis longtemps, on a à faire à un véritable mandarinat, avec une bonne partie des professeurs qui se serrent les coudes pour bloquer la concurrence qui vient d'en-bas et tous changements qui pourraient remettre leur statut et privilèges en découlant, en question. (Je sais, mon discours sonne un peu marxiste, mais comme je ne suis pas idéologiquement rigide, je suis prête à accepter une partie de ce genre d'analyse marxiste pour ce cas.) Le principal objectif professionnel des professeurs n'est pas d'enseigner et de transmettre leurs connaissances aux étudiants, mais de faire de la recherche au sein de la structure universitaire. L'enseignement n'est qu'en quelque-sorte le prix qu'ils doivent payer pour pouvoir bénéficier des infrastructures et du cadre universitaires pour leurs recherches. La manière dont Bologne a été mise en œuvre en Suisse montre que l'on a tout fait pour épargner aux professeurs toute remise en question de leurs habitudes et projets de carrière. Ce sont les étudiants qui continuent d'en supporter le poids. Or, l'un des objectifs de Bologne était justement une nouvelle répartition des tâches d'enseignements entre les professeurs ordinaires, les chargés de cours, et autres enseignants plus ou moins élevés dans la hiérarchie, mais les professeurs ont fait bloc pour éviter d'avoir à s'adapter à la situation. Et maintenant, certains viennent signer la pétition contre la "marchandisation de l'université"! Quelle hypocrisie!

    Concernant les bourses, le fait d'avoir recourt à des entreprises ou des fondations privées pour alimenter des bourses ne revient pas à privatiser l'éducation. Tout d'abord, parce que l'idée n'est pas de confier l'alimentation des bourses uniquement à des acteurs privés. Ensuite, parce que ceux-ci ne financent pas ainsi de futurs employés ou mêmes produits, mais se font un nom dans le domaine de la philanthropie, ce qui est excellent pour leur image de marque. Aux USA, ce système existe depuis près de 200 ans et fonctionne parfaitement. Les mécènes et les entreprises qui alimentent les bourses, parfois prestigieuses et conséquentes (jusqu'à plusieurs centaines de milliers de dollars pour les meilleures, comme Dana, Mellon, Carnegie, Fullbright, etc.) peuvent déduire ces contributions de leurs impôts et se faire de la publicité dans les universités. Par ailleurs, les universités ont développé leurs propres bourses et les états proposent tous des aides financières. Les étudiants peuvent combiner plusieurs sources financières, y compris des emprunts spéciaux à 0% d'intérêt, qui leur permettent de faire des études dans les universités de leur choix, même s'ils n'en ont pas les moyens. Je sais qu'en Europe nous avons une réticence vis-à-vis de la question des prêts, mais le fait est que les jeunes font souvent des emprunts pour se payer des voitures ou la location d'appartements. Je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas contracter des prêts pour leurs études, lesquelles les préparent à leur vie plus tard. A mon sens, c'est une forme d'investissement qui en vaut la peine. Ma meilleure amie a emprunté près de 120'000$ pour ses 4 ans d'études (Bachelor), et trois ans après avoir obtenu son diplôme, elle avait déjà fini de les rembourser, sans même avoir à se priver. Bien sûr, elle a dû énormément travailler pour bien faire débuter sa carrière, mais maintenant, elle est lancée et réussit parfaitement sa vie. Je connais aussi d'autres personnes qui ont combiner des emprunts avec des bourses et avaient des sommes bien moindres à rembourser.

    Je n'ai jamais dit que la démocratisation des études étaient un combat d'arrière-garde. Ce qui constitue pour moi un combat d'arrière-garde, c'est ce refus absolu de toutes relations avec le monde économique et privé, alors que ça se fait déjà depuis des années et que ni la recherche, ni l'enseignement, n'en ont été asservis à ces entreprises pour autant. Par ailleurs, améliorer l'accès aux études ne passe pas forcément par la gratuité, en tous cas pas si nous voulons garder un certain niveau. Et je le répète, on ne peut demander au 80% de la population qui ne fait pas d'études de supporter l'entier du coût des universités et de leur fonctionnement. Il me semble donc normal que les étudiants y participent. Par contre, et je le répète aussi, il faut absolument aménager l'organisation des universités pour les adapter aux circonstances dans lesquelles évoluent les étudiants, et non pas uniquement au fonctionnement des professeurs.

