Les banques étrangères actives en Suisse s'en prennent à Patrick Odier

RÉACTIONS | Le banquier privé genevois évoque l'hypothèse de la vente des succursales helvétiques de groupes bancaires français.

Laurent Guiraud - 2002
© Laurent Guiraud | Patrick Odier, président désigné de l'association suisse des banquiers.

Philippe Rodrik | 09.09.2009 | 10:50

Depuis le dimanche 30 août, le ministre français du budget, Eric Woerth, est heureux: il dispose d’une liste de 3000 contribuables, détenteurs de comptes en banques gérés en Suisse et soupçonnés d’évasion fiscale. A hauteur de 3 milliards d’euros en tout (plus de 4,5 milliards de francs. Cette affaire vient de provoquer un  véritable incident  entre le président désigné de l’Association suisse des banquiers, Patrick Odier (son entrée en fonction est fixée au 17 septembre), et le directeur de l’Association des banques étrangères en Suisse (ABES), Martin Maurer.

Dans l'édition du samedi 5 septembre de Finanz und Wirtschaft, le banquier privé genevois s'était exprimé sur le conflit juridique entre les droits suisses et français, auquel sont exposés les groupes bancaires français, dotés de filiales de droit helvétique. Patrick Odier avance l'hypothèse de la vente de ces dernières afin de résoudre le problème. Dans le bi-hebdomadaire alémanique, Patrick Odier s'exprimait en temps qu'associé senior de la banque Lombard Odier & Cie, et non comme futur président de l'Association suisse des banquiers (ASB).

Et l'affaire de la liste des 3000 noms détenus par Bercy n'en finit pas de soulever des vagues. Ainsi, mardi après-midi, Eric Woerth a dévoilé son arme favorite pour collecter des informations sur des clients de banques helvétiques ou autres: l’article L 96 A du code des impôts. Cette disposition permet en effet au fisc d’exiger des banques tous les renseignements sur les ordres de virement de fonds de France vers d’autres pays.

Le ministre français du budget  a prévenu qu’il s’apprêtait à recourir de façon encore plus systématique à cette disposition. Dans ce contexte,  Patrick Odier aborde dans "F&W" l'une des possibilités suivantes:  «Des groupes bancaires français pourraient vraisemblablement vendre leurs succursales en Suisse, comme ce fut le cas pour des établissements allemands». Patrick Odier estime ainsi que l’abandon de leurs activités en Suisse pourrait résoudre le conflit entre les droits helvétique et hexagonal auxquels sont exposés ces établissements (Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale, ndlr).

Cette déclaration de l’associé senior de la banque genevoise Lombard Odier & Cie a suscité l’ire du directeur de l’ABES, Martin Maurer: «Il faut espérer qu’en tenant de tels propos, Patrick Odier s’exprimait exclusivement en sa qualité de banquier (et non pas en tant que futur président de l’ASB, ndlr). Dans ce cas-là, il a pris la parole comme un concurrent de banques toujours prospères (Crédit Agricole Suisse, BNP Paribas Suisse et Société Générale Suisse, ndlr) et, en ce sens, il a un intérêt en termes d’acquisitions ou au moins d’afflux de clients.»

Martin Maurer réfute en outre catégoriquement la pertinence de la comparaison avec l’expérience récente de banques allemandes: «Leur vente était préparée de longue date et elle était liée à l’état lamentable de leur maison mère.»




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Par lyss le 12.09.2009 - 09:16

Il y a peu de temps, les suisses vivaient de patates et lait de vache (je ne critique pas la Suisse du tout, c'est juste une image). Nous sommes devenus le pays un peu "spéc", neutre, qui ferme les yeux sur ce qu'on ne dervait pas voir et qui se tait sur les erreurs que nous avons commises. Car pour être neutre, on ne l'est pas vraiment! Bref, tout ça pour dire que le chemin de la Suisse vers la normalisation (car pour l'Europe, on est quand même un poids: Il y a toujours la Suisse avec ses référendums, la Suisse qui joue les héros des droits de l'homme, la Suisse qui...) et cette normalisation a commencée le jour où on a donné ces fameux noms aux américains, grande bêtise un peu forcée vu la situation économique de la Première banque du pays! Il est tout à fait normal que la France réclame elle aussi les noms des fraudeurs, pourquoi pas? Quand on sait que le gouvernement français a envoyé une lettre aux 3000 soupçonnés (dans le genre on sait qui tu es alors ne te cache pas) en leur disant que si ils ramènent leur argent en France dans les délais, aucune amende ne sera faite.. C'est quand même dire qu'ils ne se réjouissent pas de "mettre à sac" les fraudeurs; L'autre problème, c'est pour nous...ben oui! Qu'est-ce qu'on va faire si les banques ne tournent pas? Et c'est la le début de la normalisation, tour à tour ils (les pays) demanderont les listes de ces personnes qui mettent leur argent dans les chers coffres suisses si sûrs... ou plus? Avec cette histoire on doit s'attendre à un chômage dépassant l'imaginable d'ici quelques années.

