La Une | Mercredi 19 juin 2013 | Dernière mise à jour 20:23
Meurtre

Un homme tue sa femme et se débarrasse du corps dans le Rhône

Par Fabiano Citroni. Mis à jour le 19.07.2012

Le corps de la victime a été retrouvé le 2 juillet vers la station d'épuration d'Aïre. Le présumé meurtrier a étranglé son épouse. Ses enfants ont presque tout vu

Le Rhône, à une centaine de mètres en amont de la station d'épuration d'Aïre, à Vernier.

Le Rhône, à une centaine de mètres en amont de la station d'épuration d'Aïre, à Vernier.
Image: Pascal Frautschi

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L’homicide, le troisième de l’année, a eu lieu au début du mois. Mais il a fallu que Le Matin s’en fasse l’écho sur son site Internet pour que le Ministère public l’annonce officiellement dans un communiqué laconique. Le 2 juillet, un homme a ainsi été interpellé à Bâle puis transféré à Genève. Il lui est reproché d’avoir tué son épouse puis de s’être débarrassé du corps dans le Rhône.

Selon nos informations, l’homicide a eu lieu le 2 juillet, tôt dans la journée. Dans les minutes, les heures qui ont suivi, le corps de la défunte a été retrouvé. «A 9?h?19, la centrale d’engagement de la police a été avisée par le Service d’incendie et de secours de la Ville de Genève de la découverte du corps d’une jeune femme, retrouvé dans le Rhône, à proximité de la station d’épuration d’Aïre», indique le Ministère public dans son communiqué.

Morte dans l’appartement

De source proche du dossier, le drame s’est joué dans l’appartement familial. L’homme, originaire du Sri Lanka, aurait étranglé son épouse, d’origine française. Les deux enfants du couple auraient aperçu le corps sans vie de leur mère sur le sol, mais aussi leur père le transportant pour s’en débarrasser.

Après le drame, la victime a été jetée dans le Rhône. Selon nos sources, c’est un promeneur qui aurait aperçu le corps dans l’eau. Dans une situation de ce type, la police de la navigation, mais aussi le Service d’incendie et de secours sont mobilisés. Dans ce cas particulier, les pompiers de la Ville ont été les premiers à intervenir et à constater le décès de la victime.

Suspect numéro un, le mari de la défunte a été arrêté quelques heures plus tard à Bâle. Il venait de déposer en France les deux enfants issus de son union avec la défunte. Actuellement en détention provisoire à Champ-Dollon, cet homme, qui a un autre enfant issu d’une première union, a été confondu par l’enquête de police. Par ailleurs, les témoignages des enfants du couple – des adolescents – ont été déterminants.

Le présumé meurtrier reconnaît-il les faits? Un informateur indique qu’il n’a rien avoué lors du premier interrogatoire, mené par la police. L’interrogatoire de la procureure Fabienne Michon, en charge de l’enquête, a-t-il donné des résultats plus probants? Le Ministère public reste muet sur la question. Quid du mobile? Silence de la justice. «Problèmes de couple», nous glisse, sans plus de précisions, un policier.

Un silence qui étonne

Reste une question: pourquoi a-t-il fallu que la presse évoque ce drame pour que le Ministère public, seize jours après l’homicide, informe la population? «Pour les besoins de l’enquête, l’affaire n’a pas été communiquée au moment des faits», indique le Ministère public dans son communiqué de presse.

Une explication qui ne convainc personne du côté de la police. «Cette affaire est carrée. La culpabilité du mari de la défunte ne fait pas de doute. Et il n’y a pas de complice. La justice n’avait pas à taire cette information», confie un cadre de la police.

(TDG)

Créé: 18.07.2012, 14h08

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