REFERENDUM
Des associations genevoises unies contre le durcissement de l’asile
Par Laure Gabus. Mis à jour le 16.10.2012 2 Commentaires
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Plusieurs associations genevoises unies au sein de la coordination Stopexlcusion récolteront des signatures contre le durcissement de la loi sur l’asile adopté en urgence par le Parlement fédéral au début du mois. Les Verts les soutiennent. «Nous espérons récolter près de 7000 signatures à Genève», calcule Aldo Brina, coprésident de la coordination. Pour que le référendum débouche sur une votation nationale, il faudra en recueillir 50 000, avant le 19 janvier.
Les associations s’inquiètent de quatre modifications de la loi: la suppression des demandes d’asile en ambassade, la création de «centres spécifiques pour les requérants qui menacent la sécurité et l’ordre publics», la possibilité d’introduire des procédures tests mais particulièrement la suppression de la désertion comme motif d’asile.
Cet ajout concerne surtout les Erythréens et pose problème sur le plan pratique et international. «Il y a un changement de paradigme, dénonce Antonio Hodgers, conseiller national Vert. La droite ne s’attaque plus aux abus des requérants d’asile, mais en excluant les déserteurs, elle redéfinit le statut de réfugié: une définition donnée par une convention internationale!»
«Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a averti la Suisse qu’elle serait le premier pays à exclure les déserteurs de l’asile; elle a décidé de faire cavalier seul», rappelle Michel Ottet, de l’Association Elisa. «Cela aura des conséquences indirectes sur la Genève internationale qui ne pourra plus s’enorgueillir de défendre les Conventions de Genève», prédit Antonio Hodgers.
La suppression du motif de désertion augmentera aussi le nombre de détenteurs de permis F (attestation d’admission provisoire) plutôt que de permis B (autorisation de séjour). «Ces personnes auront donc plus de peine à s’intégrer, à stabiliser leur situation et à accéder au marché du travail», anticipe Aldo Brina.
(TDG)Créé: 16.10.2012, 16h53
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2 Commentaires
Associations qui sont prêtes bien-sûr à accueillir les requérants dans leur locaux, vu que ceux de la protection civile et autres sont saturés et que les Suisses ne trouvent plus de logements pour eux. Répondre
On a tous compris qu'ils vont financer leur séjour, y compris l'assurance-maladie, les avocats et les juges, les loger chez eux, les surveiller, aller en prison à la place de ceux qui sont criminels/délinquants et payer leur retour et leur réinsertion dans leur pays d'origine. Les frais sont, bien évidement à payer par 5 ans d'avance. Répondre
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