Justice
Il détrousse un retraité: deux ans de prison ferme
Par Fedele Mendicino. Mis à jour le 14.08.2012 9 Commentaires
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D. appartient à cette catégorie de délinquants qui exaspère la police. Voleur multirécidiviste, cet Algérien, sans profession ni papiers, vit de petits larcins depuis des années. Or, la Suisse peine souvent à renvoyer ce genre de «petites frappes», faute d’accord de réadmission ratifié avec leur pays d’origine.
En attente d’une solution politique, la justice a visiblement décidé, de son côté, de serrer la vis: à la fin du mois dernier, les juges ont infligé à ce détenu de 40?ans une peine de deux ans de prison ferme pour quelques dizaines de francs volés. Selon l’accusation de la première procureure, Gaëlle Van Hove, l’homme, condamné à une dizaine de reprises, avait pourtant assuré, par le passé, qu’il comptait rentrer sagement dans son pays.
Lors de l’audience tenue devant le Tribunal de police (TP), le plaignant n’a pas osé faire le déplacement. Agé de 88?ans, il peine à se remettre du brigandage subi sous ses fenêtres le 17 mars dernier. Ce jour-là, le retraité part faire des courses dans le quartier. De retour au pied de son immeuble de l’avenue Wendt, il ne réalise pas qu’il est suivi de près. D. rentre dans le hall avec lui et le bouscule dans l’escalier. L’aîné chute lourdement. Le voleur n’a plus qu’à lui prendre son porte-monnaie contenant peu d’argent et quelques documents personnels.
Trente-sept jours d'hôpital
Heureusement, des témoins ont assisté à la scène et rattrapent le suspect. Ce dernier, qui logeait à Vernier au foyer de requérants d’asile des Tattes, est interpellé. Il conteste l’usage de la violence envers la victime. Qu’à cela ne tienne, il est conduit aussitôt au poste de police, puis à Champ-Dollon. Dans l’attente d’un nouveau procès.
Le vieil homme, blessé à l’épaule droite et au dos, passe trente-sept?jours à l’hôpital. Quatre mois après les faits, la justice convoque le détenu. Le Tribunal de police reproche également à D., qui dit vivre en Suisse depuis 2002, d’avoir donné une fausse identité aux enquêteurs. Par cette astuce, qui n’a pas pris, l’homme, défendu par Me Gilbert Deschamps, comptait dissimuler son lourd passé judiciaire.
Et l’acte d’accusation du Ministère public de relever que D. a perçu, grâce à cette fausse identité, des prestations d’assistance au titre d’aide d’urgence. Le tribunal l’a en outre condamné pour séjour illégal, soit pour violation à la Loi fédérale sur les étrangers. (TDG)
Créé: 14.08.2012, 07h41
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9 Commentaires
Combien de petits vieux, vont-ils devoir être agressés avant que notre justice ne réagisse et mette ces crapules hors d'etat de nuire ?La justice ne se sent-elle pas responsable de cette agression ? Pourquoi faut-il que la population attente la souffrance de personnes agressée pour agir ? N'aurait-on pas pu être plus efficace et enfermer ce sale type au premier délit ? Répondre
Bis repetita placent. Ce genre de choses n'arrivent pas a Singapour ou New York mais a Piogre. Chercher l'erreur... Répondre
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