L’étau se resserre autour de l’Hospice général. Quatre associations se sont unies hier devant la presse pour dénoncer «les pressions exercées sur les réfugiés statutaires pour libérer foyers et appartements». Tour à tour, Caritas, le Centre social protestant (CSP), l’Asloca et le ont fustigé «les intimidations» venues de l’institution chargée de mettre en œuvre la politique sociale du canton. La crise provient de l’augmentation du nombre de requérants arrivés en Suisse, et donc à Genève, depuis le début de l’année (nos éditions du 12 novembre). Une thèse contestée par Dominique Froidevaux, du CSP, qui rappelle que le canton a accueilli quatre fois plus de requérants en 1999 que cette année.
Toutefois, entre-temps, la Confédération, prévoyant l’entrée en vigueur de la Lex Blocher, plus restrictive, a sommé l’Hospice général de vendre 350 logements «excédentaires» dédiés à l’asile. Débordée par ces arrivées, l’institution essaie de libérer de la place afin de loger les nouveaux arrivants. Pour cela, elle prie les permis B, qui ne devraient théoriquement plus être logés par l’Hospice, de quitter leur logement et d’en chercher un sur le marché libre ou subventionné. Mais la pénurie ne facilite évidemment pas les recherches de ces quelque 1000 personnes.
«Absence d’anticipation»
«Dès le mois d’août, l’Hospice était averti de cet afflux, mais il n’a rien fait. L’absence d’anticipation est patente», déplore Dominique Froidevaux. Carole-Anne Kast, du RPSL, regrette quant à elle «la schizophrénie de l’Etat», qui ne comprend pas «que si l’Aide aux requérants d’asile (ARA) abandonne les permis B, c’est l’aide sociale qui risque de devoir les assumer.» Sur le plan légal, les mises en évacuation et augmentations drastiques des loyers sont jugées pour le moins contestables par l’Asloca, représentée par François Zutter. Il en va de même s’agissant des «transferts d’un foyer à l’autre, qui n’augmentent en rien la capacité d’accueil. Placer des gens aux Tattes ne vise qu’à les dégoûter, tant la situation sanitaire y est préoccupante», poursuit Carole-Anne Kast.
Les œuvres d’entraide s’alarment surtout parce que, selon elles, le logement constitue le fondement de toute intégration pour ceux qui ont obtenu le droit de résider en Suisse. Du côté de l’Hospice, le problème est désormais pris au sérieux. On reconnaît des erreurs et même certaines formes de pressions. Un groupe de travail ad hoc, rassemblant associations, gérance municipale et autres acteurs étatiques a été créé. La prochaine réunion aura lieu le 12 janvier, tandis qu’entre-temps les procédures d’évacuation ont été suspendues.
«Nous avons commis des maladresses, mais il faudra bien qu’on s’accorde sur le fond: l’Hospice doit-il continuer à héberger ces personnes? Si oui, combien de temps? Et, en conséquence, accepte-t-on d’ouvrir les abris PC pour les nouveaux arrivants?» s’interroge Balthasar Staehelin, directeur de l’ARA. Près de 150 logements préfabriqués pourraient être construits d’ici à décembre 2009. A ce jour, 113 personnes ont demandé l’asile à Genève rien qu’au mois de décembre. Le canton octroie environ 50 permis B chaque mois.
La suisse est au centre de l'europe et malgré tout, de plus en plus de gens viennent squatter chez nous... Ne me dites pas qu'il ne s'agit pas de réfugiés économiques et profiteurs! Marre de voir mon pays baisser son froc et laisser nos jeunes et ainés dans la merde tout ça jusye pour se la pêter et sa proclamer "humaniste". Je crache sur les clowns qui au nom des "droits de l'homme" font payer les suisses.
bartov tourne son discours en boucle depuis tellement longtemps qu'il y a une évidence qui s'impose: il est resté croché sur ses petits sous et principes égoïstes. Jamais il n'aura la moindre proposition constructive et le moindre respect pour les gens qui essayent de construire un monde meilleurs car il est persuadé que l'être humain est condamné à s'entretuer. Pauvre de nous qui payerons un jour de vivre dans un pays qui n'a pas su l'éduquer à plus de politesse et de civilité. S'il dit qu'il est pour les "bons réfugiés" dans une phrase c'est juste pour cracher un peu plus sur ceux qui les aident comme il le fait ici.
Bonne fête de noël
je bois le champagne (Henriot grande année) et je fais une grosse bise à tous et à commencer par les journalistes de la Tribune qui sont notre relais citoyen : Félicitations pour votre travail !
Je suis d'accord avec Clean.