    Par chocolat le 27.11.2009 - 11:36

    Bravo au professeur qui hier droit dans ses bottes a su garde sa dignite et poursuivit son cours malgre les intimidations des 40 usurpateurs.

    L'air de rien il est sorti grandit de la confrontation.

    C'est ce qu'on appele la force tranquille.

    Avec le temps ses etudiants oublieront le visage des perturbateurs mais garderont le souvenir d'une excellente lecon de vie.

    Merci d'ailleurs a ceux qui ayant assistes au cours nous ont retranscrits la realite des faits.

    Quant aux opposants a la reforme de Bologne qui se sont decredibilises par leur comportement ils devraient justement lire leurs cours de droit.

    En recoltant suffisamment de signatures ils peuvent lancer un referendum et demander democratiquement au peuple s'il est pret a les soutenir... ou pas.

    Enfin, je dirai aux responsables de l'Universite que s'il est tolerable de laisser le savoir etre pris en otage une fois pres de deux heures, il faut apprendre de son manque de preparation et il n'est pas acceptable que cela puisse se reproduire sans consequences.

    Il en va du respect pour les efforts fournis par les etudiants, pour le travail des professeurs et celui du a la population qui a sacrifie de ses revenus afin d'offrir a l'Universite une infrastructure exceptionnelle dediee a l'education, a l'elevation de l'esprit et non pas au regne du chaos, de la violence et de la dictature.

    Par chimère le 27.11.2009 - 11:18

    @larac
    "Moi je suis toujours affligée de lire les commentaires et les affirmations de certains qui ne connnaissent strictement rien à la politique universitaire..."
    Qu'en savez-vous?

    Par larac le 27.11.2009 - 11:30

    Et bien au vu de leurs conclusions justement...

    Par Marsups le 27.11.2009 - 11:59

    Chère larac, ce sont les arguments invoqués qui pourraient amener à conclure qu'ils ne connaissent rien à la politique universitaire.
    Mais, avec des arguments cohérents et fondés, on a encore la possibilité d'en tirer d'autres conclusions que les vôtres.
    Le fait d'avoir une autre opinion ne signifie jamais qu'on y connaît rien.
    C'est ça le totalitarisme.
    Ceci dit, j'ai une certaine sympathie pour le mouvement, et les problèmes soulevés ne doivent pas être traités d'un revers de manche.

    Par larac le 27.11.2009 - 12:12

    Cher Marsups,

    C'est juste, ce sont bien plutôt les arguments. Toutefois, les affirmations énoncées, indiquant que l'extrême gauche a la main-mise sur le milieu étudiant, ne tient pas compte de l'historique de ces mouvements ni de la réalité.
    Non seulement, il existe plusieurs associations d'étudiants, mais de plus la CUAE, si c'est elle qui est visée par cette affirmation, n'a pas été fagocytée par l'extrême-gauche. S'il est vrai que le syndicat étudiant est de tendance gauchisante, ce n'est pas encore l'extrême gauche.
    De plus, défendre les intérêts des étudiants en s'opposant à une formation dépendant uniquement de l'économie, ainsi qu'à la supression de filières, n'est pas l'apanage de l'extrême gauche, mais la simple défense d'une alma mater universelle, comme l'avaient voulu à la base ceux qui l'ont créée.

    Par Alain_Fernal le 27.11.2009 - 14:09

    Effectivement le CUAE ne represente que lui même et il n'a donc pas la main mise sur les etudiants: C'est un mouvement tres minoritaire de nostalgique du commmunisme et qui se donne l'impression d'exister a travers de pathetiques micro-remake de 68. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir une capacité de nuisance inversement proportionelle a sa representativité (comme tous les minables petits casseurs).
    .
    Maintenant dire qu'il ne sont pas d'extreme gauche... Mais pitié, ils sont d'ultra-gauche et ils le disent eux meme.

    Par Antipathique le 27.11.2009 - 12:52

    "S'il est vrai que le syndicat étudiant est de tendance gauchisante, ce n'est pas encore l'extrême gauche"

    L'extrême-gauche ne parle jamais d'elle même comme une extrême, elle dit et dira toujours qu'elle est de gauche (et que les autres sont au centre sur l'échiquier politique). Le pire, c'est que vous tombez dans le panneau. Il suffit de voir le statut de la CUEA : "de promouvoir une vision alternative à la vision capitaliste de l’éducation et de la recherche scientifique" (art 3 let d). Une organisation anti-capitaliste par excellence, propre aux discours de l'extrême-gauche. Elle appel d'ailleurs à manifester contre l'OMC dont le directeur est pourtant un socialiste français. Sans compter que cette association d'étudiant soutient tout un tas de principe qui n'ont rien avoir avec l'Université : la fin de la restriction concernant l'immigration, la grève des ouvriers du bâtiments, la régularisation des clandestins et j'en passe. Bref, l'extrême gauche dans toute sa splendeur.

