Des étudiants passent la nuit dans un auditoire d'Uni-Mail
Genève | Le rectorat a tenté, en vain, de mettre fin à cette occupation qui dure depuis jeudi.
© LDD / Robin Souares |
ATS | 28.11.2009 | 12:50
Samedi, une trentaine d'étudiants qui protestent contre la réforme de Bologne occupaient toujours un auditoire d'UniMail à Genève, après y avoir passé la nuit. Le rectorat a tenté, en vain, de mettre fin à cette occupation qui dure depuis jeudi. A Zurich, 500 étudiants ont manifesté vendredi soir.
"Nous sommes très déçu", a déclaré samedi Didier Raboud, porte-parole de l'Université de Genève. Selon lui, le mouvement n'a pas de représentant officiel et envoie des mails anonymes, ce qui rend toute discussion difficile. Entretemps, la sécurité du bâtiment universitaire a été renforcée.
Le rectorat est prêt à discuter avec le mouvement "Education is not for sale", dont certaines revendications sont légitimes, a expliqué M. Raboud. Et d'estimer que ceux qui occupent l'auditoire ne sont pas nécessairement représentatifs de ce mouvement européen de protestation estudiantine qui s'oppose à la marchandisation et à la privatisation des études.
Ailleurs aussi
Des manifestations et occupations de salles ont également eu lieu au cours de la semaine à Lausanne, Berne et Zurich. Sur les bords de la Limmat, quelque 500 étudiants ont manifesté vendredi soir en ville, protestant essentiellement contre la menace d'un doublement des taxes d'études. Le Grand Conseil zurichois doit se prononcer à ce sujet lors de l'examen du budget 2010.
La réforme de Bologne complique la possibilité d'avoir un revenu complémentaire à côté des études, a dénoncé une représentante du mouvement "Notre Uni". De plus, les taxes d'études ont déjà augmenté de presque 20% au cours des dernières années.
Les taxes des étudiants des genevois et même des confédérés sont très basses sans parler de la modique somme (environ 2000 Frs/an) que les étrangers inscrits doit réglée. Comparées aux taxes étrangères, la Suisse est bon marché. Les locaux sont neufs, le matériel, les labos sont ad hoc l'organisation est bien tenue par un personnel administratif en nombre suffisant et les équipes professorales sont de qualité et bien payées. Que demander de plus avec de telles conditions ?. Ces manifestations d'un petit nombre copient celles des universités françaises survenues l'an passé et qui ont foutu en l'air le cursus de nombreux étudiants non grévistes. Manifester oui, mais pour revendiquer quoi ? la peur de voir les hausses de taxes estudiantines mais que devrait dire le taxe payeur lambda qui doit avaler des tonnes de couleuvres à travers de nombreuses hausses ?
De bleu de bleu. C'est quand que ça finira cette crise du logement. Allez travailler ! Il y suffisamment de diplômés français bien plus capables que vous.
C'est l'effet Zappelli!
"Plutôt des manifestants Anti-OMC qui passaient le temps avant la manif du lendemain." Et j'ajoute un autre cas de figure:
http://www.tdg.ch/geneve/faits-divers/cambriolent-appartement-vide-2009-...
Ils cambriolent une appartement vide. Là aussi des manifestants casseurs n'avaient pas trouvé d'auberge....
Depuis le G8 la ville est en manque de squatts pour nicher la racaille! La faute à Zappelli! Il n'y avait qu'à voir le nombre de fourgons à plaques françaises lors des évacuations pour en avoir la certitude.
Allez Salerno, encore un effort chasse les locataires de la Ville pour intégrer ceux-là, ça fera du boulot pour ton julot.
....de toute manière le rectorat, les professeurs et disons l'ensemble de l alma mater sont mal placés pour faire la morale aux manifestants, car ils récoltent les fruits de leur dogme de mai soixante huitards attardés, dont ils se plaisent à laver les cerveaux de leurs étudiants à l'année....
1° Je constate que beaucoup de personnes interviennent ici sans connaître ni les organisateurs ni les revendications de ces manifestations.
2° Voici donc des liens :
a) CUAE
http://www.cuae.ch/
http://www.cuae.ch/IMG/pdf/statuts_avec_modification_8_oct_08.pdf
http://www.cuae.ch/spip.php?article226
3° Sachant qu'il n'y a pas de cotisation à payer pour être membre, je suggère :
Les séances sont ouvertes à touTEs les étudiantEs, vous êtes donc cordialement invitéEs à passer, soit par simple souci d‘information, soit pour y participer de manière active.
À moins que le comité ne s‘y oppose, toutes les personnes présentes peuvent participer aux décisions. »
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4° Exemple :
Article 37A Collectif Datcha
1 La gestion du local Datcha est confiée au Collectif Datcha, composé de membres de la CUAE, sous le contrôle du comité.
Le Collectif se constitue en début d'année académique,
et sa composition est ratifiée par la première Assemblée générale.
