Un bizutage tourne mal et s’achève aux Urgences
Dérives | Cinq jeunes gens sont inculpés de lésions corporelles par négligence. Un mineur a été éviscéré, un autre s’est retrouvé dans le coma éthylique.
© Bernard Foubert | Le bizutage. Ce «baptême» est une pratique courante au sein des sociétés d’étudiants, qui remonte au XIXe siècle.
CATHERINE FOCAS ET FEDELE MENDICINO | 11.02.2009 | 00:03
Un adolescent de 16 ans, élève au Collège Calvin, qui finit à l’hôpital avec des dents cassées, des lèvres coupées et une plaie de 8 cm dans le bas-ventre nécessitant une opération chirurgicale d’urgence. Un autre, hospitalisé également la même nuit à cause d’un coma éthylique, d’une artère et d’un tendon de la main sectionnés: c’est ainsi que s’est terminée une cérémonie de «baptême» de la société d’étudiants Gymnasia Genevensis, une institution créée en 1889.
L’affaire remonte à 2004, mais elle est jusqu’ici restée secrète. Pourquoi? Il y allait de la réputation des protagonistes, des fils de la bonne société genevoise. Il semble également qu’une tentative de régler le conflit à l’amiable a fait traîner la procédure. C’est le procureur général, Daniel Zappelli, qui s’est occupé de ce dossier. Il vient d’achever l’acte d’accusation: quatre jeunes gens sont renvoyés devant le Tribunal de police pour lésions corporelles par négligence. Le cinquième, mineur, devant le Tribunal de la jeunesse.
Le «baptême» a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 décembre 2004. A minuit, plus exactement. Les organisateurs ont demandé aux trois mineurs de sortir de la pièce et de revenir nus. Entre-temps, ils ont protégé le local avec des draps (au sol et contre les murs), ils ont placé des sacs poubelles afin que les bizutés puissent vomir à leur guise, ils ont éteint la lumière et allumé des bougies. Lorsque les trois «baptisés» sont revenus, ils les ont recouverts d’œufs et de farine, ils les ont fait boire et manger des sandwiches composés notamment de nourriture pour chat et de dentifrice.
L’un des mineurs a été surpris par sa boisson à base de vodka: «Je me suis senti partir et je suis tombé, a-t-il dit en cours d’enquête. C’est à ce moment-là que je me suis blessé au visage.» A moitié inconscient, il ne se souvient plus clairement du reste.
Il semble qu’en voulant le transporter dans la salle de bains, deux des accusés l’ont laissé tomber sur des débris de son verre; c’est ainsi qu’il s’est déchiré le ventre. Inquiets, ils ont appelé les secours. La principale victime a dû être opérée d’urgence. Elle est restée plusieurs jours à l’hôpital. Ses parents ont porté plainte trois mois plus tard pour lésions corporelles par négligence et exposition.
«Justice hystérique»
Durant l’instruction, l’adolescent a précisé qu’il ne savait pas exactement comment allait se dérouler la cérémonie, mais qu’il ignorait que les choses en arriveraient à cette extrémité. Or, le procureur général n’a pas retenu l’accusation la plus grave, celle d’exposition à un danger de mort. C’est pourquoi les avocats du plaignant, Mes Jacques Barillon et Robert Assaël, ont recouru devant la Chambre d’accusation: «Notre client était à deux doigts de la mort, précisent-ils. Ces pratiques d’un autre temps sont scandaleuses!»
Les bizutés avaient-ils déjà trop bu avant la cérémonie? C’est ce qu’affirme la défense (assurée par Mes Yaël Hayat, Guerric Canonica, Grégoire Rey, Pascal Maurer). Ils soulignent que le «baptême», une pratique courante au sein des sociétés d’étudiants, remonte au XIXe. Des procureurs, des conseillers d’Etat, des juges et d’autres notables y ont participé, sans incident.
