Fonds mondial de solidarité numérique à Genève: activités suspendues

Société de l'information | Un audit indépendant va être réalisé dont les conclusions sont attendues en mai. Jusque là, les activités du fonds sont gelées.

© KEYSTONE | L'ancien ministre français Alain Madelin a succédé à l'ex-conseiller d'Etat genevois Guy-Olivier Segond à la tête du Fonds de solidarité numérique.

ATS | 29.01.2009 | 12:36

Le Fonds mondial de solidarité numérique (FSN) est en pleine crise, en raison de divergences internes. Ses activités sont suspendues dans l'attente d'un audit. Le transfert de son siège de Genève en Afrique a été proposé. «Le principe d'un transfert du siège du Fonds a été accepté par le Conseil de Fondation, mais ses membres sont en désaccord sur la ville qui pourrait l'accueillir», a déclaré jeudi le secrétaire exécutif du Fonds, Alain Clerc, confirmant une information de la Radio Suisse Romande.

Le responsable a ajouté qu'aucune décision définitive n'a encore été prise et qu'il va se battre pour que le Fonds reste à Genève, par exemple intégré au sein de l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Le Conseil de Fondation (28 membres, des villes et des pays), réuni mardi à Bamako, a décidé de soumettre le Fonds à un audit indépendant. Celui-ci doit avoir lieu le plus rapidement possible et rendre ses conclusions en mai. Créée pour cinq ans, la Fondation arrivera alors au terme de son existence et devra décider de son renouvellement ou non.

Dans l'attente des résultats de l'audit, les activités ont été gelées. Le secrétariat à Genève emploie cinq personnes à plein temps et deux à mi-temps.

Dix millions de francs

Alain Clerc rejette les accusations selon lesquelles les frais administratifs ont absorbé l'essentiel des recettes. De mars 2005 à fin 2008, le Fonds a reçu dix millions de francs, et le 60%, soit six millions ont été investis dans des projets de connexion et d'équipement en Afrique, précise Alain Clerc.

La crise s'est développée à la suite de la nomination d'un nouveau président, le Français Alain Madelin, qui a succédé en novembre 2007 à l'ex-conseiller d'Etat genevois Guy-Olivier Segond. Alain Madelin s'est déclaré hostile au principe du financement du Fonds, soit le prélèvement du 1% des achats de matériel informatique par les collectivités publiques.

Les villes de Genève et de Lausanne appliquent ce principe, ainsi que les deux hôpitaux cantonaux, a précisé Alain Clerc. Le 1% devait permettre de recueillir 500 000 francs en 2009, a-t-il indiqué.

Soutien

Le principe du 1% a par ailleurs obtenu le soutien de la conférence de Doha sur les nouveaux mécanismes de financement et, selon M. Clerc, les études juridiques ont montré qu'il est compatible avec le droit international. Pour Alain Clerc, le Fonds est indissociable de ce financement. Très sollicités, les gouvernements ne sont pas prêts à de nouveaux engagements. Les opposants au 1% de solidarité proposent, en remplacement, des dons ou bien le recyclage dans les pays africains des ordinateurs usagés des pays du Nord.

A Bamako, la réunion s'est terminée dans la confusion. Alain Madelin, soutenu par le président sénégalais Abdoulaye Wade, a proposé que la nouvelle organisation soit créée à Dakar, ce que le Conseil a refusé. Les décisions sont reportées jusqu'en mai.

Le Fonds mondial de la solidarité numérique a été créé en août 2004 et inauguré en mars 2005. L'idée de ce Fonds avait été lancée lors du sommet de Genève sur la société de l'information en décembre 2003 par le président Abdoulaye Wade. Son but est de contribuer à réduire la fracture numérique entre les pays du Nord et du Sud.




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Par Ian le 29.01.2009 - 19:29

Si l'on croit bien vos statistiques, le fonds a pris 4 millions en frais pour gérer les 6 millions déboursé pour des projets de developpement! Pas terrible.

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Par grains de sel le 29.01.2009 - 16:04

De toute façon c'est un machin inutile, parce que miné par des querelles, de personnes, de prestiges, de préséance et surtout d'utilisation des fonds versés, comme dans beaucoup de ces organisations de soi-disant solidarité, elles servent surtout à flatter l'ego de ces messieurs et dames les dirigeants et leur permets de se pavaner aux conférences et réunions et aux frais du machin, dans tous les coins du globe pour zéro résultat.
Donc ne pleurons pas s'ils quittent Genève...

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