Discussion
«La brutale leçon de Merck»
Comment accepter qu’une entreprise qui réalise 745 millions de bénéfices liquide plus de mille collaborateurs? Plus...
Par Pierre Ruetschi / Rédacteur en chef.
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La rédaction
92 Commentaires
L'expiration des brevets est aux médicaments ce que la libre circulation des personnes est aux résidents : l'entreprise disparait et le résident ne survit pas. Autant les pharmas se battent pour leurs brevets et des durées très longues, autant l'UDC devrait sortir ses pouces du Q... et s'activer à remettre des frontières et des quotas à l'immigration. Répondre
Hello Guillaume"s" Tell, Il faut maintenant virer un certain nombre de frontaliers,si vous voulez vous en sortir. Répondre
décidément le site de secheron porterai malheur nos grands financiers!!!!!!! les pauvres,après le départ d' ABB, de Secheron SA qui eux vivent très bien, même si la crise est là (j'ai travaillé quasiment 40 ans a Secheron et je viens d'être licencié a 59 ans) maintenant c'est Merck avec sa cohorte de licenciement, mais cela n'a pas d'importance dans ce monde ou l'argent dirige tout. Répondre
Fric fric fric et aucune éthique: une grande majorité des gens ont trouvé cela normal pendant les dernières décennies. Et pas d'éthique pour une entreprise de biotechnologie c'est vraiment grave. Comment réagir ? Par une grève d'achat de leurs produits ? Merci pour vos idées. J'espère que les employés licenciés trouveront un emploi dans des entreprises ayant plus de conscience sociale. Répondre
Concernant les "grands arbres", je ne vois pas pourquoi ceux-ci devraient venir de l'extérieur. Ni pourquoi ceux qui viennent d'ici devraient être vendu à des grands groupes étrangers ou apatrides dont les considérations sont tout à fait différentes des notres.
Non car l'AVS c'est un principe, celui que chacun doit pouvoir vivre dignement après une longue vie de travail. Les questions comptables ne doivent jamais prendre le pas sur l'objectif. A chaque crise, les retraites par capitalisation s'évaporent dans les bulles financières. Alors que tant qu'il y a une économie qui fonctionne plus ou moins, la solidarité permet d'entretenir les vieux.
Les entreprises c'est comme les arbres: il y a un cycle de vie et il faut favoriser les grands arbres (entreprises) comme les jeunes pousses (start up). Bien sûr on peut 'être libéral et responsable, entrepreneur et humain, financier pour l'économie réelle.Etc. Vouloir n'avoir que l'AVS, c'est augmenter les risques car on a plus la capitalisation et sa diversification. Pas bon pour la sécurité.
Fiat, ne voyez-vous pas de contradiction dans le fait de vouloir favoriser l'entrepreneuriat tout en attirant un maximum d'entreprises étrangères qui financent par concentrer les trois quarts des emplois ? Ni dans le fait de se dire libéral et de défendre des assurances solidaires comme le chômage et l'AI ? Il faudrait aussi que l'AVS remplace la LPP non ?
Nil: NON Merck n'est pas dirigée par des financiers mais par des associés. NON le libéralisme est toujours d'actualité, la comparaison en la Suisse et l'UE en est la preuve contemporaine. Il faut favoriser l'entrepreneuriat et la création d'emplois (donc pas de CDI français ni de salaire minimal). OUI les files sociaux sont diminués à tort (j'ai voté contre les révisions sur le chomage et l'AI)
Fiat : pas du tout, Serono a été acheté par une multinationale étrangère qui a décidé de la sacrifier. Bien sûr, les financiers prétendent toujours qu'ils n'avaient pas le choix et il est difficile de connaître les vraies raisons. Et vous, admettez-vous que le libéralisme dont vous parlez n'est plus d'actualité et que les filets sociaux sont détruits les uns après les autres ?