Dans le cas présent, les protagonistes, inculpés et bizutés, étaient les meilleurs amis du monde. Ce qui s’est passé est un regrettable accident: «La justice a cédé à une forme d’hystérie liée aux bizutages criminels survenus en France. Elle aurait dû classer ce dossier.»
Feraient mieux de se rendre utiles en participant à des actions caritatives, ces petits cons.
Ou filer la bouffe utilisée/gâchée dans leurs conneries à des gens qui en ont besoin.
Ou à défaut, de se faire "vraiment" bizuter dans les banlieues difficiles (y'a plein de "jeux" qui les amuseraient certainement).
Ah, y'a moins de volontaires ?
Tiens donc ... ça se dégonfle les petits durs ?
Quand je pense que ce sont les premiers à pleurer chez papa-maman quand il se font piquer leur scooter...
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@ Tous
Il est navrant de se trouver confronté à une situation de ce genre: d'une part, il s'agit d'une bêtise énorme de la part de ces garçons; d'autre part, cette bêtise tend à rallier toutes les sociétés d'étudiants genevoises sous la même enseigne.
J'ai vu évoquer des noms de sociétés parmi les commentaires, qu'il s'agisse de la SES, de Venusia, de Stella, de Kalia, de Gymnasia.
Première précision: les sociétaires avons tendance à utiliser le mot "charriage" et non "bizutage" pour ce genre de pratiques. Le charriage évoque une action consentie par les deux parties. Ces jeunes hommes étaient pleinement conscients de ce qui pouvait les attendre. Le bizutage désigne plus radicalement une pratique imposée à caractère humiliant- la personne n'a donc pas de possibilité d'alternative -, notamment dans les écoles françaises.
Seconde précision: la photo publiée dans l'article est totalement ridicule. Le microcosme des sociétaires genevois est ce qu'il est, et les deux personnes photographiées nous sont inconnues. Ils ne portent ni casquette ni sautoir. Il s'agit donc probablement d'une photo de bizutage dans le cadre d'une école mais non d'une société estudiantine genevoise.
La question des femmes dans les sociétés d'étudiants a été évoquée. Ca tombe bien, j'en suis une. Ma société pratique le charriage, et jamais on ne m'a contrainte à faire quoi que ce soit d'humiliant ou de non consenti. Je ne garde que des souvenirs forts, du type de l'enterrement de vie de jeune fille, tel qu'évoquait un commentateur.
La question des "fils à papa" a longuement été traitée dans les commentaires. Il serait faux actuellement de ranger tous les sociétaires dans ce tiroir. Il faut savoir qu'à l'époque des créations de ces sociétés, au XIXe, les gens ayant accès aux études gymnasiales et académiques étaient généralement issus de classes supérieures. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, et les sociétés estudiantines genevoises comptent des membres tant suisses qu'étrangers, juifs ou chrétiens, de gauche ou de droite, certains de familles aisées, d'autres de classes moins favorisées. Combien en ai-je vus qui travaillaient les soirs de semaine et les weekends à côté de leurs études, pour pouvoir s'autofinancer. JE RAPPELLE QUE LA CONDITION STATUTAIRE D'ENTREE dans une société d'étudiants est basiquement d'être inscrit au Collège de Genève, ou immatriculé à l'Université ou dans une HES.
Il est nécessaire également de préciser que les sociétés estudiantines genevoises - collégiennes ou universitaires, féminines, mixtes ou masculines - qui sont au nombre d'une dizaine, poursuivent des buts. Victoria Helvetica par exemple poursuit des buts philanthropiques et reverse tous les bénéfices des bals qu'elle organise à des associations caritatives.
Venusia et Zofingue ont les 2 dernières années procédé à des distributions de cadeaux aux enfants hospitalisés dans des hôpitaux genevois à Noël.
Ceci pour information à la personne qui parlait de l'action caritative.
De plus, de nombreuses conférences publiques sont régulièrement organisées à l'Université par Zofingue et Helvetia.
Adelphia décerne un prix littéraire ouvert aux collégiens du canton.
Ce pour dire qu'il n'y a pas que l'aspect de la boisson chez les sociétaires.