    Par Cheti le 27.11.2009 - 13:18

    Oui, c'est un peu comme l'UDC qui est du "centre" et "démocratique". J'en ris encore.

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 14:10

    Exactement!

    Mais, en l'occurrence, Antipathique a raison pour ce qui est de la CUAE. C'est bien un nid d'extrémistes de gauche qui prétendent représenter tous les étudiants, mais, en fait, ne représentent qu'eux-mêmes. Il n'y a qu'à voir le peu d'étudiants qui suivent leurs activités et leurs appels à mobilisation, que ce soit cette semaine ou à d'autres occasions. La plupart d'entre eux sont généralement soit actifs au sein de la CUAE, soit membres de mouvances d'extrême-gauche comme ATTAC. Il s'agit donc de petits cercles minoritaires et presque intimes qui gueulent juste plus fort que tous les autres.

    Et il faut dire que pour pouvoir communiquer avec la CUAE, il faudrait encore comprendre son langage. J'ai lu, il y a quelques mois, un de ses pamphlet contre les nouveaux réglements universitaires, et il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs reprises pour comprendre ses propos. En effet, les auteurs avaient décidé de remplacer le masculin générique par un féminin générique. Si je peux comprendre le geste politique qui consiste à vouloir renverser la vapeur machiste dans le fonctionnement de la langue française, eux, poussaient la logique jusqu'à l'absurde: ils parlaient ainsi des "doyennes" de l'université de Genève, alors qu'il n'y pas une seule femme à ces postes, et de la Rectrice, en faisant référence à Jean-Dominique Vassalli! En fait, en terme de féminisme, ça pourrait même passer pour un mauvais gag!

    Par Antipathique le 27.11.2009 - 11:07

    C'est un secret de polichinelle que l'extrême-gauche a une main-mise sur les milieux étudiants, sans pour autent les représenter. Leur méthode totalitaire qui vise à empêcher les étudiants de suivre leur cours, juste pour copier leur collègue européen, montre bien l'aspect anti-démocratique de tel mouvement.

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 14:13

    L'extrême-gauche n'a de loin pas la main-mise sur les milieux étudiants. Si c'était le cas, la mobilisation aurait été autrement plus conséquente et c'est probablement toute l'université de Genève qui aurait été bloquée. Le fait que seule une quarantaine de manifestants se sont retrouvés dans cet auditorium démontre bien que l'extrême-gauche n'a que très peu d'influence sur les étudiants et leurs associations.

    Par larac le 27.11.2009 - 11:12

    Moi je suis toujours affligée de lire les commentaires et les affirmations de certains qui ne connnaissent strictement rien à la politique universitaire et se permettent des jugements aussi totalitaires que les comportements qu'ils dénoncent.
    Cela dit, la salle R080 n'est vraiment pas un choix judicieux: il y fait glacial et seul une lucarne y amène un peu de lumière... L'occupation du hall eût été plus opportune et n'empêchait personne de suivre les cours.

    Par Antipathique le 27.11.2009 - 11:28

    Un "jugement totalitaire" ? Donnez moi une définition qu'on rigole un peu pour voir si cela correspond à mon commentaire.
    C'est pas tout de savoir écrire, encore faut-il connaitre la définition des mots qu'on utilise.

    Par larac le 27.11.2009 - 11:32

    Par jugement totalitaire, j'entends un jugement absolu. C'est que que vous exprimez en disant que l'extrême gauche a la main-mise sur le milieu étudiant. La réalité est beaucoup plus nuancée, déjà de par l'historique des mouvements étudiants.

    Par Antipathique le 27.11.2009 - 12:13

    Quand on parle de "main-mise", on ne parle pas de la situation du passé mais actuelle. Et ceux qui milite à UniMail sont bien à l'extrême-gauche même si vous ne voulez pas l'admettre. Leur slogan, "Education is not for $A£€", ne fait que le montrer : analyser l'origine en Europe de se slogan et vous comprendrez par vous même.