Allez Nil, ayez le courage de reconnaitre que vos remarques ne sont pas à propos pour Serono et Merck. Errare humanum est, perseverare diabolicum. Quant à la vision générale, l'histoire du XXe et du début du XXIe en Europe et aux USA montre clairement qu'un libéralisme économique avec des bons filets sociaux est largement supérieur pour le bien commun que ce que propose l'Ultra Gauche aujourd'hui.
Fiat, si vous vous intéressiez davantage à l'état général du système capitaliste mondialisé et à ses conséquences, vous pourriez comprendre de quoi je parle. Mais c'est une constante chez les idéologues libéraux : toujours voir les choses par le petit bout de la lorgnette, le cas particulier, la situation individuelle...
Nil, dans le cas présent avec la décision de Merck, le rôle majeur a été joué par l'économie réelle: Merck est détenu à 70% par la famille et tous les hauts managers sont des partenaires (donc avec des parts). Ces infos viennent d'un interview dans le Temps.ch du directeur général de Merck-Serono d'alors. Se tenir informé permet d'éviter des généralisations non justifiées
Cher Fiat, si on ne trouve pas en Suisse, pays qui concentre la plupart des millionnaires ou milliardaires du monde, des gens pour investir dans l'économie réelle (comme Bertarelli selon ce que vous dites), c'est qu'il y a un gros problème. La finance mondialisée n'est en rien une chance pour l'économie réelle, au contraire, c'est une menace énorme. Et je pense que l'Etat peut investir aussi.
Cher Nil, je pensais bien que vous êtes en faveur de l'économie réelle moi aussi. Voici le dessous des cartes: qui investit dans ces entreprises de biotech en Suisse ? Et bien parmi les investisseurs on trouve Bertarelli et des fonds américains au profil bien spéculatif. Ces infos sont largement publiées dans les pages économiques des quotidiens. Finalement, rien n'est simple !
@Fiat : même si je suis anti-libéral et anti-capitaliste, je soutiens les initiatives de développement de l'économie réelle. Car, dans le contexte actuel, c'est elle qui fournit des vrais services et des vrais emplois et c'est elle qui peut contrer la montée du capitalisme financier complètement délirant et dérésponsabilisé dont Genève est la plaque tournante.
Les cantons accordent des éxonérations fiscales parfois de 100%(ce qui est contraire aux standards de l'OCDE; voir la réponse du Prof. Xavier Oberson sur mon blog Egalité des citoyens) et ensuite on s'étonne que ces multinationales n'aient pas de conscience sociale .... Plus de cohérence serait nécessaire aussi. De toute façon il va bien falloir trouver d'autres solutions.
@Michèle et @Dark, beaucoup de vos idées sont déjà mis en place: parc d'entreprises, fonds de soutien aux start-up, rabais d'impôts sur revenus futurs, garantie de dette et etc. Il faudra que ces outils soyent utilisés à fond pour garder les scientifiques licensiés de Serono au travail. Nil, vous qui n'aimez pas le statut d'employé, qu'en pensez-vous ?
Le problème c'est qu'on se prétend en démocratie alors que tous les jours de la semaine, toute la journée, nous n'avons absolument rien à dire et sommes contraints d'obéir aveuglément. En fait, la démocratie c'est quelques jours par années quand on peut voter et la dictature c'est le reste du temps sauf le week-end.
A Dark: Merci pour vos commentaires. Pour créer un nouveau modèle d'entreprise tout le monde doit participer et se sentir concerné. Les employés aussi. J'ai constaté en visitant un labo à Lausanne qu'il y a un gaspillage énorme. Pour limiter l'étatisme, on peut imaginer que les employés seraient co-propriétaires (donc plus responsables) et les privés pourraient le devenir aussi (actionnaires ?).
