Un mari, un amant et une compagne
Société | Incroyable mais vrai, Roberte Collaud partage sa vie avec trois partenaires. 
© PAOLO BATTISTON/DR | Une femme, un mari, un amant et une compagne… Roberte Collaud (photo ci-dessous) vit trois histoires d’amour totalement différentes. «Je ne vis pas mes relations en surface», dit-elle.
ARNAUD CERUTTI | 11.11.2009 | 00:02
Parler de l’amour à plusieurs; non pas de l’acte lui-même, mais du sentiment concret qui noue la gorge et fait battre le cœur à cent à l’heure, Roberte Collaud a le courage de le faire. A travers un témoignage poignant et sincère, cette quinqua fribourgeoise a raconté son vécu, à l’enseigne des Café Déclics (www.declics-et-cie.ch), dimanche à Morges (VD) et lundi à Genève. Sans détour, elle avoue partager la vie de trois personnes à la fois, depuis plus d’une décennie. Mais, fait «original», elle a un mari, un amant et une compagne!
Fidélité, jalousie, polygamie (ou polyandrie): les thèmes, qui suscitent nombre d’interrogations, ne manquent pas. Roberte Collaud les aborde, sans toutefois se vanter de sa situation. «Je ne fais pas l’apologie du polyamour, prévient-elle. Cela m’est tombé dessus, sans que je ne le recherche. Je ne dirai jamais à quelqu’un de faire comme moi.»
Elle a évité le couvent!
Dans son enfance, cette formatrice en développement personnel (voir son site: www.namaste-namaste.net) aurait pourtant souhaité devenir bonne soeur! Mais son chemin de vie a emprunté une tout autre direction. Loin des couvents. «J’ai aussi pensé que ma réalisation personnelle passerait obligatoirement par le mariage et la maternité.» Faux. Elle n’aura jamais d’enfant, mais de multiples conquêtes. Il y a trente-quatre ans qu’elle a rencontré le premier des trois partenaires qui partagent aujourd’hui sa vie. «Je suis mariée avec lui depuis onze ans seulement. Il habite avec moi.» Les deux autres occupent son cœur depuis respectivement vingt-deux ans pour l’amant et douze pour la compagne. Elle les voit trois jours par-ci, un week-end par-là. «Tous sont des êtres exceptionnels, souffle l’intéressée. Ils se connaissent, mais n’ont pas les mêmes centres d’intérêt, donc ne se croisent pas souvent. Chacun m’apporte quelque chose de différent. Je les aime tous.»
Ce trio, une chance?
»Lorsque j’ai rencontré le deuxième, je n’ai pas supporté de cacher ma nouvelle relation au premier. Celui-ci m’a alors dit: «Vis ce que tu as à vivre, mais je t’aime encore et je veux continuer le chemin avec toi.» C’était une magnifique preuve d’amour, car, pour moi aussi, les sentiments étaient intacts.» Quelques années plus tard est intervenue la troisième personne. «Elle m’a apporté de la spontanéité et de la légèreté. Mais, croyez bien que j’étais déjà largement assez occupée avec deux hommes, sourit-elle. Tomber amoureuse d’une femme est cocasse, car je ne me considère pas comme bisexuelle, car aucune autre qu’elle ne me fait de l’effet!»
Quand on lui dit qu’elle a la chance d’avoir trois amours alors que certain(e)s passent leur vie à en chercher un seul, Roberte Collaud grimace: «Je n’ai pas le don d’ubiquité. Une histoire à quatre est comme une histoire à deux. Elle comporte aussi des douleurs et des déchirements. Soutenir une personne dans les moments durs est déjà problématique. Mais, lorsque les trois traversent une passe difficile dans le même temps, vous n’imaginez pas ce que cela suggère…» Après une terrible dépression, elle a toutefois appris à surmonter les obstacles. A ne plus culpabiliser et à s’aimer elle-même, «une chose capitale avant de vouloir aimer les autres», affirme-t-elle.
«Je suis fidèle»
La Fribourgeoise délivre trois clés pour entretenir ses relations. «Respect, discrétion et empathie.» Il faut dépasser la jalousie! «Franchement dit, ce serait un comble que je le sois, au vu de la situation que je vis.»