    Par anti-c le 27.11.2009 - 13:56

    Si je suis votre raisonnement, tout ceux qui pensent que l'éducation n'est pas une marchandise sont d'extrême gauche? J'ai l'impression que dans votre logique, l'extrême gauche commence avec tout ce qui est légèrement à la gauche de Hitler!

    Par Antipathique le 27.11.2009 - 18:14

    Godwin encore et toujours. C'est récurant avec anti-c. Sans compter que le mouvement "Education is not for sale" a une origine européenne dont vous ne connaissez pas. Renseignez-vous.

    Par anti-c le 27.11.2009 - 19:48

    Je ne fais que vous renvoyer votre logique et je pense que le fait que vous en compreniez l'absurdité démontre votre mauvaise foi? Si on laisse de côté les filiations idéologiques (je reconnait volontiers que le fait que vous soyez anti-communiste ne fait pas de vous un nazi) peut être pourrez vous enfin nous donner votre avis sur le fait que la possibilité de faire des études universitaires redevient de plus en plus un privilège après une incontestables démocratisation dans la deuxième moitié du 20ème siècle?

    Par Alain_Fernal le 27.11.2009 - 14:16

    Au lieu de deverser gratuitement ta haine va voir sur cuae.ch et dis nous a ton avis ou ces braves gens se situe sur l'echiquier politique.

    Par anti-c le 27.11.2009 - 19:50

    La haine c'est plutôt ton rayon il me semble, sinon tu accorderais un peu plus de crédit aux questions posées par ce mouvement!

    Par Major51 le 27.11.2009 - 11:06

    Je comprend que l'on puisse ne pas accepter les nouveaux systèmes cependant il n'est pas admissible d'empêcher des étudiants de suivre un cours.
    L'uni doit réagir, filtrer ces gens, les identifier et rayer leur immatriculation de l'uni que nous finançons à grand frais. Il n'est pas nécessaire de conserver ces glandeurs qui n'ont qu'un seul but dans la vie : ne rien faire sauf du désordre

    Par chimère le 27.11.2009 - 10:55

    La question que je me pose est: N'y a-t-il pas tout simplement trop d'étudiants à l'université? Quand on voit le niveau, il y a de quoi se faire du souci! La sélection devrait être beaucoup plus rigoureuse! Il y a un nombre effarant de "touristes" qui n'ont rien à faire sur les bancs de l'université au détriment des personnes qui souhaitent et qui ont les capacités pour suivre un cursus académique!

    Par Hitomi le 27.11.2009 - 14:24

    Je ne dirais pas qu'il y a trop d'étudiants en Suisse. Si je ne me trompe, aux dernières statistiques, en moyenne, seuls 12-13% de la population fait des études universitaires. Mais, il est aussi indéniable que dans certaines facultés, notamment en sciences sociales et humaines (sociologie, psychologie, éducation, anthropologie, science-po, etc.) , le niveau a aussi baissé. Quand vous voyez le peu de sens critique dont font preuve un nombre croissant de ces étudiants, tout particulièrement ceux qui gobent tout rond les discours d'extrême-gauche et d'extrême-droite (et ils sont relativement nombreux), et leur incapacité à argumenter, ça laisse franchement perplexe. Par ailleurs, le niveau de culture générale a aussi beaucoup baissé et ça se voit noir sur blanc lorsque vous lisez leurs travaux. Et finalement, la maîtrise des langues étrangères n'est pas non plus génial, ce qui limite évidemment grandement le choix des universités et de ses perspectives académiques.

    Par Cheti le 27.11.2009 - 13:29

    "Quand on voit le niveau"

    Certes, je vous concède, que quand on compare à la qualité de vos commentaire, il faut admettre que "quand on voit le niveau", il faut se faire à l'évidence : vous n'aviez de loin pas les capacité intellectuelle de faire des études universitaires.

    Par floridon le 27.11.2009 - 11:41

    Même constatation au niveau de l'Ecole d'Ingénieurs de Genève... J'y ai passé un diplôme d'architecte HES... Ma volée faisait 25 élèves... L'année suivante 36 environ... Sachant que 1/4 des diplômés ne continuent pas dans la voie...ça fait soucis... A contrario, les dessinateurs en bâtiments (les petites mains qui mettent en forme les croquis d'architecte), il en sort à peine 10 par année, alors que cela devrait être le contraire !!! Mais évidemment on préfère accepter des étudiants "surnuméraires" pour encaisser l'argent de la Confédération au détriment de pouvoir donner des cours à des classes NON-SURCHARGÉES" à savoir maxi 15 élèves....

     

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