Oui Michèle, vous avez raison, le chômage coûte aussi cher. Je n'ai pas dit que votre proposition n'était pas bonne. Elle a le mérite que l'on s'y penche dessus. Mais en ce moment, qui aurait les reins assez solide pour investir peut-être à perte dans un tel projet ? Et jusqu'où faut-il aller pour ne pas tomber dans un etatisme global ? Il faudrait une grande table ronde et tout poser à plat !
A Fiat Lux: L'Etat de Genève supporte déjà des labo. Très bien. Cela ne suffit pas. Il faut arriver à créer de nouveaux produits commercialisables pour obtenir ensuite des bénéfices. Un exemple: l'excellent ordinateur Smacky inventé à EPFL il y a 30 ans n'a jamais été commercialisé (profit = zéro). Au même moment, IBM et Apple inventaient des PC et les commercialisaient (profits énormes)! IDEES ?
A Dark: Avoir des chômeurs coûtent très cher aussi. Il existe plusieurs catégories de chômeurs. Dans ce cas, ces employés possèdent une formation extraordinaire, de pointe et il faut à tout prix maintenir ces places de travail ici. Je pense qu'il y a assez d'argent à Genève (public et privé) pour trouver une solution. Le chômage n'est pas une bonne solution: dépression, problèmes familiaux, ...
A Dark: Je sais que ces recherches coûtent très chers. Mais elle peuvent aussi rapporter beaucoup d'argent ! Le modèle économique actuel a largement montré ses limites. Il faut inventer un autre modèle plus durable (Serono a disparu en 5 ans), plus humain et éthique (diminue les frais de santé des employés ...), écologique. Le but n'est pas le profit, mais le BNB = bonheur national brut. URGENT !
Michèle, si votre idée en soit peut être sujet à discussion et mérite une certaine investigation, il n'en est pas moins que les finances de l'Etat ne permettront jamais, ou du moins à moyen terme, de financer ce genre de projet ! Ces recherches coûtent cher, très cher !
A Fiat lux: Merci pour votre commentaire que malheureusement (ou plutôt heureusement ...) je ne partage pas du tout. Grâce aux nouvelles technologies, il va y avoir des développements fulgurants dans le domaine de la biotechnologie. Et les chercheurs auront encore du travail. La Suisse doit conserver ce domaine en proposant des emplois ici. Collaborations avec CERN, EPFL, Universités, PME.
Chère Michèle, l'Etat de Genève supporte déjà des labos de recherche. C'est Eclosion, sur l'ancien site de Glaxo. Comme autres idées: (1) ne pas taxer les gains en capital (sinon pas de start up) (2) faire des rabais d'impôts (3) protéger les brevets (sinon pas de recherche) au lieu de se battre pour les fabricants de génériques indiens. En bref, il faut éviter les bêtises de la Gauche.
Autre idée: Et si la ville de Genève ou le canton, avec les banques, créait un laboratoire de recherches (éthiques) en engageant ces employés licenciés (à la place du chômage) ? Dans 10 ans, cette entreprise, appartenant en grande partie à l'Etat, commercialisera elle-même les produits .... et l'Etat encaissera des profits. Autre idée ?
Comme Roche et Novarits, Serono fait face à la fin de brevets et donc l'arrivée de génériques mais à la réduction des coûts de la santé. Tout le monde est étonné que cela fait que les années de vache grasse pour la pharma, c'est fini. La pharma doit réduire ses coûts ou disparaitre (et on aura uniquement des génériques dans le futur). Cela ne donnera pas de job aux chercheurs licenciés.
Arrêtez de vous plaindre constamment du libéralisme. Il n'a malheureusement pas d'alternatives crédibles, demandez aux personnes qui ont vécu sous un régime communiste ce qu'ils en pensent. Répondre
@Fiat et Dark, je vous suggère de vous intéresser à d'autres économistes que ceux qui croient que le capitalisme libéral est le graal absolu. Ecoutez par ex. Jacques Généreux ou aller voire les travaux du collectif roosevelt2012 sur leur site. Enlevez vos oeillères et arrêter de faire des cauchemars peuplés de communistes avec des couteaux entre les dents qui mangent les petites filles.
