À Genève, un fort esprit de tolérance souffle sur Noël

L'événement | Au terme de cette année mouvementée, particulièrement avec la votation sur les minarets, les communautés chrétiennes prônent l’écoute et le réconfort. - Passage dans différentes «chapelles» à la veille de la fête de la Nativité. En ville comme en campagne,la tolérance est mise en avant. Dans l’allégresse.

© Laurent Guiraud |

BENJAMIN CHAIX / ANTOINE GROSJEAN | 24.12.2009 | 00:00

Au temple des Pâquis, c’est Noël tous les jours. Une manière de dire qu’un tel lieu offre le meilleur à longueur d’année. Le 25 décembre, on s’y sentira aussi bien que la veille ou que le lendemain. Les portes sont ouvertes de 9h à 18h.

Le pasteur Pierre Dürrenmatt reçoit au beau milieu de la nef, comme au bistrot. Autour de lui, certains travaillent sur des ordinateurs, d’autres se restaurent, deux femmes se reposent dans le petit espace voué au recueillement. On nettoie, on lit, on coud.

«Ce lieu en ville, au cœur d’un quartier comme celui des Pâquis est une oasis», commente la diacre Françoise Bourquin. «La paroisse des Pâquis et celle de Saint-Gervais ayant fusionné avec un seul lieu de culte, le temple de Saint-Gervais: celui des Pâquis ne servait plus. L’Eglise protestante a pris la décision de l’ouvrir à ce que nous appelons une mission urbaine», explique Pierre Dürrenmatt.

Du réconfort contre la misère et la solitude

Difficile de trouver plus citadin que le quartier des Pâquis. Avec tout ce que cela implique de misère et de solitude. On vient au temple pour faire un peu de conversation française sur la tribune de l’orgue, pour recevoir des conseils, un réconfort, pour y trouver une écoute ou la paix, tout simplement.

«Il y a des gens qui viennent ici passer un moment ou toute la journée, car ils n’ont aucun autre endroit où aller. Ils n’ont pas d’argent à dépenser en ville, certains sont des requérants d’asile logés aux Tattes, des gens qui n’ont qu’un lieu pour dormir mais pas pour vivre», explique Pierre Dürrenmatt.

Le pasteur reconnaît à l’architecture religieuse du lieu, avec chœur et vitraux à thèmes bibliques, un pouvoir positif. «Je crois que ce décor inspire du respect aux gens. Respect envers les lieux et entre les personnes.»

Le temple des Pâquis: un îlot de calme au milieu d’un quartier déchaîné, voire dangereux? «Ce ne sont pas les dealers qui posent vraiment problème dans les rues, mais les «zizous», que le gouvernement algérien refuse de reprendre», nous dit Riadh Ben Attia, permanent au temple des ­Pâquis. «Des portefeuilles vidés, on en retrouve régulièrement dans le jardin», ajoute François Bourquin.

«La question des minarets ne fait pas débat parmi nos visiteurs», nous dit Pierre Dürrenmatt. «Ici, nous parlons de la foi, du destin. La tolérance, nous la vivons au quotidien. Pour certains, les préoccupations d’ordre matériel prennent le dessus. Il y a ici des gens qui vivent avec 10 francs par jour et j’ai reçu d’eux des cadeaux pour Noël», s’émerveille le pasteur.

 


 

«Villancicos» au Sacré-Cœur

La paroisse catholique ­romaine de langue espagnole de Genève fêtera l’an prochain son 50e anniversaire. A l’origine composée essentiellement d’Espagnols, elle est devenue fortement latino-américaine ces dernières années. Le Père Vilson Zanini est lui-même un prêtre né au Brésil, formé à Fribourg et ayant travaillé douze ans au Paraguay.

«Il y a 8000 Latino-Américains à Genève», précise le prêtre. Tous ne fréquentent pas l’église du Sacré-Coeur, mais on attend beaucoup de monde ces prochains jours pour Noël. «Les pays les plus représentés sont la Bolivie, le Pérou, l’Equateur, le Mexique et le Paraguay», explique Vilson Zanini.