2 Les statuts du Collectif, le règlement interne, le rapport d'activité et les comptes de la Datcha sont soumis à l'approbation de l'Assemblée générale.
Les dispositions de la convention avec l'Université concernant l'utilisation du local sont réservées.
De la Datcha à la Nomenklatura...quelques années d'impatience.
Ah mais que revoilà notre bon Scypion et ses raccourcis glaireux !
Mais bien sûr, que n'y avions-nous pas pensé plus tôt : tout ce qui est jeune et qui proteste est à jeter dans le même sac. Comme les étrangers. Comme les musulmans. Comme tout ce qui n'est pas Scypion, en somme.
Quand on n'a pas de tête, on évite aisément de se la prendre.
C'est bien commode.
Plutôt des manifestants Anti-OMC qui passaient le temps avant la manif du lendemain.
Une "trentaine d'étudiants" ? Preuve en est que la CUAE ne représente qu'elle même et qu'on est manifestement face à un flop total.
Sans compter les tags fait sur la route devant l'Université par les militants de cette association. J'espère qu'on leur ferait payé le nettoyage.
Il n'est nullement fait mention de la CUAE dans aucun article. Vous pratiquez l'amalgame sans cesse et sans jamais vous prononcer sur le fond du débat: il y a des revendications justifiées d'après le recteur et bien plus de 30 personnes qui ne sont pas du tout satisfait avec les réformes en cours, et sans cette action on n'en parlerait pas dans ce journal.
Je fréquente Unimail mon cher et c'est bien la CUAE qui est derrière. Même leur site internet le dit. Ha mince, cela va plus loin que votre champs de vision ?
Quand aux revendications, certaine n'ont rien avoir avec la politique universitaire (comme les logements p.ex.) et rien n'empêche de faire leur occupation dans le grand Hall du bâtiment au lieu d'empêcher 400 personnes d'assister à leur cours.
Et avec 30 personnes, seulement, il y a de quoi rire de la "mobilisation". Et pour la presse, je suis sûr que le Courrier se fera un grand plaisir, même sans occupation d'une salle, de parler quotidiennement de leur revendication.
Merci pour ce révélations sensationnelles... moi qui croyait qu'il s'agissait d'un mouvement européen, je suis assez fier de voir que c'est une association locale qui tire les ficelles. Ceci dit vous continuez votre tactique de dénigrement de ces activistes pour toute argumentation: dois-en conclure que vous rejetez en bloc toutes les revendication sous prétexte que la forme tue le fond?
C'est un mouvement européen, de mouvance extrême-gauche anticapitalisme (c'est tendance) dont la CUAE (de même orientation) ne fait que reprendre le slogan par manque d'originalité.
Quant à leur revendication, ils sont soit hors-sujet (les logements p.ex.) soit sur des situations hypothétiques qui n'existent que dans leur esprit (comme l'augmentation de la taxe universitaire qui n'est pas prévu aux dernières nouvelles par le parlement ou encore la mains-mise future des groupes privées sur les universités).
La CUAE était contre la nouvelle loi sur l'université. Après sa défaite flagrante lors des votations sur le sujet, il lui faut bien un peu de "sensationnel" ou de hors-sujet pour se justifier.
Rien ne les empêche de demander un débat dans une salle à UniMail ou Uni Dufour comme cela se fait usuellement. Mais cela casserait l'esprit pseudo-rebelle qu'ils tentent de montrer.
J'ai de la peine à croire que vous pensiez vraiment que l'extrême gauche soit tendance... sinon je vois rien de bien méchant dans ces revendications qui d'après ce que vous dites sont des acquis. Votre agacement porte donc bel et bien sur la forme et sur ce point je crois que ni le rectorat ni les politiques ne sont non plus très adroits.
J'ai fait mes études au siècle passé, et la souplesse était totalement inconnue, pas de possibilité de faire valoir des cours ni d'aller en suivre ailleurs que dans l'université et que dans la branche dans laquelle on était inscrit.
Oui Bologne a des avantages et des inconvénients, rallongement surtout des études (5 ans pour un Master) et raccourcissement des périodes de vacances (plus difficile de trouver du travail et financer une partie des études).
Oui le système des bourses ne suffit pas. Mais non pour la question de la gratuité, car les études sont gratuites, les mille francs par année, plus de la moitié des étudiants en sont exonérés.
Le fond du problème est pour la classe moyenne, mais personne ne va le dire. Les étudiants de familles des classes défavorisées obtiennent des bourses. Ce sont les enfants des familles de la classe moyenne qui n'arrivent pas à obtenir de bourse ni à joindre les deux bouts.
Mais personne n'osera le dire. Pas assez pauvres et en même temps pas assez riches, ce n'est pas porteur!
D'où sortez-vous que la moitié des étudiants sont exonérés svp? De plus je ne comprends pas pourquoi vous êtes pour les taxes car cela me semble contradictoire avec ce que vous dites sur les classes moyennes.