Mais à part ça oui, après trente ans de prospérité, les politiques néo-libérales ont été imposées et, trente ans après, nous avons les crises à répétition que nous connaissons depuis le 11 septembre, les subprimes etc. etc. Le problème vient de la perte de la souveraineté monétaire qui force les états à emprunter auprès des banques et au déséquilibre dans la répartition des richesses.
C'est triste de constater qu'il n'y a que ce genre d'arguments à avancer pour mettre le libéralisme en avant. Cela tendrait à nous démontrer que les ardents défenseurs du capitalisme ont des oeillères qui leur masquent une bonne partie de leur vue et de la vision de 'leur' société. Nul doute que le respect proné de la responsabilité individuelle les empêche d'avoir une vision de l'intérêt général!
@Nil, la Grèce et le Sud de l'Europe ont en commun le même surendettement PUBLIC qui a grossi depuis des décénnies. La Suisse, plus libérale que l'UE, n'a pas ces problèmes et qu'elle devrait avoir selon votre théorie. Pourquoi ? Parce que le frein à l'endettement a été mis en place il y a une décennie quand notre croissance était plus faible que celle de l'UE après le refux de l'EEE en 1992.
"...après trente ans de politiques sociales qui ont amené la prospérité partout en Europe et aux USA." AHAHAHAHAHA !! Alors celle-là elle est bien bonne !! Mais biensûr Linario........je serais curieux de voir les sources qui vous permette de dire de telles inépties !!
Non Dark, comme partout, on essaie de nous faire croire que c'est une crise de l'état providence alors que comme partout c'est une crise du capitalisme dont l'origine vient des réformes néo-libérales initiés dans les années 80 après trente ans de politiques sociales qui ont amené la prospérité partout en Europe et aux USA.
@Fiat : et donc le problème grec est un problème typiquement grec, le problème italien typiquement italien, le problème espagnol typiquement espagnol, le problème portuguais typiquement portugais , le problème français typiquement français et le fait que ça arrive tout en même temps n'est qu'une gigantesque coïncidence. La logique libérale me laissera toujours perplexe...
Ce qui a, entre autre, amené la Grèce à la ruine, sont les "acquis sociaux" mis en place par la gauche !!
Cher Nil, vous avez raison sur un point: il y a un "dealer" Goldmann Sachs avec le "drogué", la société grec. Par contre, les disfonctionnements grecs existent depuis le XIXe où l'Etat s'avait déjà été "en faillite" et sous-tutelle. Ces fraudes, l'arivée de l'Euro et "mauvais gras" de la bureaucratie ne sont pas des problèmes de mondialisation mais bien grecs au XXIe comme au XIXe siècle.
Non Dark, pas du tout, il s'agit du gouvernement de droite qui a précédé celui de papandreou. Cela dit ça ne change rien car les sociaux-démocrates ont démontré dans presque toute l'Europe qu'ils ne valaient pas mieux.
...Et ce gouvernement "conservateur" n'était autre qu'un gouvernement socialiste..........juste comme ça.......en passant !!!!
Cher Fiat : les grecs sont victimes du gouvernement conservateur qui a magouillé avec Goldman Sachs, puis de Papandreou qui a immédiatement cédé devant les marchés, ouvrant la porte aux politiques ultra-libérales dont j'ai parlé plus bas. Les libéraux tente de nous faire croire que c'est une crise de l'état providence alors que c'est une crise du néo-libéralisme qui a tout dérégulé.
Cher Nil, la Grèce n'est pas la victime du libéralisme économique mais d'elle-même avec l'explosive combinaison de l'arrivée de l'euro sans surveillance budgétaire, d'un état surdimensionné (40% du PIB) et de multiples fraudes dans toute la société grec (fraude fiscale, pas de collecte d'impôts, abus de biens sociaux, fraudes aux indemnités et etc). Après, le remède actuel, on a tous des doutes.