«Ce mélange d’origines est le reflet de celui qui compose la population genevoise dans son ensemble. C’est pourquoi une initiative comme celle contre les minarets n’a pas rencontré de succès à Genève. La différence ne fait pas peur ici. Nous avons l’habitude de la tolérance.»

Demain soir, la messe de Noël commencera à 21h dans l’église du Sacré-Cœur. Elle sera agrémentée de «villancicos», ces chants enfantins sur des thèmes animaliers, donnés traditionnellement à Noël avec accompagnement de guitare et de tambourins. «Il y a habituellement un petit spectacle de Noël à cette occasion, mais le froid et le mauvais temps ont rendu les répétitions impossibles et nous y avons renoncé. Il y aura quand même une prolongation folklorique après la communion», promet le Père Zanini.

«En fait Noël est plutôt un moment triste pour beaucoup de nos paroissiens migrants, des femmes seules surtout, séparées de leur famille. Nous les invitons à rester dîner après la messe.»
(bch)

 


 

Des prières pour la reine

L’église anglaise de Holy Trinity, à la place Dorcière, ressemble à un îlot de sérénité au milieu du trafic et de l’effervescence du centre-ville. Une fois entré, on oublie le tumulte alentour, pour admirer les boiseries sombres qui montent le long des murs de la nef, portant un plafond tout de bois lui aussi. Une architecture typiquement anglicane, datant de 1853.

Chaque dimanche, environ 250 personnes s’y pressent. Des Anglais, évidemment, mais aussi beaucoup d’Africains originaires des anciennes colonies du Royaume-Uni. «En tout, nous accueillons plus de 20 nationalités différentes», note, dans son charmant accent britannique, le révérend Roy Taylor. La liturgie anglicane, basée sur un livre de 1662, est parfois prononcée en vieil anglais. «Ce n’est pas toujours facile», confie le prêtre.

On chante aussi beaucoup dans la tradition anglicane. Ce sera le cas encore ce soir à 17h30, où le chœur de la communauté a le privilège de se produire dans la cathédrale Saint-Pierre pour des chants de Noël et des lectures de la Bible.

«Notre chorale est reconnue dans le canton et nous attendons plus de mille personnes.» Le 25 décembre, deux messes ont lieu, à 9h et à 10h30. Particularité de la liturgie anglicane: la prière pour la reine d’Angleterre.

«Et aussi pour tous les autres chefs d’Etat et leurs gouvernements, précise le révérend. Nous sommes convaincus que les personnes avec une telle responsabilité ont besoin de la sagesse et de la grâce de Dieu, comme tout le monde.»

Et puisque Noël est la fête du partage, une trentaine de gâteaux ont été préparés pour les détenus de Champ-Dollon.
Antoine Grosjean

 


 

L’abbé Olivier Jelen contemple sa petite église catholique de Meinier, et déjà il sait que la place manquera ce soir. Pouvant accueillir une centaine de personnes, le lieu de culte est vite plein. D’autant que de nombreux fidèles viennent de France voisine. «J’ai la chance d’être à côté de la frontière, note-t-il. De l’autre côté, il y a un curé pour dix villages, alors les gens viennent ici.» Lui n’est en charge «que» de six localités – Meinier, Corsier, Hermance, Gy, Jussy et Anières – et de trois églises. Alors, s’il doit sans cesse naviguer de l’une à l’autre, ce n’est pas tant par manque de fidèles, comme dans d’autres régions, que par manque de vocations. C’est-à-dire de curés.

Ce soir, il passera de l’église de Meinier – où il donne à 18h la messe des familles, dédiée aux enfants – à celle de Corsier, pour une veillée et une seconde messe, avant de finir à l’église d’Hermance avec la messe de minuit. Ce marathon entre ses trois lieux de culte, il le réalise chaque week-end de l’année. «Je ne peux pas trop me plaindre. Cela n’a rien à voir avec ce que font les curés en Afrique, où ils doivent parcourir des distances énormes dans la brousse.»