S'il est évident que les jeunes gens qui ont pratiqué ce charriage en 2004 à la Gymnasia ont commis l'erreur d'être saouls et de ne plus être en état de mesurer des risques qui étaient pris, il ne faut pas cataloguer tout sociétaire comme étant un "bourge" alcoolique, inculte et barbare.
Ernest Ansermet ou Charles-Ferdinand Ramuz ont été sociétaires. Des acteurs importants de la vie culturelle et politique d'aujourd'hui - que je ne nommerai pas pour leur éviter le catalogage ridicule dont nous faisons les frais sur cette page web- ont été des sociétaires actifs dans leur jeunesse.
Il serait intéressant de se poser la question du rôle des parents dans cette affaire. Porter plainte contre une bande d'adolescents... pour en arriver à une admission ou à un baptême dans une société, il faut avoir suivi un certain tot de séances précédemment. Ont-ils attendu l'accident pour se rendre compte que leurs fils rentraient dans des états avancés d'ivresse dans les nuits du vendredi au samedi?
Le "baptême" est une pratique qui suppose qu'un premier charriage d'admission a déjà eu lieu, en moyenne 6 mois auparavant. Les parents ont pourtant bien laissé leurs enfants sortir ce 10 décembre 2004, sachant à quoi pouvait ressembler un charriage, étant donné que les 2 garçons en avaient déjà subi au moins 1? Les parents ont laissé des enfants mineurs aller en séance à la Gymnasia, sachant qu'ils allaient y boire des quantités d'alcool?
Pour terminer sur une note un peu plus humoristique quant à l'évocation du rituel qui est décrit ici avec tant de dégoût:
Les oeufs, la farine, le dentifrice, n'ont jamais tué personne. La nourriture pour chat est en général composée de viande, poisson ou légumes bouillis. Eh oui, même la nourriture pour chat, c'est comestible...
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Je déteste toute forme d'élitisme... ces enfants gatés qui ne savent plus quoi faire pour s'amuser, et ne me dîtes pas que ce type de club existe chez les fils de prolos.
Et dire qu'après avoir fait leur c... ils sont encore protégé par Papa Maman pour que la presse n'en fasse pas écho... pitoyable, ou comment fuir ses responsabilités.
Comme quoi la société à deux (voir plus) vitesses commence dès l'école.
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L'année passée, Le Temps a publié une pleine page sur les affaires de bizutage dans l'Armée suisse. J'avais envie de vomir, en le lisant, quand je pense aux super gradés de l'armée !
Maintenant, j'apprends ce bizutage. Je suis dégoûtée.
On n'élève pas nos enfants pour qu'ils risquent leurs vie pour de telles conneries.
Les gradés d'établissements tant privés que publiques sont responsables vis-à-vis des cas de mobbing et autres stupidités qui se répètent aussi dans la vie professionnelle avec des collègues à qui il faut lécher le C..., avoir les seins et le nombril à l'air et encore se les farcir en allant encore boire des verres après le travail en faisant ami-ami et ceci uniquement pour garder son job et surtout le salaire à la fin du mois !
J'ai envie de vomir !
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Moi je trouves fantastique de voir que quand on fait partie d'une famille riche de Genève et qu'on a du fric les permissions de pouvoir faire un peu tout et n'importe quoi et qu'au finale après la lecture des noms des avocats je ne doute pas un seul instant que cette histoire on va pas en reparler bien longtemps, déjà qu'on a attendu 2009 alors que cette affaire date de 2004.
Donc encore une fois quand on a beaucoup de fric on peut faire tout ce qu'on veut sans problème et sans histoire.
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Merci a la TDG d avoir censurer mon commentaire et de permettre ainsi l'amalgame grace a votre article qui met tous les oeufs dans le meme panier.
