Georges Wod s’est éteint à l’âge de 74 ans
Théâtre | Le comédien et metteur en scène Georges Wod est décédé à 74 ans à Paris. Témoignage de quelqu'un qui lui fut proche, Raoul Pastor.
ATS/ Philippe Muri | 29.07.2010 | 09:57Dernière mise à jour: 29.07.2010 | 23:06
Le comédien et metteur en scène Georges Wod est décédé à 74 ans à Paris. Fougueuse personnalité du théâtre romand, il s’est notamment illustré au Théâtre de Carouge (GE). Il en a été le directeur de 1981 à 2002.
Georges Wod avait mené le Théâtre de Carouge au succès avec, certaines années, plus de 10’000 abonnements et 80’000 spectateurs par saison. «C’était alors unique en Europe», relève Jean Liermier, le directeur actuel du Théâtre de Carouge. L’institution a confirmé l’information du décès du comédien parue jeudi dans «Le Temps».
«Georges Wod était outrageusement passionné. Ses coups de gueule ont fait son aura», relève le metteur en scène qui rend hommage à un «très grand acteur» qui avait «une grande sensibilité». Il a défendu un théâtre populaire à Carouge et soutenu de nombreux jeunes comédiens, souligne M.Liermier.
De son côté, Raoul Pastor, comédien et directeur du Théâtre des amis à Carouge, garde de Georges Wod un souvenir «ému, touchant et joyeux». Au début des années 90, les deux hommes ont été très proches, avant que leurs liens ne se distendent. «C’était un homme tout d’une pièce, péremptoire et définitif dans ses jugements. Une belle nature», se rappelle Pastor. «Sur scène, le comédien apparaissait truculent. Notamment dans «Cyrano de Bergerac», où il était formidable.» Davantage que leurs rapports professionnels, parfois empreints d’«homériques engueulades», le fondateur du Théâtre des amis garde en mémoire la «grande chaleur humaine» de Wod. «On a partagé de vraies crises de rire, de même que des moments de détresse. C’était quelqu’un d’excessif, qui aimait avec passion et détestait de même.»
Ce que confirme sobrement le comédien genevois Maurice Aufair, complice de Wod dans de nombreuses pièces: «C’est un homme que j’ai beaucoup adoré et beaucoup détesté.»
Avec Simon et Mentha
Georges Wod s’appelait en réalité Georges Wodzicki. Polonais né dans une famille de diplomates, il arrive en 1940 dans le sud-ouest de la France où sa mère vient de rejoindre un époux engagé volontaire et résistant.
Georges Wod grandit à Toulouse et y entreprend des études de Lettres. Dans cette ville, il entre au conservatoire puis entame sa carrière au théâtre. Il est engagé durant cinq ans au Centre dramatique national. En 1960, il arrive à Carouge où il joue «Capitaine Karagheuz» de Louis Gaulis.
Georges Wod travaille alors sous la direction de François Simon et Philippe Mentha et multiplie les activités tant sur scène que dans les coulisses. En 1962, il entre au comité directeur du théâtre genevois.
Notoriété internationale
Carouge le rapproche de la Télévision suisse romande pour laquelle il tourne une quarantaine de téléfilms et de dramatiques, notamment avec Michel Soutter, Raymond Vouillamoz, Yvan Butler et José Giovanni. En 1973, il signe sa première mise en scène pour le Nouveau Théâtre de Carouge.
Parallèlement, Georges Wod mène sa carrière à Paris. La télévision française l’apprécie, la scène aussi. De 1978 à 1981, il joue au Théâtre de la Ville et au Carré Silvia-Montfort. On le voit au cinéma. «Le Haut-Mal» de Louis Grospierre, où Georges Wod tient le rôle principal, est sélectionné pour le Festival de
Cannes de 1974.
Sa filmographie comprend notamment «L’Escapade» de Michel Soutter, «Le Gitan» de José Giovanni, «Lumière» de Jeanne Moreau et «Le Shérif» d’Yves Boisset. En 1981, Georges Wod quitte Paris et reprend la direction du Théâtre de Carouge. En quelques années, il en fait une scène d’envergure internationale.
Directeur de théâtre
Dès lors, Georges Wod ne cesse de surprendre son public par la variété et l’ouverture de sa programmation. Il monte les créations de Monique Lachère, sa femme, récits de grands destins comme «Don Quichotte», «Raspoutine», «Freud» ou «Catherine de Médicis».
Le répertoire classique est largement servi avec Marivaux, Molière ou Musset. Les jeunes auteurs sont programmés dans «la petite salle», une scène qui leur est réservée au 57 de la rue Ancienne.
