Elle décède aux HUG des suites de la rougeole
Genève | Malgré les recommandations, les parents n’avaient pas vacciné leur fille. Jusqu’à trois jours après une exposition, le geste sauve pourtant la vie. SOPHIE DAVARIS | 05.02.2009 | 00:00
La fille de 12 ans qui a succombé à la rougeole le 29 janvier est morte d’une encéphalite foudroyante (une infection du cerveau) à Genève. Transférée aux soins intensifs des Hôpitaux Universitaires depuis la France voisine, elle n’a malheureusement pas pu être sauvée.
«Jusqu’alors en pleine santé, il a suffi de quelques jours pour que la rougeole l’emporte», informe le site infovac.ch. L’enfant, qui vivait en Haute-Savoie, a été entérée hier.
Le 12 janvier, les autorités sanitaires françaises avaient écrit à tous les parents d’élèves du collège de Reignier, fréquenté par la fillette (où une vaccination collective a eu lieu avant-hier). La lettre rappelait la survenue de cas de rougeole et les invitait à vacciner leurs enfants sans tarder. Pour des raisons inconnues, la famille, que nous n’avons pas pu contacter, n’a pas suivi ce conseil. Et pourtant, déplore la vaccinologue Claire-Anne Siegrist, un vaccin aurait sauvé la jeune fille.
En effet, «donné jusqu’à trois jours après une exposition à la rougeole, le vaccin est encore capable de stimuler les défenses immunitaires avant que le virus ne se déploie. Le temps était donc encore suffisant après la lettre du 12 janvier.»
L’annonce de ce décès provoquera-t-il un pic des vaccinations? Peut-être à court terme. «Mardi, une vaccination d’urgence était organisée par le collège. Une cinquantaine de jeunes gens y étaient attendus», informe le médecin. Mais les mentalités évoluent lentement. En 2009, une partie de la population croit encore que la rougeole est une maladie anodine de l’enfance. Certains craignent les effets secondaires du vaccin.
«Et lorsqu’on répète qu’une personne sur mille meurt des complications de la rougeole, on nous répond que ce ne sont que des statistiques, rapporte Claire-Anne Siegrist. Là, il s’agit d’un cas réel, survenu chez nous.»
Eviction de la fratrie
Chez nous, car la France et la Suisse connaissent des situations très comparables. Dans les deux pays, la couverture vaccinale plafonne à 85% (80% en Haute-Savoie; 95% à Genève) alors qu’il faudrait un taux de 95% pour que le virus ne se propage plus. Entre novembre 2006 et janvier 2009, 3380 cas ont été recensés en Suisse; une personne sur six a connu une complication et une sur quinze a dû être hospitalisée. «Pas vraiment le profil d’une maladie bénigne», insiste la spécialiste.
Les complications peuvent être sans gravité (otite, bronchite). Mais lorsque le patient développe une pneumonie ou une encéphalite, aucun traitement spécifique, aucun médicament antiviral ne peuvent freiner l’extension de l’infection.
A Genève, le Service de santé de la jeunesse rappelle dans les crèches et les écoles l’importance de la vaccination. «Dès que nous avons connaissance d’un cas, nous vérifions si les élèves de la classe ont été vaccinés. Si l’un d’eux ne l’a pas été, nous téléphonons tout de suite aux parents pour qu’ils fassent vacciner leur enfant dans les trois jours et envoyons un courrier à l’école», indique le docteur Claire-Anne Wyler, directrice adjointe du Service. «On préconise aussi l’éviction scolaire des frères et sœurs des cas non vaccinés pour éviter
la contagion.» Actuellement, comme le pays connaît une épidémie, la première dose de vaccin s’administre à 9 mois et la deuxième dose à 12 mois.
Si l’enfant a un contact avec une personne atteinte ou s’il fréquente une crèche, la première dose peut être donnée à six mois. L’efficacité du vaccin atteint 98% une fois les deux doses injectées. Chez les 2% restant, la vaccination diminue considérablement les complications.