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@Sun: N'allez surtout pas imaginer que vous êtes le seul "sociétaire". J'ai assez éclusé de bières dans toutes les villes de Suisse, en trois langues nationales et en latin, avec ma casquette et mon sautoir, pour constater que les sociétés d'étudiants, comme tout groupe institutionnalisé, comptent leur lot de personnes qui profitent d'un uniforme ou d'une prétendue tradition pour oublier leurs responsabilités. Autrefois (il y a fort longtemps), les sociétés d'étudiants jouaient un réel rôle politique. Elles sont nées du Kulturkampf du milieu du XIXème siècle et accordaient une place importante aux questions qui se posaient à la société de l'époque - questions politiques, questions de liens entre la science et la religion, questions culturelles, etc. Faire la fête sans souci était bien évidemment déjà le privilège éphémère mais inaliénable de la jeunesse. Aujourd'hui, les sociétés d'étudiants ont conservé (au niveau national en tout cas si l'on prend l'exemple de la SES) des commissions politiques, religieuses, culturelles, comme certains animaux conservent sous la forme d'un appendice desséché le souvenir d'un organe qui ne sert plus depuis longtemps. Mais il ne faut pas se voiler la face: si la SES a des commissions culturelles, politiques et religieuses, mais n'a pas de commission de la bière, c'est que boire est la seule activité qui n'ait pas besoin d'être encouragée parmi ses membres. Il y a une dérive, et cette dérive n'encourage pas les étudiants les plus intelligents à devenir membres (alors qu'autrefois, il y a bien longtemps, il était impensable que les forts en thème ne soient pas sociétaires). Cette dérive se constate lorsque l'on apprend que des bizutages stupides sont défendus au nom d'une prétendue tradition.
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Ca me révulse! Cette "élite" qui peut faire ce qu'elle veut, protégée par l'argent et les relations.
C'est révoltant!
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CES CéRéMONIES NE VOUS EN DEPLAISENT MESSIEURS-DAMES DE LA CLASSE SOI-DISANTE DEFAVORISEE APPARTIENNENT A TOUTES LES CLASSES , SI VOS ENFANTS FONT DES ETUDES , IL SE PEUT QU'ILS Y PARTICIPENT, AVANT ON POUVAIT DIRE NOBLESSE OBLIGE MAIS DE NOTRE TEMPS TOUS LES VICES, PERVESITES SONT OUVERTES A TOUS,
CES CEREMONIES FAISAIENT PARTIE D'UN CURSUS UNIVERSITAIRE MAIS ELLES ETAIENT "GENTILLETTES ON SE CONTENTAIT DE MOUSSE A RASER..MAINTENANT LE DECLIN DE NOTRE JEUNESSE EST A SON COMBLE A QUI LA FAUTE?
ENSEIGNANTS, POLITICIENS,,,,OUI PEUT-ETRE MAIS SURTOUT A VOUS CHERS PARENTS -LAXISTES- QUI OSEZ DIRE QU'UN PETARD N'EST RIEN...PAR EXEMPLE.
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Tt à fait d'accord
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Toute cette (non)affaire est le fruit de parents qui cherchent des responsables à tous les maux de leurs enfants - au lieu de les contrôler et d'assumer avoir cédé aux caprices de leur progéniture. Il n'y a eu aucune mauvaise intention, seulement un peu de mauvais goût, mais n'en faisons pas un pâté. A noter que les bizutés étaient libres de s'arrêter ou de partir à chaque instant.
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Boo...je suis une fille au cas ou et n'ai jamais subi de barbaries. Une fois de plus comme pour chaque article vous commentez ce que vous ne connaissez pas avec votre arrogance habituelle. On ne force personne a rentrer dans une societe c est un choix personnel. Au final chacun fait ce qu'il veut et choisi ce qu il veut avec les consequences qui peuvent s en suivre. On a pas besoin d etre dans ue societe pour subir ce genre d incidents croyez-moi et d'ailleurs ceci est un cas isole. Merci a la TDG de donner plus d infos afin d eviter que des personnes comme Boo creer des amalgames.
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@ Sun... vous êtiez dans une société? Laquelle svp vous faisait subir des outrages comme ceux formulés plus haut???
