Les Rougets dopent les ados genevois
jeunesse | Pourquoi la jeunesse a-t-elle besoin de héros? Explication.
© olivier Vogelsang | Thomas, Thibaud, Mikael et Mathieu. «Les M17, un exemple à suivre évidemment.»
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ADÉLITA GENOUD | 17.11.2009 | 00:04
Un exemple à suivre, celui des M17? «Oui et plutôt deux fois qu’une. Imaginez la performance: battre l’Allemagne, le Brésil, décrocher la victoire au Nigeria», Potter, 17 ans, élève du Collège de Staël, s’enthousiasme. Il faut dire que le jeune homme est de la partie. Il joue dans la team Genève-Servette-Carouge, catégorie junior de moins de 18 ans. En clair, le vivier du Servette FC.
Le cœur de la Suisse avait déjà battu lorsque la formation M17 de 2002 avait raflé la mise européenne. Mais la prouesse internationale de la jeune Helvétie footballistique donne une nouvelle impulsion aux fans clubs officiels ou improvisés. «C’est un exemple, une motivation, la preuve irréfutable que lorsqu’on lutte pour obtenir quelque chose, on réussit un tour de force», ainsi parle David, 16 ans, collégien et amateur éclairé de ballon rond.
L’exceptionnel galvanise
«Vrai», reprend Sébastien Fournier, actuel entraîneur du Team Genève Servette M21. Quand une équipe gagne, elle fait des émules auprès des teenagers. A commencer par les jeunes footballeurs. «Nous détaillons les prouesses de l’équipe, sur le terrain, dans les vestiaires. Alors forcément il se crée un phénomène d’émulation», affirme-t-il.
Sans compter que l’exploit des Rougets donne aussi quelque satisfaction à l’Association suisse de football. «Depuis les qualifications de 1994 et 1996, notre pays a développé la formation des joueurs. Les structures sont davantage professionnelles.
L’engagement n’était donc pas vain», reprend Sébastien Fournier. Et au-delà de la technique sportive, il y a l’ouverture vers l’autre. L’équipe des M17, comme la plupart de celles qui foulent les pelouses genevoises, est composée de jeunes gens émanant de cultures et d’origines multiples.
La force multiculturelle
«Ce mélange est bénéfique sur tous les plans. D’une part, chaque joueur apporte une autre manière d’appréhender le jeu, et le groupe est forcément gagnant. D’autre part, ce multiculturalisme est aussi une école de la tolérance et de la compréhension de l’autre. Parce que, lorsqu’il s’agit de défendre un projet commun, il n’y a pas de place pour les actes de racisme larvés ou affichés. Il y a l’unité parfaite.»
La proximité de l’âge
Et hors terrain, les Rougets ont-ils fait monter le rouge aux joues de la Genève adolescente? «Sans aucun doute», relève à son tour Mattia Piffaretti, psychologue du sport. «Les pairs ont un rôle essentiel dans les références centrales des jeunes gens. Ils ont le même âge que leurs admirateurs, les mêmes centres d’intérêt, ils rendent les rêves possibles», précise l’universitaire. Leur impact est aussi important que les
idoles dont les posters placardent les chambres des teenagers. «Parce que proches, ils facilitent l’identification», ajoute Mattia Piffaretti.
Lucie, 17 ans, n’est pas une inconditionnelle du foot. Et pourtant, la success story des Rougets, elle l’a lue dans la presse, de la première à la dernière ligne. «En gagnant, ces joueurs donnent une autre image de notre génération souvent jugée peu combative», dit-elle. «Habituée à la facilité, flanquée du syndrome de Tanguy et de l’indéboulonnable besoin de se faire materner par les parents», enchaîne sa camarade, Cynthia. Une erreur forcément, un cliché à tous les coups. La jeunesse de cette fin de décennie a la rage au ventre et la pugnacité pour remporter des victoires sur tous les terrains de sport ou de la vie.
Ouais, le M17 reflète particulièrement bien Genève et les idées de multiculturalisme de calmy-rey :
4 blacks, 3 arabes, 4 balkaniques et 1 suisse (celui qui lave le maillots et porte les sacs)
Et oui! C'est ça la Suisse qui gagne! Tandis que celle que tu défends ne fais plus d'enfants (ou alors consanguins)et sera bientôt morte de vieillesse sans le moindre regret... (c'est peut être pas très gentils ce que j'ai écrit, mais des Suisses comme vous ne nous font pas honneur)
PS: à part ça c'est un honneur de porter les maillots de tels champions et bien, tout Suisse que tu es, tu n'en serais pas digne!
C’est vraiment débile et pas gentil ce que tu raconte, même pas l’amitié d’une équipe d’amis des nationalités différentes lie au sports n’arrive pas a te changer tes idées xénophobes.
Dommage, vraiment dommage !!
Tout d'abord, j'aimerais dire bravo à cette équipe vainqueur, car finalement n'importe quelle équipe gagnante de n'importe quel pays mérite les compliments.
Maintenant, tout ça me fait bien rire, le fait que l'équipe soit multi éthnique, multi raciale etc...
Quand ce sont les autres (les français par ex.)nous nous permettons d'en rire, de critiquer etc, mais quand c'est nous on dit: ce n'est pas pareil (J.-M. Develet) lundi au TG. C'est exactement le même contexte et nous devons être fier d'avoir mis à disposition de n'importe quel gamin qu'il soit, nos infrastructures, nos instructeurs et autres... car finalement c'est grâce (et pas seulement)à ça....
Mais nous, les suisses attention à ne pas critiquer les pays limitroff qui vivent les mêmes phénomènes quand ils gagnent par simple jalousie....
C’est un splendide moteur pour la jeunesse, une victoire fantastique de la diversité qui est portée sur l’avant scène. Ce n’est pas si souvent que nous avons un événement majeur très positif concernant les jeunes et il faut en profiter pour rappeler que l’écrasante majorité des jeunes vont bien.
C’est je crois aussi une super récompense pour les dizaines de millier de bénévoles qui font fonctionner le mouvement sportif suisse, il faut savoir que certainement la totalité de ces jeunes joueurs ont commencés le foot dans un petit Club avec des entraîneurs (il faut dire aujourd’hui éducateurs sportifs) bénévoles qui font vivre le sport de base.
Il est aussi important de ne pas être dupe du système, ou faire semblant d’ignorer la pression que ces jeunes vont avoir à gérer, car les « spécialistes » Clubs pros, agents de joueurs, encadrement, presse, etc. vont leur tomber dessus comme la famine sur le monde et cela a malheureusement déjà détruits beaucoup de carrières.
C'est malheureusement le sport, mais on ne va pas non plus les pleindre ? Si ils seront bien entouré, ils feront qqch de bien dans leur vie, si pour d'autre l'entourage(parents affamés et autres) est mauvais nous les entendrons plus. Car ils ne faut pas non plus tout mettre sur le dos des clubs pro et managers...les parents, souvent avides d'argent conseil plutôt leur compte en banque que leurs enfants....