Fait divers
Sprayé et tabassé par un groupe d’agresseurs
Par Sophie Roselli. Mis à jour le 21.08.2012 100 Commentaires
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Voilà un film qu’il n’est pas près d’oublier. Vendredi soir, Luis se rend à CinéTransat pour voir Le bon, la brute et le truand . La réalité va rattraper la fiction. En sortant de la projection à 23?h?30, cet infirmier est attaqué par plusieurs individus sous les yeux de nombreux passants inactifs. Sprayé au poivre, tombé à terre, il est roué de coups. Tout cela pour un iPad, une paire de lunettes et quelques broutilles volés dans son sac à dos.
Rencontrée hier à la sortie de la Clinique de Carouge, la victime souffre de multiples contusions de la tête aux pieds. Sur son dos, il porte la trace d’une chaussure. Son oreille a dû être recousue. Assis sur un banc, sans bouger, le quadragénaire revient sur le déroulement de ce mauvais scénario: «C’est arrivé juste après la fin de la séance. Je n’étais pas accompagné, mais je marchais dans la foule. Devant moi, un homme portait une capuche. J’ai trouvé cela bizarre. Il s’est retourné et m’a envoyé du spray au poivre dans les yeux. Je suis tombé et j’ai été roué de coups, par plusieurs personnes, peut-être six ou sept. Je me suis senti comme un ballon soulevé dans tous les sens.» La scène n’a duré que trente secondes. «Une éternité! J’ai cru que j’y passais!» dit-il le regard inquiet. Sur place, personne n’intervient. «J’en veux beaucoup aux gens. J’ai pourtant crié à l’aide!»
Quand les coups cessent, le Genevois se relève, un passant lui indique où se trouve son sac jeté un peu plus loin. Ils n’ont pas eu le temps de prendre les 400?fr. et 300?euros dans son portefeuille. D’autres personnes s’inquiètent de sa blessure. «Je suis resté hébété pendant une demi-heure, en état de choc, avant de rentrer chez moi.» L’infirmier réalise l’importance de l’agression devant son miroir et appelle la police. Il compte déposer une plainte.
Du haut de son 1,87?m, Luis n’aurait jamais pensé être la cible de malfrats, dont l’un était bien plus petit. Le plus décevant pour lui est de n’avoir rien vu. «J’avais les yeux en feu encore une demi-heure après.» Seule consolation, son iPad dispose d’un traceur.
La police genevoise recense depuis le début de l’année dix-sept cas de brigandages commis au spray au poivre dans la rue ou dans des lieux sensibles.
(TDG)
Créé: 21.08.2012, 07h37
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La rédaction
100 Commentaires
En Suisse les prisons sont pleines, il faut savoir en profiter, il n'y a aucun risques, au pire, recevoir 4000.- CHF et un billet d'avion aller simple pour rentrer a la maison après les vacances, si l'on accepte, on revient quand on veut. Genève c'est le fromage de la Suisse, de plus on est protège par les socialos et associés, avec un peu de chance ils nous logent et subventionnent, le Paradis Répondre
Je le répète encore une fois, le laxisme genevois fait le lit des délinquants... Répondre
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