L'utilisateur dialogue par gestes avec la machine. QB1, qui est une version plus aboutie du prototype Wizkid présenté l'an dernier à New York, peut prendre en compte simultanément les gestes de deux mains. A Genève, une première application pour jukebox est montrée.
L'ordinateur répond à distance aux désirs de son interlocuteur. «Il vous repère dans la pièce puis propose des contenus. D'un geste, on peut dire oui ou non. D'un geste, on peut aussi augmenter ou baisser le volume», a précisé Nicolas Henchoz.
Recherche familles d'accueil
Lors de Lift 2009, du 25 au 27 février, les pères du QB1, l'ingénieur Frédéric Kaplan et le designer Martino d'Esposito, sélectionneront des «familles d'accueil» pour tester leur prototype. L'un des enjeux est de s'assurer que les codes gestuels sont clairs pour la machine et naturels pour l'être humain.
Le nouvel outil, recouvert de tissu noir, a été confié aux bons soins de Martino d'Esposito, enseignant à l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL). Dès le départ, le projet a conjugué les compétences d'un ingénieur et d'un designer industriel.
«Ils ont voulu créer un nouvel être informatique, qui ne ressemble ni à un humanoïde, ni à un animal», a souligné M. Henchoz. Frédéric Kaplan et son complice ont fondé ensemble OZWE, une spin-off de l'EPFL, pour donner une perspective commerciale à QB1.