Demandez aux grecs ce qu'ils pensent du libéralisme. Privatisations, déréglementation généralisée, destruction du système social ont fait exploser la pauvreté et le nombre de SDF, la malnutrition a refait son apparition dans les écoles, les gens ne peuvent plus se soigner et le taux de suicide à augmenté de 40%. Difficile de faire pire. Communisme stalinien et capitalisme libéral, même catastrophe
Cher Philipp, on va vous traiter d'anticommuniste primaire. D'ailleurs c'est quoi un anticommuniste primaire. Simple: un homme qui a vécu.
Avec un tel événement, c'est une petite partie de la dalle de l'agglomération franco-valdo-genevoise qui se fissure. Avec d'autres secousses telluriques qui pourraient gagner notre petite république bananière dans le secteur bancaire ou à terme sur l'accord de l'imposition des frontaliers, la fissure s'étendrait comme une toile d'araignée sur le projet mal dissimulé du petit Monaco sur Léman... Répondre
Ce n'est pas la faute à la Gauche en soit mais celle-ci par le biais de Salerno aide a créer une ambiance anti-multinationale et anti-création d'entreprises. Il ne faut pas attirer les entreprises uniquement par des allègements fiscaux mais Genève n’a pas grand-chose d’autre (mauvaises infrastructures, pas assez de gens qualifiés, couts élevés). On comprend le choix de Merck. Genève réveille-toi! Répondre
Faut-il rappeler le départ de Procter + Gamble pour Vienne (Autriche) il y a déjà quelques années. 850 employés concernés ... et, pourtant, ils sont revenus à Genève !!! Répondre
les propos à la RSR datent de ce matin ou hier soir (je ne sais plus). Cela semble des rumeurs donc, comme l'étaient les rumeurs l'été dans Le Matin sur les jobs supprimés chez Serono. Espérons que cette fois pour P+G cela sera différent.
@Fiat Lux: Merci. Ce sont des nouvelles récentes? J'ai trouve sur le net qu'en février, la porte-parole avait écarté des licenciements chez P+G a G'neve, malgré que Le Temps parlait de 300 postes en péril...??
A Genevois, les infos inquiétantes sur P+G étaient rapportées à la Radio Suisse Romande.
@Dominique Sanssouccis: Ouufff P+G aussi? Avez-vous des sources ou plus d'info? ....
Christriane de Francisco,...et pourtant, il y a de nouveau des rumeurs pour ce qui est de Procter...
Ce commentaire est d'une logique binaire et donc simpliste.Il ne faut pas dire non au multinationale bien évidemment mais il ne faut surtout pas espérer naïvement qu'elles seront les seuls remèdes à l'emploi. Si la crise arrive, elles partent et elles licencient!C'est de la multinationalo-dépendance! Genève doit vivre de ses propres forces :pôle sur la recherche des cellules souches par exemple Répondre
Voici le vrai "contenu" de l'idéologie néo-libéraliste et capitalisme: s'enrichir à tout prix, compris celui de la guerre et mépriser et piétiner le peuple. Cela ne vous rappelle-t-il pas les pires époques de la royauté et de l'empire, avec sa "noblesse", ses armées, ses clercs fidèles, ses valets serviles, sa misère ... Répondre
"Comment accepter qu’une entreprise qui réalise 745 millions de bénéfices liquide plus de mille collaborateurs?" -> on ne peut pas. Sauf si on accepte de troquer la morale et la raison contre le soif aveugle de profits conforme à l'idéologie libérale. Pour ceux qui n'auraient pas compris, il s'agit là du résultat typique de la mondialisation libérale : règne de la finance et absence de scrupules. Répondre
Cher Fiat : oui, banques, assurances, même combat. D'ailleurs les banques se battent pour pouvoir gérer le 2ème pillier. Dans l'intérêt des travailleurs ? J'en doute, plutôt car il y a du profit à se faire... Les retraites doivent être solidaire et leur financement doit dépendre des besoins et de l'état de l'économie et pas de petits calculs comptables.