La valeur d'un pays qui se dit démocratique et avancé se mesure non pas aux nombres de grandes fortunes qui le choisissent mais à sa capacité de s'occuper des plus faibles d'où qu'ils proviennent. Les intégristes de toutes obédiences et religions et à commencer par nos commensaux profitent de ces déshérités et surtout de la manière dont nous les traitons pour asseoir leurs propagandes nihilistes. Les rejetés de notre système sont des proies faciles pour ces personnages empreints de mysticisme. Nous devons être les citoyens vigilants et les garants de nos libertés. Nos gouvernants se doivent d'être fier d'avoir une société civile qui les empêchent de passer l'autre côté du miroir.
L'état dans lequel se trouve ce centre de requérants à l'asile reflète le climat qui règne dans cette institution depuis une bonne quinzaine d'années maintenant:
- prolifération de cadres en tout genre dont les taux de rotation élevés servent au moins à rafraîchir l'ambiance;
- pléthore de consultants extérieurs autant académiciens qu'inutiles, et tellement éloignés des réalités;
- pléthores de procédures qui sont appelées à mourir avant même qu'elles ne soient diffusées;
- restructurations permanentes par manque de vision et de projets à long terme;
- mauvaise utilisation des compétences existantes en interne;
- institution prisonnière de l'absence de politique du logement à Genève;
- situations difficiles, voire impossibles à résoudre;
- et trop grande politisation du travail social!
Moins de chefs, plus de confiance et de responsabilités accordées au personnel, une ligne directrice par champ d'intervention en coordination avec les autres départements, des directives claires et cohérentes, des politiques clairement établies, voilà qui permettrait sans aucun doute de retrouver un peu plus de clarté dans le brouillard de la politique sociale genevoise et de l'institution chargée d'en appliquer de nombreux volets !
Bravo azragod, Que vous avez raison !INDECENT et INADMISSIBLE !
(En Suisse, à Genève, on travaille pour gagner sa vie et quand on gagne assez, on gagne en confort. C'est ça l'intégration !)
Mais voilà, nos suisses n'ont plus de travail ni d’appartement, et l'on vient nous parler des réfugiés c'est vraiment indécent et inadmissible vous avez raison.
Je ne critique pas l'hospice général, les employés font ce qu’ils peuvent, je critique le système pourrit qui consiste à se préoccuper des personnes qui ne font aucun effort pour garder en état un bâtiment que beaucoup aimeraient habiter gratuitement.
Il m'apparait qu'il faut comprendre plutôt ceci : L'état teste sur une population marginalisée et fragilisée ce qu'elle compte faire à l'ensemble de la population. Dans cette politique la calculette s'est mise à la place du cœur, l'humain ne compte plus seul le résultat des comptes existe.
Demandez à ceux qui ont à faire à l'assistance publique comment certain centre d'action sociale les reçoivent et les maltraitent, les étrangers comme les suisses. Heureusement, à l'Hospice Général, beaucoup des employés ne sont pas l'image de certains de leurs cadres qui ont cette politiques comptables. Mais les dit employés sont aussi maltraités par leur direction que leurs usagers et n'arrivent plus à faire leur travail correctement et humainement.
Bonjour,
C’est tout de même incroyable de nous dire que l’asile des Tattes se retrouve en mauvais état, on se moque du monde et du citoyen.
C’est gens n’ont aucun respect, c’est de leur faute, la Suisse leur met un bâtiment que beaucoup de jeunes suisses aimeraient habiter et maintenant, ils l’on dégradé et de plus, il faudrait avoir de la compassion.
Personnellement, je connais des Suisses à la rue et cela on s’en moque, ils n’ont pas de mouvement derrière eux. Bien sûr ! Nos jeunes et nos vieux n’ont pas des assistantes sociales, des droits de l’homme et j’en passe…
La tristesse de cette histoire est que nos jeunes et nos vieux ne sont pas organisés, ils devraient former des associations pour pouvoir avoir des logements obligatoires offerts par l’état.
Pour ma part, je m’en moque des gens qui viennent d’ailleurs, je suis là avec les bras ballants devant le désastre de nos jeunes sans emploi, sans logement et sans personne pour les défendre, de plus, ils se cachent, ils ont honte d’être pauvres. Elle est là ma peine ! Les réfugiés zou… !
Les pauvres réfugiés n’ont qu’à rester chez eux ! Je n’ai pas envie de payer pour les autres, à chacun ses pauvres. La Suisse devrait avoir honte d’avoir de la pauvreté parmi ses jeunes et ses vieux suisses. Que l’hospice s’occupe plutôt de nos suisses !
N'importe quoi ! Si ça se trouve, bientôt, l'Hospice Général donnera ses subventions sur la base de la loi ! Rendez-vous compte, finis les cadeaux, c'est impensable ! Et surtout, on le dit aux contribuables qui comme d'habitude ne diront et ne feront rien...
Vis à vis des familles Helvétiques qui arrivent tout juste à tourner, je trouve une fois de plus INDECENT et INADMISSIBLE que des journalistes arrivent à relayer ce type d'"information" dans ce canard...
En Suisse, à Genève, on travaille pour gagner sa vie et quand on gagne assez, on gagne en confort. C'est ça l'intégration !