Au sujet de l’infidélité, Roberte Collaud apporte une réponse incontestable: «Pour moi, l’essentiel est de rester fidèle à soi-même. Je suis fidèle aux trois, ou plutôt loyale envers chacun.» Puis, de poursuivre: «Je ne vis pas mes relations en surface, mais je suis au contraire très impliquée dans celles-ci.»
A l’occasion de ses 50 ans, elle a eu la chance de passer une soirée avec les trois élus de son cœur, à l’initiative de son mari. «J’espère avoir la même surprise pour mon prochain chiffre rond.»
«Pas de l’adultère»
Sexologue averti, Pierre-Alain Savoy estime qu’on ne peut pas comparer la situation de Roberte Collaud à une forme d’adultère. «D’un point de vue occidental peut-être, mais pas d’un point de vue oriental. C’est un choix de société de se croire monogame. Cela dit, ce cas d’une femme avec plusieurs conquêtes est rare. Des personnes estiment que c’est un genre nouveau, une mode, mais ça reste une minorité.» Si on entend parfois dire qu’un amant ou une maîtresse est nécessaire dans un couple, afin d’entretenir la flamme, lui balaie l’idée: «Ça amène plus de complications qu’autre chose. Un couple doit pouvoir prendre soin de lui par lui-même ou par une consultation thérapeutique.»
Sa consœur Sara Bognuda pense que «d’aller voir ailleurs est une façon de combler un sentiment d’insécurité, dans le but de se rassurer. C’est un peu la garantie de ne pas se retrouver tout seul. L’échangisme et la polygamie sont encore d’autres choses.»
A travers le récit de Roberte Collaud, il est toutefois possible que d’autres femmes viennent à raconter leurs amours multiples. «Avec l’évolution des mentalités, le statut de celles-ci a changé, reprend Pierre-Alain Savoy. Elles sont désormais en droit de revendiquer des choses, de faire valoir leurs exigences.»
(ace)
Mireille,
N'êtes-vous pas au courant que le code pénal protège les personnes contre les discriminations au sujet de leur orientation sexuelle? Et donc insulter ou conseiller à quelqu'un d'homosexuel de rester silencieux est très proche d'un délit pénal et donc condamnable Il ne s'agit pas de valeur mais de liberté. En Suisse, personne n'a le droit de discriminer quelqu'un en fonction de sa couleur, de sa race, de sa nationalité ou encore de son orientation sexuelle. C'est la loi qui dicte cela, pas moi.
En tout cas ce n'est pas moi qui ira sur son site, rien de constructif m'y attend. Ca sent l'arnaque et les opportunistes.
A sa place je n'en parlerai pas trop,je tolère les homos
du moment qu'ils restent discrets,voir silencieux.
Pardon?!!! Non mais c'est affligeant de lire encore ce genre de propos à notre époque! Vous tolérez les homos du moment qu'ils restent discrets?! Et s'ils ne le sont pas, vous faîtes quoi? Vous n'avez pas à les tolérer mais à les accepter. Comme les gens sont obligés de vous accepter malgré votre bêtise.
Hey, @Joco!
Vous n'avez aucun droit à dicter les valeurs perso de quiconque!
tout est affligeant sur le site de TdG, dès 9h00 du matin, il copie tout de 20 mn ou le Matin, avec 12 heures de retard...à croire qu'il y a du outsourcing, un journaliste ou reporter, pauvre en professionnalisme, est partagé entre plusieurs éditions romandes...
regardez, il est bientôt 16h00 et sur la page de garde de la TdG, il n'y a que des annonces de scénaris catastrophes...
.......la plupart des études l ont prouvée - les femmes qui pratiquent la polygamie acceptent rarement que leurs partenaires en fassent de même......ah que nous sommes impitoyables nous les femmes!!!
L'histoire m'a tout d'abord amusé et touché, ensuite je me suis posé la question pourquoi la TdG supporte le marketing de cette personne et de son activité en mentionnant son site et enfin j'y suis allé sur le site pour en avoir le coeur net.
Déjà le nom et l'entrée du site : bonjour les clichés hindouistes, boudhistes pour bobos en mal de sensations et personnes en souffrance.