Cher Nil, la plupart du 2e pilier n'est gêré par des banques. Sous pression (dont celle de la Gauche) d'obtenir des rendements à 1 chiffre , beaucoup de caisses de pension ont investi en Euro. Mal leur en a pris. Conclusion: le monde dans sa complexité est plus complexe et moins exhaltant que ce que voit un militant ultra-gauche anti-globalisation.
@Fiat : merci de ne pas me mettre dans le même sac que "tous ceux qui demandent des rendements capitalistiques". Des objectifs de rendements à deux chiffres sont une aberration qui mènent forcément à des injustices et des crises économiques. Quant aux retraites par capitalisation (2è pillier), il s'agit d'une escroquerie pour permettre aux banques de jouer avec nos retraites.
Cher Nil, OUI la maison mère se porte bien active aussi dans la chimie fine. NON la filiale Serono n'a pas eu le succès escompté. Comme beaucoup de groupes pharma (Merck +Co, Astra Zeneca, Pfizer etc), les coûts sont coupés. C'est donc à la base un problème sectoriel de la pharma qui ne peut faire fir des rendements capitalistiques que tout le monde le demande même la gauche pour le 2e pilier.
Si Merck était une PME de 80 employés on aurait eu un petit article d'information et 3 commentaires, mais Merck est une multinationale avec de milliers d'employés et le débat s'enflamme. Question de proportions! Une entreprise qui ferme représente tout simplement une perte de richesse, d'emplois et de débouchés economiques. Tout politicien qui voit du positif en cela, est un inconscient! Répondre
M. Ruetschi vous avez entièrement raison. Il faut que Genève se réveille et que nos représentants cessent de cracher dans la soupe. Genève et la Suisse doivent redoubler d'efforts pour se rendre attractives afin de faciliter le développement des PME, d'attirer les multinationales et de rendre la place financière plus compétitive. A défaut nous perdrons notre qualité de vie et notre tissu social. Répondre
la qualité de vie à Genève s'est beaucoup dégradée grâce à l'afflux des multinatinationales qui ont fait monter les loyers, le coût de la vie, et obligé bon nombre de Genevois à s'expatrier en France voisine. Revenons à une économie locale, sobre et raisonnable plutôt qu'à une fuite en avant dans le néolibéralisme fou qui a abouti à une crise mondiale.
Ramassis de conneries cet article ! Répondre
@Pierre Ponce: NON, Serono en 2006 n'était pas condamné et le consensus des investisseurs n'avait pas cette vue (je connais très bien cette histoire)@Tou Contefait: NON il faut favoriser de bonnes conditions pour les grandes entreprises, le blian reste largement favorable pour la région lémanique @JW: NON les PME ont aussi des rabais fiscaux, j'en connais personnellement plusieurs Répondre
Connaissant très bien cette histoire vous devez alors savoir que le site de Genève est fermé essentiellement parce que c'est infiniment plus commode de supprimer 1200 postes ici plutôt qu'en Allemagne.Mais il s'agit peut être là justement des "bonnes conditions pour les grandes entreprises" dont vous parlez?
Puis-je me permettre, une petite rectification ? Avant de se distinguer dans le traitement de la sclérose en plaque, les fondateurs d'Ares Serono ont été les pionniers du traitement de l'infertilité, soutenus, disait-on, par la volonté du Vatican de contrecarrer les méthodes de fécondation artificielles jugées contraires à la doctrine de l’Église catholique... Intéressant, non ? Répondre
Je suis pas d'accord avec l'analyse de Pierre Ruetschi. Ce sont PRECISEMENT les multinationales sans attachement particulier, si non financier, a Geneve qui peuvent arriver en masse et partir aussitot. A Serono, 850 des 1250 employes NE sont PAS des suisses, des expats pour la grande majorite. Attirer des multinationales apporte des risques et une penurie de logement incroyable, c'est tout!!! Répondre
à Genevois de souche: je suppose que votre famille est genevoise depuis 1602 et que vous êtes solides dans vos botes parmi les très rares vieux genevois et que vous savez que tous ces immigrés suisses, savoyards et autres qui ne sont genevois que depuis une ou quelques générations ne sont pas des vrais Genevois. Est-ce correct ?