L’Afrique, Olivier Jelen connaît. Il a été trois ans missionnaire en République centrafricaine. Revenu en Suisse il y a une année, il a expressément demandé un ministère à la campagne. Pour les promenades avec sa chienne Amandine, pour le jardinage et parce que ce prêtre de 39 ans, qui pratique la bénédiction des animaux de compagnie et est un adepte de l’écologie chrétienne, aime profondément la nature. «Evidemment, il ne faut pas avoir peur d’un peu de solitude», confie-t-il. «Mais personnellement, je ne pourrais pas être curé aux Eaux-Vives, par exemple.»

Le qualificatif de «curé de campagne» lui convient parfaitement. Il y a un rapport de proximité avec les paroissiens qu’on ne trouve pas en ville. «Cela implique aussi d’être en contact régulier avec les autorités communales, et d’avoir une bonne connaissance du terroir. A la Fête des vendanges, notamment, il est important que le curé soit présent, qu’il discute avec les vignerons.» La dimension sociale et caritative est très peu présente ici, contrairement à nombre de paroisses urbaines. «C’est une région assez riche, il y a peu de pauvres. Je suis plutôt axé sur le côté catéchèse. Dans chaque village, il y a des cours de catéchisme pour les jeunes.»

Un curé attentif aux soucis de son époque

Mais être curé de campagne ne signifie pas non plus être retiré du monde. Au contraire, Olivier Jelen reste attentif aux préoccupations de l’époque. Suite au vote sur l’interdiction de construire des minarets en Suisse, il a écrit une lettre à la mosquée de Genève, pour dire à quel point il regrettait ce résultat.

«Les religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) ont des racines communes. En attaquer une, c’est attaquer les autres. Nous devons travailler ensemble pour lutter contre tous les extrémismes.» Le directeur de la Fondation culturelle islamique, qui gère la mosquée, lui a écrit pour le remercier de ce geste de solidarité. Mais une minorité de ses paroissiens n’a pas apprécié qu’il aborde ce sujet dans une de ses homélies. «Je n’ai fait que présenter la position des évêques, qui étaient contre l’initiative. J’ai dit qu’en tant que chrétien, on doit être ouvert à l’autre. Mais ce n’est pas à moi de dire aux gens quoi voter. Tout ce que l’Eglise peut faire, c’est éclairer les consciences.»
Antoine Grosjean

 


 

A Saint-Germain

A Saint-Germain, c’est l’épouse du curé Jean-Claude Mokry qui s’occupe de la déco. Oui, dans l’Eglise catholique chrétienne, le célibat des prêtres n’existe pas. Séparés du Vatican depuis 1870, ces catholiques représentent à Genève environ 500 familles. Leurs églises sont Saint-Germain, dans la Vieille-Ville, et la Trinité, au Grand-Lancy.

Trois messes sont prévues pour Noël, deux à la Trinité, le 24 à 18h30 et le 25 à 10h, et une à Saint-Germain, le 24 à 22h30. Beaucoup de musique au programme, la participation d’une prêtre anglican, de l’orgue et des contes donnent le ton. «Nous sommes particulièrement soucieux d’œcuménisme et nous avons publié une déclaration commune avec les protestants et les catholiques romains après le vote sur les minarets», explique Jean-Claude Mokry.
(bch)

 


 

Luther parle deux langues

En bas de la place du Bourg-de-Four, l’Eglise luthérienne occupe un beau bâtiment ancien dont la façade ne révèle pas la vocation religieuse. «Depuis le XVIIIe siècle, nous nous passons de clocher. C’était interdit. Nous nous sentons donc solidaires avec les musulmans», plaisante le pasteur Marc Blessing.

Plus sérieusement, une belle déclaration de solidarité avec la communauté musulmane a été publiée récemment par l’Eglise évangélique luthérienne de Genève. «Nous en reparlerons dans notre prédication de Noël», annoncent en chœur Marc Blessing et sa collègue anglophone Lusmarina Campos Garcia.