Il n'y a pas de précisions à donner.... pour moi le simple fait de demander à un homme de se mettre nu comme rite de pasage est déjà abhérant...
Comme quoi au rythme ou on va en terme de conneries les femmes seront au même niveau que les hommes si elles sont toutes comme vous!
ps... il y a une différence entre un bizutage propre en ordre (que l'on retrouve aussi souvent chez les militaires) et des petits rites d'initiation comme chanter une chanson en remplacant certains termes par d'autres plus osés! Si vous captez pas je peux rien faire pour vous...
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Je n'ai aucune compassion pour ce genre d'abrutis, de part et d'autre, qui acceptent de se livrer à de telles pratiques, s'ils désirent se détruire au cours de séances débiles de bizutages c'est leurs affaires, qu'il en paient les conséquences en privé ou en public cela m'indiffère.
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Je suis une fille... et perso je n'ai jamais été victime de bizutage... je remarque que la classe sociale n'a rien à faire dans cette tradition barbare... le seul truc qui semble inchangé... ces actes idiots sont perpétrés depuis des années par des hommes, et... revendiqués par des hommes... c'est pathétique... ce besoin de prouver sa virilité ou pouvoir à coup de testostérone c'est franchement dramatique... pitoyable... que ce soit un accident, certes, mais le bizutage en lui-même est parfois violent et dangereux... quel est l'intérêt? Humilier l'autre pour se sentir supérieur? C'est franchement ridicule et je suis pour qu'on abolisse ce genre de pratique ridicule et qu'on punisse fermement ceux qui s'y adonnent!
"C’est un apprentissage, un rite de vie"
C'est quoi ces foutaises??? J'ai besoin de me mettre à poil et descendre une bouteille de vodka pour apprendre les choses de la vie???!!!!
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Chère Christiane, cette fois je suis entièrement d'accord avec toi !
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@Boo
Je comprends votre incompréhension. Mais vous le dites vous-même, nous sommes des hommes, et vous une femme. Ce sont des choses ancrées dans les gênes humains et on ne peut pas changer ça…
Mais pour vous rassurer et peut-être pour avoir une explication, sachez qu’il existe à Genève plusieurs sociétés d’étudiants soit mixtes, soit exclusivement féminines (Venusia, Kalia, Stella). Qu’une membre d’entre-elles nous disent s’il y a ou non des bizutages féminins. Vous seriez surprise…
En ce qui concerne votre commentaire :
« "C’est un apprentissage, un rite de vie"
C'est quoi ces foutaises??? J'ai besoin de me mettre à poil et descendre une bouteille de vodka pour apprendre les choses de la vie???!!!! »
Non, bien sur que non, mais réfléchissez, il y a bien quelque chose dans la vie d’une femme, ou d’un homme qu’on fait par tradition (enterrement de vie de jeune fille/garçon par ex.) et qui implique l’humiliation, la soumission, le pouvoir, l’alcool, ou des limites physiques/psychiques à découvrir/dépasser, que ce soit dans la vie privée ou bien professionnelle, malheureusement.
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@ SAche... je m'excuse d'être aussi crûe... mais la connerie c'est dans les gènes?? Non mais parce que je vois pas d'autres termes pour qualifier ce genre de bêtises...
Pour la dernière partie de votre post... les choses que je serais amenées à faire par tradition seront dans le respect des moeurs et de la société... pas un acte qui pourra m'être fatal ou encore me porter préjudice dans mon futur...
Enterrement de vie de jeunes filles ou de garçons... je ne vois pas trop le rapport... c'est un truc convivial et à part se déguiser en drag queen et boire jusqu'à plus soif je ne vois pas ce qu'ils font de bizarre.
Autre chose... les jeunes étaient mineurs au moment des faits il me semble... il existe une différence entre un homme/femme de 25/30ans qui assume ses choix et est responsables de ses actes, qu'un gamin encore au collège qui le fait pour rentrer dans moule à cause de la pression qui peut être exercée entre jeunes...
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@ SAche: merci pour votre clarification a laquelle j'adhere en tous points.