Quant au reste, je suis fort surpris de voir dans leurs consultations des thérapies et des thérapies de couples, alors que visiblement ils ne possèdent pas les formations pour les pratiquer. J'ai toujours crû que pour faire des thérapies, il fallait être thérapeutes et que celles-ci étaient remboursées par la Lamal, est-ce le cas ? J'en ai des doutes ... comme sur le reste des prestations.
La lecture du site m'a soulevé beaucoup de questions et de doutes et là, je trouve que le journaliste qui l'a mentionné n'a pas fait son travail. On ne mentionne pas un site sans l'avoir consulté au préalable. Bon il a dû se laisser charmer par la dame, parce que c'est vrai qu'elle est belle, mais bon un peu de sérieux tout de même.
Allez-y vous verrez de quoi je parle.
Ca se passe à Carouge ;-) mais bon on a déjà eu de mauvaises expériences à Carouge avec de drôles de pratiques et réunions, certains s'en souviendrons et verrons de quoi je veux parler !! soyons attentifs !
Bon que vous dire de plus, chacun est libre et je respecte ce qui reste dans la légalité, mais bon j'espère qu'elle est libre et heureuse ainsi que toutes les familles en question ! Ca doit être compliqué d'organiser Noël ;-).
Quant aux sexologues, vos remarques sont affligeantes, car visiblement comme le journaliste vous prononcez sur des grands principes sans connaître le cas particulier.
On ne détient surtout pas la vérité avec notre monogamie, la vérité fait peur , à combien est le pourcentage d'infidélité aujourd'hui ? ou depuis toujours?
Cette femme est incroyablement entière pleine d'honneteté, et d'amour.
"D’un point de vue occidental peut-être, mais pas d’un point de vue oriental. C’est un choix de société de se croire monogame"
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Quel cliché navrant de la part d'un soi-disant expert...
mdrrrrrr...il est nul ce "sexologue"...
"on ne peut pas comparer la situation de Roberte Collaud à une forme d’adultère. «D’un point de vue occidental peut-être, mais pas d’un point de vue oriental. C’est un choix de société de se croire monogame"
je n'ai jamais autant pouffé de rire à un article aussi léger et "irrelevant"
bon le témoignage de son histoire, une bonne psychanalyse aurait été plus précieux...
ce qui suscite ma curiosité est le mari, l'amant et la copine que font-ils...ménages à 2, 3 ou =?
d'autre part, de stipuler que l'individu est homo, hétéro ou autres par naissance...euh, c'est dans Cosmopolitan que vous avez lu ça, rubrique "sex in the city"?
Je me contrefiche de savoir ce qu'ils font de leurs orifices.
Je me pose seulement une question:
Quel est l'intérêt de le publier dans un journal ?
@Crible, bravo! Vous m'enlevez les mots de la bouche.
A-t-elle un chien ou un chat?
On a deja de moins en moins de liberté car on nous a transformé en peureux aussi je dis que chacun doit vivre sa sexualité comme il l entend et l on a pas à sincéré dans la vie de son voisin aussi je dis que s il y a parmi le groupe un homosexuel c'est qu il est né comme cela et on a pas à regarder par le trou de la serrure ce qui passe entre eux trois le voyeurisme a ses limites et je trouve que s il est homosexuel ce n est pas une tare et qu il le droit davoir sa sexualité comme tout a chacun et c'est peut etre la seule liberté qui nous reste notre sexualité qu elle soit hetero ou homo du moment que l amour est vainqueur.
Mon dictionnaire Larousse m'indique sous le mot "adultère" : "qui entretient une liaison extraconjugale". Je trouve le témoignage de Roberte très touchant et digne d'intérêt. Mais l'avis du sexologue me fait froid dans le dos. Si, Monsieur, c'est un adultère, et même un double. Qu'on ne le juge pas est autre chose (et c'est le devoir de tout un chacun!). Mais le définir c'est malheureusement évident.
Ce n'est pas la première fois que je lis un sexologue, notamment dans la Tribune, qui détourne l'usage des mots lorsque cela semble l'arranger. Dangereux glissement... que le journal cautionne puisqu'il le publie et ne le commente pas. Inquiétant.