En cette veille de Noël, chacun d’eux est dans les starting-blocks. Les cultes du 24 au soir et du 25 au matin seront très fréquentés. Chacun des pasteurs en célèbre deux. Pour le culte du 24 en allemand, l’église du Bourg-de-Four est trop petite. On se déplacera dans le temple de la Madeleine, tout proche. Au menu: des extraits de l’Oratorio de Noël de J.-S. Bach.

L’église du Bourg-de-Four est très différente de la paroisse de Basse-Saxe que Marc Blessing a quittée il y a trois mois pour venir à Genève. Lusmarina Campos Garcia y est pour quelque chose. Cette Brésilienne anime une communauté de langue anglaise qui est un véritable «melting-pot» de nationalités et d’origines. Les cinq continents y sont représentés et les cultes incluent des moments chantés – même en japonais – mais aussi dansés (le tango y est le bienvenu). Une atmosphère festive très appréciée par les migrants du Sud comme du Nord. Et une belle école d’écoute, de connaissance et de tolérance.
(bch)

 


 

«Carols» chantés

Le révérend John Beach est depuis 2006 le «rector» d’Emmanuel Church, dite aussi l’Eglise américaine, 3, rue De-Monthoux aux Pâquis. Blotti entre la HSBC et le Kempinski, cet édifice attire en moyenne 150 personnes chaque dimanche. Il en viendra deux fois plus pour Noël, le 24 à 17h30 et 22h30 et le 25 à 10h. Issue de l’Eglise d’Angleterre, l’Eglise épiscopalienne fait partie de la Communion anglicane. Elle est née aux Etats-Unis après l’indépendance.

Le révérend John Beach ne prévoit pas de faire allusion au vote sur les minarets dans l’un ou l’autre de ses prêches. La tradition épiscopalienne se concentre sur le message de la Lumière du Christ et y met les formes. On chante beaucoup de «carols» et l’assistance s’agenouille en fin de cérémonie pour entonner Silent Night une bougie à la main.
(bch)




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Par FILOU le 28.12.2009 - 14:04

Il est vrai que suite aux infos télévisées que j'ai vues le 24 au soir en Irak,où les chrétiens devaient passer par des sous-sols pour aller dans les églises,où ces mêmes églises étaient saccagées,des clochers brûlés,je comprends qu'il faut être tolérant à Genève !!!

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Par GenghisKhan le 28.12.2009 - 11:35

On nous dit qu’il ne faut pas se mettre au niveau des régimes islamiques les plus sévères et qu’il faut répondre à la violence, aux interdictions et à l’intégrisme par les droits de l’homme, la paix, la discussion, la communication, ("connaître l’autre»), l’ouverture, l’accueil et la tolérance. Est-ce que cette méthode fonctionne vraiment?

1) En 40 ans, l’Europe, et la Suisse en particulier, a été plutôt accueillante, ouverte et tolérante avec les musulmans (ce premier point est peu contesté), est-ce que ceci a eu pour résultat de renforcer les modérés, de diminuer la violence de l’islamisme et de diminuer le nombre et l’influence des intégristes musulmans? oui ou non?
2) Si la méthode des droits de l’homme, la paix, la discussion, la communication, ("connaître l’autre»), l’ouverture, l’accueil et la tolérance avait été pratiquée avec Hitler de 1939 à 1945, cette méthode aurait elle été plus efficace que la guerre? Ou au contraire le drapeau à croix gammée flotterait il sur tout l’Europe? Fallait- il à tout prix garder la méthode des droits de l’homme, la paix, la discussion, la communication, (connaître l’autre »), l’ouverture, l’accueil et la tolérance face à Hitler pour ne pas se mettre à son niveau et ne pas perdre nos principes?

Est-ce que la méthode de la tolérance a fonctionné dans le cas 1 et l’auriez vous préconisée dans le cas 2 ?

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Par Lucie_Fehr le 27.12.2009 - 22:17

Les Genevois sont dans leur grande majorité des gens tolérants. Ils perpétuent dans ce sens la tradition suisse que viennent de renier tant de nos concitoyens. Vive Genève !

