A l’Arena, Jacques Dutronc ressort son vieil habit de rocker nonchalant. Même pas usé!
CRITIQUE | Vendredi soir, le chanteur a servi «Et moi, et moi, et moi» devant un parterre ravi. Fabrice Gottraux | 06.02.2010 | 00:00
Un rock tonitruant allume la scène. Lumières blanches, miroirs géants au plafond. Vendredi à l’Arena, Jaques Dutronc, l’idole des yé-yé, le pince-sans-rire en Ray-Ban, apparaît vautré dans un gros fauteuil de cuir noir. Noir comme son costume, noir comme les musiciens, cinq vieux briscards virtuoses du solo enflammé. Dutronc se lève, Dutronc lorgne l’auditoire. Et déploie la ribambelle de tubes qui ont fait sa réputation. Et moi, et moi, et moi, On nous cache tout, on nous dit rien, La fille du Père Noël, tout y est.
Pari réussi pour ce retour en scène, sans une once de nostalgie. Quand bien même Dutronc, très bavard, lance au public, plus tout jeune: «Revenir à Genève, que de vieux souvenirs. Ouh là! Vous n’étiez pas né! Je dois avoir des amis dans la salle. Intimes… Mais avec l’âge, j’ai oublié!»
Dutronc à l'Arena? Un pur moment de bonheur! Il n'a rien perdu, ni sa voix, ni son humeur, ni son sens de l'à-propos. On ressort de là comme sur un petit nuage.
Au fait, il revient quand, l'ami Jacques?