@la TDG: si vous en avez l'opportunite, il serait ineteressant une fois de faire un reportage sur les societes d'etudiants ainsi qu'un lexique du langage qui leur est propre; je pense que cela serait utile et informatif et eviterait certains amalgames...c est bien connu l'inconnu fait peur :-)
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J'ai fait partie de la Gym, j'ai eu moi aussi mon baptême, j'en ai fait passer à d'autres, et ils vont eux aussi perpétuer cette tradition!
Ce n'est pas parce qu'on vit au 21e siècle, temps de la paranoïa à outrance, de la sécurité paternaliste et des lotions anti-microbes, qu'on doit trouver que de telles pratiques sont dépassées. Elles ne le sont pas (la preuve, elles perdurent après 120 ans d'existence) et continuent à être des moments FORTS, dont on se souvient en général positivement et toute sa vie, et qui, surtout, font partie de la bonne éducation des jeunes gens, de bonnes familles certes mais pas nécessairement, qui veulent être meilleurs et plus forts que les autres.
On trouve ce genre d’initiation dans toutes sortes de cultures, des bushmen australiens (qui a vu “Australia” au cinéma ?) à la plus haute Elite américaine au pouvoir (« Skull and Bones » de Yale, les Illuminati, et le Bohemian Club. Allez voir « W. » ou « The Skulls ») en passant par les étudiants de presque toutes les universités du monde.
C’est un apprentissage, un rite de vie, rien de plus. Il peut arriver qu’un accident se produise, mais ce n’ai en général pas trop grave, et si ça l’est, ce n’est pas essentiellement de la faute de la victime ou des auteurs, mais la plus part du temps à pas de chance. Oui ils se sont mis dans une situation à risque, mais qui ne risque rien n’a rien.
Je vous invite à relire le dernier paragraphe de l’article et de méditer là-dessus.
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A Sun;
Commenter ce que je ne connais pas? Toute ma primaire dans une école privée, idem pour le secondaire, 4 ans de Calvin, abordé une fois par une société d'étudiant, témoin des beuveries de telles sociétés...Et je connais le bizutage à travers d'autres activités. Votre intervention démontre encore une fois la condescendance de ceux qui pensent être plus important que les autres. Bizutage oui, humiliation non, et la tendance actuelle est déplorable.
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Lorsque ce sont les enfants des bourgeois qui font de grosses conneries, on ne fait surtout pas de vagues dans la presse.
Quelle honte de se ruer sur les petites affaires qui touchent les laissez pour compte de la société.
Ca donne envie de vomir.
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Chers Karpis,Leodagan,Deng et Lord Acton; j'ai ete societaire et bizute; j'ai fait partie pendant longtemps d'une societe d etudiant de la place; vos commentaires sont a cote de la plaque; ces societes n'ont rien a voir avec le milieu scolaire; elles sont par ailleurs reconnues par la confederation helvetique et legales et toutes ne sont pas aussi "primitives" dans ses moeurs. Merci de ne pas commenter ce que l'on ne connait pas. ABE salut.
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Chère Sun,
Je ne vous empêche pas (ni personne d'ailleurs) de faire bouffer des sandwiches au dentifrice, vu qu'à première vue vous y voyez une précieuse symbolique hautement utile pour l'entrée dans une société (ou dans la vie).
Je ne sais si c'est vous sur la photo, engouffrant du poulet et dieu sait quoi, mais c'est joli (je sais, c'est pas vous. Vous présentez mieux probablement maintenant. Peut-être continuez-vous à bouffer des sandwiches au dentifrice aujourd'hui) ;-).
Et vous êtes libre de trouver ça génial, n'est-ce pas ? Personnellement je reste convaincu que le bizutage (sous cette forme) reste profondément débile et dangereux (preuve en est cette histoire).
Je constate également (pour avoir vécu dans ce milieu et assisté à des rituels de ce genre) que comme par hasard, se sont les gamins de "riches" (au sens large) qui ont ce besoin de vivre des trucs trash (on se sent des hommes, des vrais).