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Par la pieuvre le 25.12.2009 - 18:02

@JUNG. Voici un lien laissé par un internaute sur la situation des chrétiens dans certains... 100 millions de chrétiens en surveillance et en danger. La liberté d'expression et de culte dans les pays nommés sont inexistants......http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/23/01003-20091223ARTFIG00626-noel-cent-millions-de-chretiens-sous-surveillance-.php#xtor=AL-5

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Par Lucie_Fehr le 27.12.2009 - 22:20

Raison de plus pour ne pas tomber dans les mêmes travers que ces pays de dictature. Il est triste que certains de nos concitoyens viennent de voter pour une mesure qu'on dirait tout droit inspirées des pires dictatures islamistes.

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Par siwi le 25.12.2009 - 15:56

Les musulmans irakiens protègent les églises
http://www.tdg.ch/bagdad-messe-noel-protection-2009-12-25

On doit prendre des leçons de tolérances un peu par tout.

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Par la pieuvre le 25.12.2009 - 18:07

@Siwi. Exact car certains irakiens musulmans voient d'un mauvais oeil que la société irakienne devienne bi-polaire : chiite et sunnite car les chrétiens d'Irak installés depuis longtemps ont apporté une certaine une tradition d'ouverture d'esprit à la société irakienne car souvent mieux éduqués et avec leur départ, c'est une partie du patrimoine culturel qui est détruit.

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Par siwi le 25.12.2009 - 14:50

Bonne journée

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Par la pieuvre le 25.12.2009 - 13:27

@JUNG. Voici un lien laissé par un internaute sur la situation des chrétiens dans certains... 100 millions de chrétiens en surveillance et en danger. La liberté d'expression et de culte dans les pays nommés sont inexistants......http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/23/01003-20091223ARTFIG00626-noel-cent-millions-de-chretiens-sous-surveillance-.php#xtor=AL-5

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Par GenghisKhan le 25.12.2009 - 12:51

Les églises sont là pour s'occuper des âmes et du spirituel pas pour faire de la politique, cells qui s'occupent de politique vont se vider. "Il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" qui a été dit par le Christ est toujours autant d'actualité au XXIe siècle.

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Par janex le 28.12.2009 - 11:48

d'accord avec vous, la religion est le corps de la spiritualité, nos frères musulmans devraient comprendre cela au lieu de se faire éconduire par la dictature des barbus sauvages qui font de la politique sur le dos de la religion!

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Par janex le 28.12.2009 - 11:52

d'accord avec vous, la religion est le corps de la spiritualité, nos frères musulmans devraient comprendre cela au lieu de se faire éconduire par la dictature des barbus sauvages qui font de la politique sur le dos de la religion entra'inant des pauvres types qui n'ont pas les idées éclairées par la lumière divine!

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Par anti-c le 25.12.2009 - 12:06

On dirait que les défenseurs de la civilisation chrétienne sont aussi les plus grands ennemis des messages de la religion chrétienne. Si il ne faut plus "aimer son prochain" (que certains semblent considérer comme un message marxiste ce qui est alors un bon point point pour Marx) et tendre la main aux personnes en nécessité alors que reste-t-il des valeurs qu'ils prétendent défendre? Rien de plus que la liberté individuelle de se faire du fric sur le dos des autres et d'imiter les plus intolérants! Pour ces "malheureux", ces "faux Suisses", plus la pensée majoritaire sera favorable aux idées de solidarité et de respect de l'environnement, plus ils seront aigris et agressifs! Heureusement que la plupart sont surtout des grandes gueules profitant de leur anonymat pour cracher sur les autres avant de nous souhaiter bon noël? Je leurs souhaite de trouver un peu plus de bonheur dans leur vie quotidienne...

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Par Lucyanne le 25.12.2009 - 10:46

Tiens, le fort esprit de tolérance semble n'avoir pas soufflé jusqu'au site de la TdG !
Même à Noël, la connerie ne fait pas de trêve, jamais...

