Sécurité publique
Vernier pourrait tester le concept vaudois Police-Population
Par Mabut Jean-François. Mis à jour le 04.10.2012 11 Commentaires
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Peut-on confier des tâches de sécurité publique à de simples citoyens?
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Thierry Cerutti, policier de son état, et Christina Meissner connaissent parfaitement leur sujet. Pic-Vert a noué un partenariat avec l’ASSProp du canton de Vaud dont le président n’est autre que le syndic de Mies Pierre-Alain Schmidt.
Le concept Police-Population a été lancé il y a une vingtaine d’années. Plus de cent communes vaudoises et quelques 11'000 personnes y participent. Il permet de rapprocher la police de la population par une meilleure information mutuelle notamment.
Le système est fondé sur les pierres angulaires que sont les gérants de sécurité. Des policiers qui « ont pour tâche spécifique de définir des politiques de prévention régionales et de favoriser une collaboration plus étendue avec la population », selon les termes mêmes du site de la police vaudoise.
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Christina Meissner, secrétaire générale de l'association des propriétaires de villas Pic-Vert, et Thierry Cerutti, ex-conseiller administratif de Vernier, ne sont pas des inconnus. Tous deux crient victoire ce jeudi. Pierre Maudet aurait accepté de tester le concept vaudois Police-Population dans leur commune, annoncent-ils dans un communiqué. Des premières mesures seraient lancées en novembre. Le Département de la sécurité tempère: «Oui le concept Police-Population est à l'étude, indique son porte-parole, Laurent Forestier. Non, il n'est pas question, à ce stade, d'une surveillance du voisinage.»
Les deux politiciens – elle est UDC, il est MCG, tous deux députés et conseillers municipaux – habitent à un jet de pierre dans le vieux village de Vernier. «Cet été, nous avons subi une vague infernale de cambriolages», raconte Christina Meissner. Ni une ni deux, les deux compères ont convié leurs voisins et écrit directement à Pierre Maudet le 31 juillet. Quinze jours plus tard, le nouveau patron de la Sécurité cantonale leur annonçait avoir mandaté la police d’étudier leur proposition: «créer à Genève une surveillance mutuelle en lien avec la police».
Encouragés, les deux voisins ont contacté, au cours de cinq séances, les habitants des autres quartiers villas de la commune, Aïre, Châtelaine, Cointrin. A chaque fois, ils envoyaient une lettre à Pierre Maudet signées par tous les participants. Ce mardi 2 novembre, la police a informé Christina Meissner que des premières mesures seraient mises en place en novembre. Lesquelles? «Je laisse à l’autorité le soin de les rendre publiques officiellement.»
Le département de Pierre Maudet reste sur la réserve. «Des informations «prévention cambriolages» vont être proposées d'entente avec les communes, indique Laurent Forestier. La forme est encore à l'étude. Le Département étudie, avec le concours des autorités municipales, plusieurs projets dans le domaine de la sécurité des zones résidentielles», poursuit le porte-parole de Pierre Maudet. Quelques communes pourront sans doute jouer les pilotes. Vernier sera peut-être du nombre. Rien de concret ne devrait être annoncé avant la fin de l'année. A suivre donc.
(TDG)
Créé: 04.10.2012, 13h15
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La rédaction
11 Commentaires
Cet article me rappelle le sketch de Coluche : "On s'autorise à penser dans les milieux autorisés qu'un accord secret pourrait être signé.". En gros, on ne sait rien et on est même pas sûr de ce qu'on ne sait pas. Dans un tel cas, ne vaudrait-il pas mieux attendre d'avoir des infos un peu plus sûres et pertinentes pour en informer les lecteurs ? Répondre
C'est un bon concept qui devrait être mis en place à Genève depuis longtemps. Heureusement que des citoyens et des élus locaux s'en occupent...si l'on attend sur les politiciens pour agir...on risque de devoir se contenter du bla bla habituel propre aux partis de gouvernement !Evidemment comme ça vient de la droite dure on s'en méfie. Ils peuvent aussi parfois avoir de bons projets. Répondre
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