@Créon : Alors c'est quoi votre solution, le retour au bon "vieux temps de la révolution de 1917" qui a laissé tellement de belles réussites en Europe et ailleurs. L'ultralibéralisme a effectivement des défaut mais ce n'est pas une bande de braillards comme ceux-ci qui vont trouver la solution, en tout cas pas avec ces méthodes.
@grain de sel
Mais que voilà de la belle réduction binaire : critiquer le néolibéralisme, c'est défendre le communisme...
J'ai connu l'époque où quiconque critiquait l'URSS était de la CIA, et quiconque le faisait des Usa était au KGB.
On n'arrête pas le progrès.
Juste une chose, dont vous ne vous êtes pas encore aperçu : vous pouvez cesser de combattre le communisme; vos procès d'intention l'ont terrassé, il n'existe plus en Europe occidentale (et peu de gens le regrettent, semble-t-il, j'en suis).
Autant se taire, n'est-ce pas, c'est bien la seule voie que vous laissiez à ceux qui ne pensent pas comme vous ?
Ces braillards, comme vous dites, ont réussi à faire en sorte qu'on parle d'eux. Et sans brûler de voitures.
Il reste maintenant à faire en sorte qu'on veuille bien parler de ce qu'ils ont à dire. Mais que faudra-t-il qu'ils inventent pour obtenir cela ?
Les lapsus de Laurence Ferrari sont tellement plus importants...
A force d'exaspérer les jeunes voila le résultat, ce ne fait que commencer chers politiciens attention er révisez vos livre d'histoires.
Sensiblement votre.
Aujourd'hui, les gamins font la loi. Les étudiants devraient plutôt se soucier de trouver un emploi après leurs études (années de glandouilles). Tous les révolutionnaires de mai 68 sont des patrons aujourd'hui...
Chère "Idée"... courte,
Le problème, c'est que ces "gamins" doivent déjà trouver un emploi durant leurs études pour pouvoir payer les taxes qui ont augmenté.
Le problème, c'est qu'on décide de considérer l'université, comme des pans entiers des services publics, comme des entreprises, comme si l'entreprise sacro-sainte était le nec plus ultra de la perfection de la vie sociale, alors que c'est bien de l'égoïsme et du cynisme privés que découle la crise actuelle, en plus de toute une série d'inégalités qui vont croissant. Et quand l'université se mêle d'investir en bourse, pour faire comme ces nains qu'on nous présente partout comme des géants, elle se plante. Comme eux...
Non, ce ne sont pas les "gamins" qui font la loi, ce sont les tenants du catéchisme néolibéral, à l'évidence, en causant des dégâts de plus en pus visibles.
Lesdits "gamins" ont décidé de s'en défendre, et ils ont bien raison.
650 francs par semestre c'est risible comme taxe universitaire, et on peut même être exonéré et ne payer que 65 francs. Si on travaille deux semaines par an on a déjà plus que payé les taxes pour tout l'année..
1300 francs par an de taxe, risible ?
Vous gagnez bien votre vie, Fabio2010... au point d'oublier que ce n'est pas le cas de tout le monde. Mais c'est toujours plus facile ainsi, bien sûr.
Vous connaissez beaucoup de jobs pour étudiants où l'on gagne 1300 francs en deux semaines ? D'où tirez-vous vos renseignements ?
Et ne parlons pas des problèmes de logement : c'est sûrement trop risible pour vous.
@Créon. Pour les genevois ou les confédérés dont les parents paient des impôts sur Genève c'est 1000 Frs/an. Franchement, ce n'est pas énorme.
Tu bosses 2 semaines en intérimaire à 18 chf/heure et cela te paye la taxe universitaire. Je veux bien revenir à un monde géré exclusivement par l'état mais cela ne marche pas. A la chute du mur de Berlin, le capitalisme a gagné. Il faut faire avec donc s'adapter à ce monde. Quelle est ta solution?
Les étudiants qui on peut de moyen ne paye que 65 frs. Et le manque de logement n'a aucun rapport avec Bologne ou l'Université. On reconnait bien la CUAE qui mélange ce qui concerne l'Université avec sa politique d'extrême-gauche. Son site, d'ailleurs, soutient la fin des restrictions concernant l'immigration, la régularisation des clandestins, la grève des ouvriers du bâtiment et j'en passe. On finit par ne plus voir la différence entre la CUAE, SolidaritéS et les Communiste.
En bref, un groupe minoritaire qui ne voit que dans la force les moyens de faire passer ses idées. Le hall d'entrée d'Unimail est assez grand pour accueillir ces "30 étudiants" pseudo-rebelle anti-capitaliste.
Ceux qui "gagnent pas bien leur vie" paient 130 francs de taxe par an. Comparé au coût réel d'une année universitaire par étudiant/e c'est vraiment risible.
Concernant des jobs étudiant on peut en trouver via le CUE par exemple, comme je l'ai fait moi même quand j'étais étudiant.
Et finalement le problème de logement n'a rien à voir avec l'occupation de l'Uni, mais avec l'opposition systématique de certains milieux genevois à toute nouvelle construction ou densification.