Bonjour,
Il est vrai que le dilemme est toujours présent entre le niveau de protection que donne un vaccin, et des conséquences pouvant être importantes suite à des réactions imprévisibles à ce vaccin. On peut sûrement penser que cette famille a vécu des antécédents négatifs suite à des précédents vaccins qui les ont conduit à ne pas opter pour le vaccin. Petite précision; après renseignement, les autorités sanitaires françaises ont bien écrit à tous les parents d'élèves mais le 30 janvier et non pas le 12 comme écrit dans l'article. Le 12, c'est un courrier du Principal du collège qui a été envoyé aux parents.Une grosse pensée pour cette famille endeuillée.
PPA
Je suis une maman qui a vacciné ses deux premiers enfants de tout.
la seconde est entrain de sortir de l'autisme. Elle est quasiment guérie, mais quelle galère.
Dans les trois jours qui ont suivi le vaccin de la rougeole elle a présenté une pneumonie (celle qui a emporté Guillaume Depardieu...) puis un an de troubles intestinaux non stop et finalement après quelques semaines AUTISME.
Alors que ceux qui me traitent de baba cool viennent me trouver et je leur expliquerai en détail tout. Je suis sûre qu'ils ne ressortiront de notre dialogue pas avec le même état d'esprit.
Désolée pour la jeune fille décédée, mais ma fille vaccinée est quasi morte de la pneumonie moins de 4 jours après son vaccin.
Vaccins inoffensifs: qui croit encore à cela
Mais je suis bien d'avis que c'est un dilemme sans issue. Contrairement à ce que la santé publique révèle, il y a bien plus d'autisme qu'on ne le pense et tous les parents touchés le décrivent ainsi, systématiquement une diarrhée interminable après un vaccin et des troubles d'apprentissages conséquentiels, associés à de terribles troubles du comportement.
Maintenant je pèse mes mots: Je n'ai pas perdu ma fille, mais savoir qu'elle ne fera peut-être rien d'autre que caissière ou balayeuse de rue, ça ne m'enchante pas. Ma fille a perdu une partie de son enfance à d'interminables stimulations en vue de la faire récupérer. Aura-t-e-elle envie de vacciner ses enfants de la rougeole?????
Mais restons dans le dialogue, je ne suis ni anti, ni pour, mais pour une vraie réflexion
C'est une question tellement personnelle, par contre je suis pour l'exclusion de l'école pour des enfants non vaccinés en général, surtout pendant les périodes ou il y a beaucoup de cas et que le risque d'épidémie se propage. Cela devrait être facile à contrôler avec les certificats, en cas d'alerte, pas de certificat = pas d'école pendant la période de l'épidémie.
Perso, je suis pour les vaccins.
@café : Je pense que le problème sont plutôt les parents babacools qui pensent que les meilleures remèdes se cultivent dans le jardin. Vacciner ces enfants est aussi une responsabilité sociale.
dodo
Ma fille a été vaccinée pour la rougeole, en même temps que les vaccins habituels. Elle a fait, un an après, une rougeole assez grave qui a nécessité une surveillance importante du pédiatre qui la suivait à l'époque...........Quid du vaccin??????
Juste une question,
avait-elle peu de temps auparavant reçu la vaccination contre le cancer du col de l'utérus?
Il y a pas mal de pédiatres complètement "out" qui sont contre les vaccins. L'année dernière suite à la grosse épidémie de rougeole que l'on a eue en Suisse, il y a eu tout un débat télévisé, où les pédiatres s'affrontaient, qui pour le vaccin, qui contre le vaccin. Il y eu également toute une polémique où, il semblerait que les vaccins pouvaient provoquer la maladie de l'autisme chez l'enfant . Pour ma part j'ai dû insister pour faire vacciner mes enfants.
je pense que cela dépend de certains pédiatres qui sont contre les vacins mais quand il y arrive un drame faute à pas de chance
c'est triste mais pourquoi cette personne n'as pas été vacinée ont devrais obliger la vacination pour beaucoup de maladie enfantille