J'ai pas compris pourquoi c'est la faute des socialistes. Serono a bien profité des avantages fiscaux. Le CEO allemand, a perdu 17 milliards pour une coquille vide mais gagne plus d'1 mio/an et Bertarelli profite de ses 17 milliards exonérés d'impôts sur le gain en capital en 2006. C'est la politique de droite et du monde capitaliste globalisé et vénéré. Employés virés, rejoignez donc la gauche Répondre
merci,merci,merci,madame Salerno,pour la désinvolture avec laquelle vous commentez la catastrophe que représente 1250 nouveaux chômeurs à Genève.Du haut de votre fonction de magistrate,le mépris haineux dont vous accablez ces travailleurs ainsi que la jubilation que vous dissimulez mal constituent une forfaiture de la part d'un haut commis de l'état. Répondre
Serono était déjà condamné en 2006, et ça les analystes financiers vous le diront. Donc rien de surprenant, une simple suite logique ! Répondre
@Fiat: Entre Intranet et internet...cherchez la différence. Un exemple parmi tant d'autres ? Extrait pour votre culture générale : "Quand le patron demande à l'analyste de mentir, c'est que les choses se gâtent".Avant dernier paragrahe ;-)[http://www.tribuforex.fr/forum/viewtopic.php?id=3805]
Cher Pierre, les avis des analystes (recommendations + prix cibles) sont sur yahoo finance par exemple. Pour le reste (opinion de quelques analystes sur le potentiel de Serono en 2010), libre à vous de ne pas me croire
@Fiat: Les avis officiels des analystes sont sur le net ? ;o) Les avis informels, quant à eux...NON, sans quoi vous ne pourriez faire gagner de la thune à votre employeur. Sans rancunes ;-)
@Pierre: oui les avis officiels des analystes peuvent être biaisés (ces avis sont sur le net) C'est pour cela que je parle que de l'avis "hors micro" donc dont de ceux que je connais personnellement. Serono a été "condamné" lors l'échec (prévisible) du cladribine et des ventes moyennes d'Erbitux. C'était en 2010. bien après le rachat de Serono en 2006.
[Un analyste qui ne donne que des avis "conserver" ne rapporte pas]. Vos amis devraient pourtant savoir de quoi je parle ! :o))
Faux ! Je connais personnellement 4 analystes financiers dans le domaine. Ils n'ont jamais dit cela
Même avec des allègements fiscaux, cette décision a été prise. Qu'est-ce que les socialistes ont à voir dans cette histoire ? Le CEO allemand a acheté une coquille vide pour 17 milliards et il est toujours en poste, Bertarelli s'est tiré avec le magot dont la plus-value est non imposable, et les employés retournent à leur statut d'assisté avec 30 millions pour se consoler. Vive la droite. Répondre
Le vrai tissu économique de Genève sont le PME et non les multinationales. Infiniment plus rentables pour l'Etat qui ne pratique pas de "forfait" avec de petites entreprises, elles représentent un moindre danger face à la délocalisation. Non aucune sclérose sans ces multinationales apatrides mais des entreprises utiles et dynamiques, se souciant de leur clientèle et non de leurs actionnaires... Répondre
Oui, personne n'a fait le même foin lorsqu'au début des années nonantes la crise a frappé de plein fouet le secteur de la construction et que plus de 5000 personnes (du bureau d'architecte à l'entreprise de nettoyage) se sont retrouvées sur le carreau !