L'adolescence désoeuvrée semble plus difficile à passer dans ces milieux.
Enfin, à un époque où on travaille justement au respect des personnes (y compris des femmes, voir photo de l'article) , ces petits fantasmes d'étudiants me font bien sourire.
Un défoulement pour ceux qui se croient au dessus du lot ? Possible.
Quand au parents qui sont fiers de voir leurs gosses bizutés, c'est pathétique (et probablement que leur bizutage a eux leur a faussé le jugement).
Mais ... continuez, ça ne me gêne en tout cas pas.
LoL
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Votre commentaire m'étonne aussi beaucoup, vous estimez que ces sociétés ne sont pas toutes "primitives"... J'ai fait longtemps également partie d'une société d'étudiant (à un niveau national) et je dois dire que j'ai assisté souvent à des séances de ces sociétés collégiennes: cela ressemble plus à du "binge drinking", à savoir qu'elle est le plus rapide à boire. Ensuite ce qui m'a choqué était que les plus jeunes membres sont traités de manière esclavagiste.
Est-ce digne d'un groupe que l'on appelle "société"? Malheureusement le dérapage de certains va les plonger dans une situation très hypothétique dans le canton...
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connerie de jeunes, de notre temps ce n'était pas si dégueu...étaient-ils drogués?
il n'y a pas besoin de bizutages pour se rendre compte que la jeunesse actuelle est en déclin, ils ont tout ce qu'ils désirent sans effort, à crédit m'eme, voiture, petite pépé, alcool et maintenant drogues grace aux africains dealers et autres...alors messieurs les politiciens qu'attendez-vous et les parents pour faire prendre un bon chemin à vos enfants.
il est vrai , il n'y a plus de vie de famille, les logements sont trop petits pour y accueillir nos rejetons et leurs amis,,,c'est crucial,
les gosses de riches et autres font tous des bétises dans la rue ou dans des locaux loués, dans des caves,
pourquoi ne pas créer pour eux des centres de rencontre
dignes pour remettre sur rail cette pauvre jeunesse?
au lieu de construire des camps pour réfugiés, des prisons ce serait mieux , non?
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Il est certain que ces pratiques de bizutage sont débiles, mais pénalement on peut difficilement prétendre qu'il s'agisse d'autre chose que d'un accident. Le lien de causalité entre la présence du verre (sur lequel les "auteurs" ont involontairement laissé tomber la "victime") et la blessure (certes grave) est assez peu évident. Il faudrait alors aussi punir la bêtise des candidats au bizutage qui ont accepté de comparaître nus devant leurs camarades. La limite de la débilité avait déjà été dépassée au moment où les "victimes" se sont dévêtues, et cette limite a été franchie par tous les protagonistes de cette affaire ridicule. Ce type d'affaires devrait relever uniquement du pouvoir disciplinaire de l'établissement scolaire concerné. A l'époque où ces sociétés se sont créées, les bizutages stupides - qui ont toujours été interdits - se soldaient par une volée de bois vert dans le bureau du préfet de discipline. C'était une réponse stupide à un problème stupide. Mais ça marchait. Et ce n'était pas plus ridicule qu'une plainte pénale des parents contre les camarades.
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On voit comment la soi-disante élite peut faire traîner des affaires de ce type avant d'arriver devant la justice...Et au passage, cela nous montre aussi le pitoyable niveau de ce qu'on appelle la bonne société genevoise...
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Tant d'années d'études pour finir nominé aux Darwin Awards.
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J'imagine que les "très éminents" Mes Yaël Hayat, Guerric Canonica, Grégoire Rey et Pascal Maurer adoreraient qu'on fasse ça à leur gosses.
Et ce n'est pas parce que d'autres ont subit le bizutage que ça rend la chose normale ou intelligente.
Typiquement, le gosse responsable aurait été étranger, et aurait fait ça dans la rue à un gosse de riche, on l'aurait collé direct au trou.
Pauvres gens. C'est pitoyable.
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