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Par ihfs le 10.09.2009 - 22:36

>Par migel le 10.09.2009 - 12:45
>(snip)

Lorsqu'on n'est pas d'accord, on oppose une refutation concrete. Se contenter de qualifier de "faible" l'argument de son adversaire, voila une attitude defensive, agressive et hysterique.

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Par migel le 12.09.2009 - 11:41

Réfuter vos "faibles arguments" c'est ce que j'ai tenté de faire dans le poste précédant, de façon parfaitement courtoise. Mais vous n'avez peut-être même pas pris la peine de le lire, confit que vous êtes dans vos certitudes, (là je vous accorde que c'est un peu agressif, mais vous le cherchez aussi)

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Par ihfs le 09.09.2009 - 21:45

Je constate que cerain intervenants reagissent assez agressivement, meme un peu hysteriquement, dans ce forum et je les comprends.

Heuereusement, je ne suis pas de ces milieux et n'ai pas besoin de craindre que le ciel tombe sur la tete demain, comme certains d'entre ces intervenants.

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Par migel le 10.09.2009 - 12:45

Si répondre posément à vos faibles arguments est manifester de l'agressivité, alors vous avez raison. Néanmoins, il me semble en parcourant les postes sur ce sujet que vous êtes le seul à y déceler de l'agressivité et que débattre n'est pas un mal bien au contraire.

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 18:20

Cette cacophonie ajoute encore un peu de ridicule à ce qui s'annonce être, pour notre Etat fédéral moderne, l'une de ses plus graves crises de confiance.

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Par ihfs le 09.09.2009 - 17:53

Toute tentative de dissimuler l'identite veritable du baneficiaire economique des fonds (y compris les trsuts et structures similaires) ne fait qu'aggraver le cas, en cas de decouverte, car cela transforme un simple soustrateur fiscale en un fraudeur fiscal. On a deja vu cela aux USA.

Il n'y a pas de salut nulle part et ceux qui ont cru le contraire sont des naifs.

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Par migel le 09.09.2009 - 18:27

Quelques approximation dans vos renseignements :

La France ne pourra pas demander la liste des banques dans lesquelles un client a de l'argent déposé, elle devra présenté une requête d'entraide mentionnant le nom de client, la banque afin d'éviter les demande ayant pour but d'aller à la pêche.

Les Trust sont effectivement des structures qui rendent quasiment impossible l'identification de l'ayant droit économique et c'est de cette manière que certaines places financière concurrentes de la Suisse attirent les fonds non déclaré d'une part mais également l'argent sale et le financement du terrorisme.On peut citer la City de Londres par exemple.

Je ne sais pas d'où vous sortez que le secret bancaire est mort depuis des années, il a été mis à mal ces derniers mois, mais les suisses y restent très attachés et je pense que la grande majorité de la population ne veut pas se laisser donner des leçons par les états qui nous entourent, qui ne cherchent qu'à affaiblir un concurrent et à récupérer des parts de marchés, alors même qu'en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, la Suisse fait figure de premier de la classe.

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 19:06

Voyez-vous, Miguel, c'est précisément ce type de discours qui ne passe plus, et ce surtout depuis qu'un certain M. O. a été laissé libre de cassé tout seul comme un grand notre beau joujou chez Papy des USA!

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Par migel le 09.09.2009 - 19:59

Cher PTL, il ne faut pas tout confondre. Que l'UBS se soit fourvoyée propre en ordre (comme nombre de ses consœurs), je ne le conteste pas, mais il s'agit d'un problème absolument distinct qui n'a rien à voir avec le système bancaire Suisse.

La législation bancaire et le système d'autorégulation des banques suisses est un des plus performant du monde, la collaboration des autorités en cas de lutte contre le blanchiment ou contre le financement du terrorisme est cité en exemple par les autorités américaines et africaines qui ont été amenés à user de cette collaboration.

Alors je continue à penser et à dire qu'il faut renvoyer les Français, Allemands, Anglais et Américains à leurs copie et lutter contre la voracités de ces états voyous qui traitent notre souveraineté par dessus la jambe.

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Par la pieuvre le 09.09.2009 - 15:59

La France avance....Après la guerre de cent ans contre les Anglais, voici la guerre des 3000 contribuables félons contre la Suisse !

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Par ihfs le 09.09.2009 - 14:03

1. Les succursales francaises des banques suisses ont fait l'objet d'un controle fiscale et elles ont crache le morceau (selon le Temps).