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Par Jung le 25.12.2009 - 08:40

Tolérance, respect... Bien de chez nous tout ça!
Allez demander aux fous de dieu ce qu'ils en pensent...
La Chrétienté est en péril!
Cessons de croire à toutes ces balivernes d'utopistes attardés qui tentent de nous faire avaler des couleuvres au prétexte que l'humain est bon.
S'il l'était, il ne laisserait pas des malades lapider des enfants, massacrer des civils innocents, humilier la femme et tenter de détruire l'Occident chrétien en le pénétrant de l'intérieur.
Les Croisades avaient cela de bien qu'elles bâtissaient un idéal au nom de la Divine Providence, et de délivrer ainsi le Saint-Sépulcre des infidèles.
A quand la 7ème Croisade...?

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Par Tonnerre de zeus le 24.12.2009 - 15:52

Toutes les communautés religieuses tombent dans les pièges des marxistes et de leurs représentants. Syndicats et partis politiques rouges roses et virant au verts, qui fricotaient avec l'ex URSS, dont les objectifs étaient clairement l'athéisme dans toutes sa splendeur, se retrouvent main dans la main pour se faire croire qu'ils existent encore.

Le mélange de la politique et de la religion est une atroce négation de Dieu.

Cette religiosité d'Etat qui frappe nos autorité politiques contaminées par les musulmans et les juifs, lesquels se gonflent la tronche en s'autoproclamant peuple élus et en utilisant l'immigration comme une arme de guerre et de colonisation, est l’antithèse de la liberté et du progrès. C’est une machine de guerre qui ne va pas manquer de nous plonger dans le retour à la barbarie pour plusieurs siècles.

Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année.

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Par lahire83 le 25.12.2009 - 00:48

Quant je lis votre texte plein d'amertume et de haine, je me dis que le barbare, c'est vous...

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Par Jung le 25.12.2009 - 08:29

Gnagnagna...! Encore un ou une idéaliste!!!

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Par idée le 24.12.2009 - 14:49

Lorsque les eglises arreterons de faire de la politique, elles se rempliront a nouveau. Aujourd hui, les eglises aident les clandestins a rester sur le territoire et a leur obtenir des papiers. De plus, elles font la morale au peuple lorsqu il ne vote pas comme elles voudraient. L eglise est en faillite et les pasteurs, pretes cherchent a remplir leurs temples par tout les moyens. Le peuple n est plus servile et l eglise doit s occuper de religion et laisser tomber la politique.

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Par lahire83 le 25.12.2009 - 00:50

Les églises ne font pas de politique et sont vides depuis bien longtemps. Quant au peuple, il n'a jamais été aussi servile face au diktat du capitalisme à outrance

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Par martina_marietta le 24.12.2009 - 15:18

Exact.
De plus, elles ne doivent pas se comporter comme des ONG qui n'existent qu'en créant un besoin.
Le rôle des églises n'est plus de prendre partie, mais de rester objectives, montrer ce qui va et ne va pas, avoir un avis neutre et fiable, et ne pas chercher à monter les uns contre les autres.
Si elles peuvent aider ceux qui sont dans le besoin temporairement, tant mieux. Sur la durée, ce n'est pas leur rôle; et ce n'est pas à elles de dire si l'Etat fait bien ou mal.
Ainsi, on pourra virvre en paix, sans forcément vouloir casser la tête de son voisin, même si on ne l'aime pas.

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Par vado le 24.12.2009 - 11:54

Que du blablabla ils ne savaient pas quoi mettre sur cette page mdr

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Par rutcha le 24.12.2009 - 10:42

Pourquoi tant de controverses sur les religions ? Que l'on appelle sa divinité Dieu, Allah, Yavé ou toute autre définition, l'important n'est-ce pas la Foi ?
Laissons la liberté à chacun de croire comme il veut, ce ne sont pas aux Humains de décider, mais bien au Jugement dernier. Regardez la Nature,, fait-elle tant de discriminations ? Celui qui l'a créée a pensé à tout et nous a tout donné. PAIX - HARMONIE à tous.