La ville rouge de Genève n'aime plus les multinationales grand aise, le premier mauvais coup de vent arrive. Ensuite, le politique n'a jamais servi à rien, ils s'agitent et vitupérent dans un verre d'eau. Genève n'est pas la suisse romande, mais 280 km2 trop coûteux et trop exigu, trop cher, il faut revenir à une dimension humaine, petite exigue et pauvre, le prochain coup de massue : les banques. Répondre
"continuer à se battre pour attirer des grandes entreprises multinationales sans lesquelles le tissu genevois se scléroserait." Mais bien sûre. Et pour enrayer se phénomène de sclérose des Multinationales, la réponse est dans le texte, je cite : "elle a bâti son succès sur l’invention d’un vertueux médicament contre la sclérose en plaques"Super, quelle naïveté de ces politiques, laissez faire... Répondre
"Ces" politiques ne sont pas naïfs; ils sont serviles et prétentieux (ça va ensemble), ou carrément idiots et font où les "économistes" leur disent de faire! Ca fait hélas partie de leur cahier des charges: c'est pour ça qu'il se présentent et sont élus, ils occupent le terrain pour empêcher tout changement au profit de la population.
Voilà le pire éditorial que j'ai jamais lu. En plus, il n'est même pas signé.On se fait avoir par une politique perdante, celle de l'implantation à tout va de multinationales qui délocalisent dès que quelque chose va mal ET ON EN REDEMANDE UNE LOUCHE, en profitant d'égratigner Sandrine Salerno au passage !!!A la poubelle direct cet éditorialiste. Répondre
Tou Contefait, merci pour la réponse mais cela ne répond pas à la question...Genève va perdre plus de CHF100m dans ses caisses des 2013. Comment ne pas réduire les prestations sociales? Bcp ne veulent pas voir la réalité, le développement de la ville et la région est obligatoire (!) si on veut garder notre niveau de vie. Sinon, l'Asie se frotte déjà les mains d'accueillir notre argent et nous meme
@Eric H: Qui paiera les retraites? Il me semble que les caisses de retraites ont perdu beaucoup d'argent gagné honnêtement par les employés en boursicotant entre autre sur les actions de multinationales...Quant aux riches, les riches français débarquent en Suisse, pas de souci!
Il faut donc jetter toutes ces multinationales et virer des milliers de Genevois? C'est une bonne vision? Qui payera les millions des caisses de retraites? Ces entreprises participent au developement de la region! Que proposez-vous alors? Des emplois payer par l'Etat? (qui n'aura plus d'argent d'ailleurs, les riches et multinationales seront parties ailleurs a Londres ou Zurich). Bonne chance!
Si il est signé Pierre Ruetschi. Pour le reste, tout-à-fait d'accord avec vous: il faut bannir définitivement ces multinationales qui se permettent de jeter impunément un millier d'emploi à la poubelle sans crier gare et au contraire favoriser le développement de petites entreprises locales qui paient des impôts.
N'en faites pas un scandale politique. C'est purement business. Le système neoliberale demande de la pression constante sur les travailleurs , benifices ou pas. Il y a 5 ans, Allianz faisait un profit record (je crois 8 milliards). A l' Annual Meting, ils annonçaient cela (en Allemagne) et dans le même souffle la suppression de 4000 emplois. Faut qu les rices s'enrichissent, quoi... Répondre
attirer de nouvelles multinationales, conclusion aberrante: ces multinationales qui jettent un millier d'emploi à la poubelle d'un coup sans prévenir alors qu'elles font du profit, il faut justement les empêcher désormais radicalement de venir s'installer à Genève. Madame Salerno a raison. Il faut au contraire développer les petites entreprises locales, si nous voulons la sécurité pour l'avenir. Répondre
avec du vent l'on ne construit rien !!! l'avenir n'est pas derrière nous, mais devant,. Illusions. Belles paroles, sonnant creux et ne comprenant rien à la finance
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