2. Ces etablissements ont avoue le nom des clients francais et les montants transferes (entre autres).

3. Le fisc francais n'aura qu'a attendre le premier janvier 2010 pour demander, en vertu de la nouvelle convention, tous les details qui leur manquent (la liste complete des banques suisses aupres desquelles ces malheureux ont des comptes et les montants deposes).

On ne peut etre plus clair, non?

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Par csny le 09.09.2009 - 18:52

Vous me faites vraiment rire, à péter de trouille
parce qu'un arrogant crétin comme Woerth
fait dans la comm de bas étage si chère à son PADRINO
(PADRINO lui va mieux que PADRONE, vu sa taille de nabot à talonettes, même fournisseur que Bouteflika, autre célèbre démocrate...):

IL N'A RIEN DE RIEN!

Je vous rappelle que la convention ne peut entrer en vigueur
qu'après le vote des DEUX chambres suisses,
voire un éventuel REFERENDUM:
A vos pétitions, nom de Dieu!

Ceci dit, lisez le canard enchainé de ce jour,
dormez tranquille et cessez de faire dans vos frocs.
C'est incroyable que les helvètes aient plus la pétoche
que les français...

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Par Geneve09 le 09.09.2009 - 14:39

t'es bouché mon grand ou quoi ? banque établie en France et comptes ouverts en France.... pour le reste t'as jamais fait de paiement à l'étranger ? ça fait déjà pas mal de temps qu'il faut donner le nom et l'adresse du bénéficiaire....en plus du numéro de compte, alors celui qui fait ça pour planquer du blé à l'étranger, c'est vraiment un gland de première ...

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 13:43

Merci, merci, après les moules-frites, cela va toujours mieux!

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Par ihfs le 09.09.2009 - 13:27

Le trust anglosaxon peut etre consideres comme "une soustraction d'impôts par des moyens astucieux (art. 59 de la loi fédérale sur l'harmonisation des impôts)" et donc comme une fraude (escroquerie) fiscale. Tout est question d'interpretation et de rapport de force.

D'ailleurs, du moment ou il n'ya aura plus de distaionction entre la soustraction fiscale et la fraude fiscale, quelle importance?

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 13:23

Entre la cupidité, la sottise et l'arrogance, certains semblent avoir choisi de ne pas choisir!

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Par la pieuvre le 09.09.2009 - 13:09

Les ressortissants français qui ont bénéficié dans un premier de l'amnistie fiscale de M. Woerth vont se retrouver dans un deuxième fichés par le fisc et je ne suis pas sûr qu'ils ne bénéficieront pas dans les années à venir d'un contrôle fiscale plus assidu. La meilleure chose (si vous avez eu le malheur de cacher vos revenus au fisc français) c'est ne plus bouger votre argent de Suisse et même de demander la nationalité, comme cela vous êtes tranquille.

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 13:12

Exactement! Venez, venez, Français, il nous reste encore quelques villas à 5 millions!

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Par la pieuvre le 09.09.2009 - 15:53

je préfèrerais qu'ils investissent dans notre recherche, nos PME, nos infrastructures ou dans l'immobilier....

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Par ihfs le 09.09.2009 - 13:07

Selon l'article du Temps, les banques (suisses ou francaises, peu importe le siege social), auraient ete simplement menacée d’amendes allant jusqu’à 50% des sommes non communiquées. Et les banques ont obtempere. Le secret bancaire protege les comptes bancaires (lorsqu'il n'y a aucun mouvement), mais pas les transferts (a mourir de rire).

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Par Lord Acton le 09.09.2009 - 14:19

@ihfs:
Mais non. Le secret bancaire s'applique en Suisse et qui le viole s'expose à des sanctions pénales et réglementaires en Suisse.
Le système fonctionne en deux temps.
1) Les autorités françaises ont le droit de demander à des entreprises françaises (qu'elles soient d'origine française ou pas), non soumises au secret bancaire suisse, quels montants de quels clients sont partis vers quels bénéficiaires en direction de la Suisse. Donc dans ce premier temps la France ne vas pas regarder ce qu'il y a en Suisse. Elle regarde ce qui est sorti de chez elle en direction de la Suisse.
2) Sur la base de ces indications récoltées en France, les autorités françaises pourront préparer leurs dossiers et demander l'entraide à la Suisse sur la base de soupçons fondés, et l'entraide devra leur être accordée selon la nouvelle convention. C'est seulement à ce moment-là que la France saura ce qu'il y a en Suisse, car les banques suisses ou étrangères en Suisse devront donner des informations aux autorités.