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Par qwert le 24.12.2009 - 11:14

Je regarde la nature et je ne vois QUE discriminations, du virus au Séquoias géants chacun tente de survivre au détriment de l'autre, c'est pousse-toi de là que je m'y mette, alors si dieux existe sous la version des croyants, c'est un vicieux.

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Par martina_marietta le 24.12.2009 - 09:58

Pourquoi donc veut-on absolument nous faire croire que : "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
Pourquoi veut-on absolument nous forcer à aimer le monde entier.
Aucun problèmes à accueillir qui de droit (reste à définir qui sont les "qui de droit"), aucun problème à ce que chacun pratique ce qu'il envie dans le respect des autres et des cultures locales.
Mais je n'ai pas envie d'aimer tout le monde, comme je ne souhaite pas que tout le monde m'aime.
Ce choix est privé.

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Par lahire83 le 25.12.2009 - 00:51

Vous, effectivement, vous n'êtes pas gentille du tout, et rassurez-vous, on ne vous aime pas

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Par Karpis le 24.12.2009 - 09:52

Eh oui, c'est la journée des églises.
Une sorte de no-man's land de la réalité.
Tout le monde doit être heureux, à l'heure dite, et le montrer. Accueil, compassion et allégresse.
Alors, joyeux noël à tous.

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Par Avi le 24.12.2009 - 13:26

Karpis: "Une sorte de no-man's land de la réalité."
J'ai bien aimé ce mot, il m'a fait rire!
Que la paix et l'amour règne dans le monde entre tous les peuples! Amen.

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Par Lancien le 24.12.2009 - 09:31

Une religion mondiale, un ordre mondial economique, une assemblée mondiale= un nouvel ordre mondial= un anti-christ
Bonjour le new-age!

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Par ADA le 24.12.2009 - 09:05

ADA
Faut-il aussi être "tolérants" avec l'incompétence des journalistes: Que veut dire "Un fort de tolérance souffle sur Genève". Et le texte info "codé" d'autres articles? On paie l'abonnement que je sache!
Et je suis d'accord avec La Pieuvre: arrêtez de chercher à nous culpabiliser et faites votre travail un peu mieux. Ainsi que les "édiles" chargés d'assurer la tranquillité et la sécurité. Il n'y a pas que les Pâquis, montrés du doigt à cause de leur diversité culturelle, mais pas plus dangereux que Balexert la nuit, ou la rue de Carouge, et les arrêts de bus ou de tram ainsi que la Gare Cornavin envahie de dealers et autres drôles de zèbres.

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Par la pieuvre le 24.12.2009 - 08:38

Allons-nous culpabiliser encore longtemps sur cette votation ? Genève d'ailleurs a voté en faveur des minarets comme Vaud, Neuchâtel et la Ville de Bâle. On ne peut pas retourner en arrière, il faut l'accepter. Nous sommes largement tolérants en Suisse et nous voulons le rester mais le territoire est envahi par des personnes qui nous pourrissent la vie (voleurs, dealers, mendiants, délinquants) sans qu'aucune réponse politique en retour, le pays est en proie à de nombreuses attaques (secret bancaire, liste noire, UBS...) plus la crise, dans cet esprit de déstabilisation, cela a suffi à focaliser les peurs, craintes et rancoeurs sur la question des minarets. D'ailleurs le nombre de musulmans en Suisse croît chaque année, c'est donc que la Suisse est encore un pays d'accueil en Europe.

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Par NiLa le 24.12.2009 - 08:17

Bonjour

je pense que l'auteur ne voit pas un château-fort souffler sur Genève mais bien un "fort vent de tolérance". Il serait utile de relire son texte après avoir écrit, notre cerveau nous joue des tours, et je pense que la TdG va corriger sa version informatique.

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Par Osolemio le 24.12.2009 - 07:22

Je te tolère ...
N'y a-t-il pas dans une telle déclaration un peu de supériorité ?
C'est-à-dire, OK tu peux t'exprimer, mais je reste sûr de ma religion ...
Est-ce bien le message de Noël ?

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