Des récompenses
Homme d’action à la carrure impressionante, Georges Wod ne se contente pas de son bureau de directeur. Il brûle les planches dès qu’il le peut, endossant des personnages comme Cyrano, Dom Juan, Monsieur Jourdain, Henri IV. Il est également très actif en tant que président de l’Union des théâtres romands.
Cet homme passionné qui était aussi professeur de diction et de théâtre a reçu plusieurs distinctions. En 1992, la Ville de Carouge lui attribue le Mérite carougeois et, deux ans plus tard, Jacques Toubon alors ministre français de la culture et de la francophonie le fait Chevalier des Arts et Lettres.
Genève retrouve le comédien à la voix grave et puissante en 2006. Il joue alors au Théâtre Pitoëff dans la pièce «L’habilleur».
Je me souviens bien des coups de gueule de Mr Wod une entre parmis d'autre pendant un cour : "Vous n'êtes qu'une bande de pene zizi." Plusieurs fois rencontré à la station Agip du Bd des Promenades, le café pris avec lui à la Brasserie des Tours.
Reposez en paix Mr Wod.
Un de vos élèves.
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Je suis également du C.O. de Pinchat. Je regrette ce grand acteur et metteur en scène qui m'a appris à aimer le théâtre et a passer de merveilleuses soirées au Théâtre de Carouge.
PS : L'autre prof prénommé Claude se nommait Delieutraz, il est également décédé il y a quelques années. Quand à Monsieur Horwath il était prof de dessin et activités créatrices (Ah la la toute une époque)
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truffe
Grand comédien, forte personnalité . C'était un régal de le voir jouer et d'entendre sa voix unique. Adieu l'artiste.
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Magnifique comédien et homme de passions, je me souviens de lui défilant seul dans les rues basses en robe de bure, pieds nus, corde au cou et avec un panneau pour protester contre les baisses de subventions affectant son théâtre, du grand art, salut l’artiste.
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Très sincère pensée à la famille et merci pour tout ce que tu as fait pour Carouge et son théâtre. Merci à toi acteur incroyable entier et complet au caractère bien trempé. Je regretterais tes passages à Carouge et le café que tu venais prendre au magasin quand tu étais dans notre région. Toute ma sympathie à la famille.
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Moi aussi j'ai eu Georges Wod comme prof au CO. C'est un type qui m'a marqué et dont je me rappelle encore aujourd'hui (35 ans plus tard) avec des souvenirs exclusivement positifs. Il a su nous passionner pour son sujet (contrairement à beaucoup d'autres profs). Je sais aussi que Georges Wod qui a eu une influence énorme sur Philippe Macasdar lorsque celui-ci a commencé à s'intéresser au théatre.
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La voix qui aura suivi toute ma vie... merci pour votre talent distribué si généreusement... Adieu.
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Quand je pense que Georges Wod venait nous donner des cours de Théâtre au Cycle d'Orientation, cela me rend triste de savoir qu'il est mort et cela ne me rajeuni pas du tout.
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C'est vraiment l'année des "grandes Pertes"!
Il fut mon prof au C.O. de Pinchat. Il était impressionnant de carrure, de douceur. Un regard et une voix profonds, magiques! Salut Monsieur le professeur!
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Moi aussi j'ai eu Georges Wod comme prof au C.O et que de souvenir des pièces jouées en fin d'année, il m'est arrivé de le revoir dans la rue il y a quelques années. Je me rappelle d'un autre prof mais plus de son nom.
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Corélande,
Peut-être avez-vous eu également M. Mattier, pour des cours, je ne suis pas sûr de l'orthographe et je ne sais pas son prénom, il venait nous donner des cours de Cinéma il avait toujours une écharpe. Savez-vous ce qu'il est devenu ?
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Café, j'ai ressorti mes livrets scolaires, mais ce nom de Mattier ne me dit rien!
Il me semble me rappeler que M. Horwarth avait souvent une écharpe aussi, comme l'autre prof dont je n'ai plus que le prénom: Claude ? que j'ai vu souvent sur les génériques à la TV romande.
Bisous arc-en-ciel à tous en ce jour de perte.
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N'était ce pas Claude Para ??? Du théâtre Para-Surbeck !
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Oui bien sûr Para et non Polo !! merci de rectifier ma mémoire défaillante
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Corélande,
Je me souviens très bien d'Horwath, notre prof de dessin qui lançait sa godasse à travers la classe, quand il était en colère...merci tout de même.
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Horwath c'était pas le prof de dessin avec souvent un verre dans le nez ?
Sinon en théâtre j'avais eu M. Polo, qui est aussi décédé il y a quelques années
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je connais pas le théâtre de Craouge. Ceci dit Georges Wood, qui a joué aussi le rôle du vampire dans la pouée sanglante était un type super.
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