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Par Geneve09 le 09.09.2009 - 13:26

les banques (suisses ou francaises, peu importe le siege social), grosse incompréhension de votre part, si la banque ouvre et tient des comptes sur territoire français elle a donc une licence bancaire française et est donc soumises aux lois françaises, normal, mais uniquement pour elle même, pas de connection avec ume maison mère qui elle se trouve dans un autre pays.

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Par avt. le 09.09.2009 - 12:58

A tous ceux qui l'oublient, le droit suisse n'a pas été changé d'une virgule. Le secret bancaire est donc inchangé. Pour le surplus, il me paraît faux, voire dangereux, de penser qu'un autre moyen de le remplacer serait la fiducie ou le trust. L'administration a toujours un moyen de connaître le bénéficiaire effectif. Quant à nommer un avocat gestionnaire du trust et tenter de profiter de son secret professionnel, c'est une douce utopie. A bon entendeur.

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 13:08

Votre remarque s'adresse également à Monsieur Odier, je suppose...

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Par Lord Acton le 09.09.2009 - 12:53

Ce qui est surtout assassin, dans la déclaration de Patrick Odier, c'est qu'elle sous-entend - avec une clarté terrible - que les filiales de banques étrangères ne survivraient pas sans le secret bancaire (donc qu'elle survivent bel et bien grâce à l'évasion fiscale) et non pas grâce au talent de la population locale, ou à l'air des montagnes ou du lac.

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 12:45

La lucidité n'empêche pas la déconnade, et vice versa!

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Par ihfs le 09.09.2009 - 12:35

>Par T le 09.09.2009 - 12:24

Merci de cette reaction toujours defensive quasi instantanee. Comme c'est toujours toi qui reagis a mes postes, je supose que tu represente, du moins dans ta tete, ces milieux bancaires suisses en profond desarroi. Malgre l'apprente agressivite, tu ne fais rien d'autres que corroborer ma these: le secret bancaire est deja mort.

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Par T le 09.09.2009 - 12:24

ihfs aurait dû suivre les cours de droit fiscal à l'université de Genève de Xavier Oberson - père et fils -, il dirait peut être moins de bêtises. En effet, ce qui est déterminant pour une banque est de savoir où la banque est domiciliée, si son siège est en France, c'est le droit français qui va régir son activité et aussi dans le cas de sucursales à l'étranger, c'est pourquoi il est extrêment risqué de procéder à des transferts de plus de 7500 euros entre une succursale française et une banque à l'étranger, car il est possible pour Bercy de savoir où l'argent est passé. Par contre, il existe d'autres moyens connus en droit musulman et dans d'autres droits, c'est la compensation qui ne laisse aucune trace. En plus, il faut être de plus en plus méfiant vis-à-vis des gouvernants. Ceci dit, il reste toujours la fiducie ou le trust qui ne laissent aucune trace.

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Par ihfs le 09.09.2009 - 12:12

Cette declaration symbolise plus que d'autres le profond desarroi dans lequel les milieux bancaires suisses sont plonges depuis la declaration du ministre du budget francais.

On a appris en effet que le secret bancaire suisse, en tant que legislation, est une pure passerrelle, que plus personne normalement intelligente n'y crois.

Comme j'ai deja ecrit dans un autre sujet: le secret bancaire suisse est mort depuis deja plusieurs annees.

Inutile de dire qu cela ne servira rien d'inscrire le secret baicaire dans la constitution suisse: ce genre de disposition ne peuvent pas etre opposees aux autres pays qui ont d'autres regles de conduite.

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Par Cheti le 09.09.2009 - 11:51

Pour rappel, on parle quand même de gens dont le seul soucis est de savoir comment frauder le fisc, alors que pour le petit péquin comme vous et moi, c'est impossible.

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 11:18

... l’article L 96 A du code des impôts pouvant également s'appliquer, pour une bonne compréhension du sujet, aux filiales françaises d'établissements bancaires helvétiques!

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Par postenebraslux le 09.09.2009 - 11:13

Les déclarations de Patrick Odier seraient d'autant plus regrettables, s'il devait s'avérer que les informations divulguées aux autorités françaises provenaient des succursales françaises d'établissement bancaires suisses, comme le semble l'indiquer le quotidien Le Temps dans son édition du jour.

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Par verli le 09.09.2009 - 12:35

@postluxtenebras, il est surprenant et intéressant que parfois vous fassiez des commentaires justes et intelligent que celui-ci. Je suis persuadée que bons nombres de lecteurs seront d'accord avec moi, et nous osons souhaiter que vous continurez dans ce sens là. Je vous remercie et vous souhaite une agréable journée.

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Par Lucien le 09.09.2009 - 13:37

Je suis également surpris par cette intervention, qui surpasse les autres (sur la forme).

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