Services sociaux
La Tutelle des adultes débraye, inquiète des nouveautés du code civil en 2013
Par Mabut Jean-François. Mis à jour le 20.06.2012 10 Commentaires
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Tutelles en chiffres
Le rapport de gestion de l'Etat publié en juin dernier pour l'année 2011 indique 2202 dossiers en traitement ou en cours de clôture à la fin de l'année, contre 2059 en 2010 et 2069 un an auparavant. 297 nouveaux mandats ont été enregistrés en 2011 contre 330 et 328 en 2010 et 2009. Les opérations financières gérées par le service tourne autour de 250'000 opérations par année. Le Service des tutelles emploient environ 70 postes de travail équivalent plein temps.
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L'activité syndicale connaît sa pointe avant l'été dans le secteur public aussi. Deux débrayages ont eu lieu hier. L'un a concerné le Service de la protection des mineurs (SPMi) placé sous la responsabilité du socialiste Charles Beer (lire ici), l'autre touche le Service des tutelles des adultes (STA), dont le patron est le libéral-radical François Longchamp.
Comme au SPMi, le personnel du STA se dit surchargé. «130 dossiers par agent (+60% depuis 2004), c'est trop», dénonce Françoise Weber du syndicat interprofessionnel des travailleurs qui a relayé hier soir l'inquiétude du personnel dans un communiqué de presse.
Une évaluation que confirme Bernard Favre. Le secrétaire général adjoint du Département de la solidarité observe que «la Chambre tutélaire, instance judiciaire, prononce un nombre croissants de mandats de tutelle et de curatelle, qui surcharge le STA alors que dans de nombreux cas, le besoin se limite à une assistance administrative». La loi cantonale, à l'étude devant le Grand Conseil, vise à corriger cette tendance en rappelant que tutelles et curatelles doivent rester des mesures «d'ultime recours».
Le haut fonctionnaire rappelle que le mandat des assistants sociaux est d'exécuter des décisions de justice en vue d'aider les personnes placées sous tutelle ou sous curatelle à retrouver leur autonomie. «C'est un métier particulièrement difficile où il faut savoir adapter l'intensité de l'appui aux capacités de la personne, qui peuvent changer chaque jour», ajoute Bernard Favre. Quant au ratio de 130 dossiers par agent, Bernard Favre précise que, «en réalité, les assistants sociaux ne gèrent jamais seuls un dossier. Ils ont l'appui d'un gestionnaire et de services supports. Le ratio réel est d'une trentaine de dossiers par collaborateur du STA.»
Un service en réorganisation permanente
Le SIT se plaint aussi d'une réforme du service qui joue les Arlésiennes, d'un manque d'information et d'un outil informatique «Tami» qui n'a pas sensiblement réduit la charge de travail. Bernard Favre estime que «les difficultés d'adaptation du système informatique sont passées». Il reconnaît en revanche que le STA doit se préparer à l'entrée en vigueur, au 1er janvier 2013, de la nouvelle loi fédérale sur la protection de l'adultes et de l'enfant.
Le SIT relaie l'insécurité des employés à ce propos. Ils craignent pour leur place de travail en raison d'une privatisation accrue de la curatelle et les exigences d'une reconversion professionnelle des assistants sociaux en curateurs d'adulte. Pour Genève cette réorganisation est plus lourde que dans les autres cantons, où les curateurs sont des particuliers alors qu'ils sont très majoritairement des agents publics au bout du lac.
«Hier le personnel n'a pas formellement débrayé. Il s'est réuni en assemblée de grève», précise François Weber. Les employés du STA souhaitent plafonner le nombre de dossiers à 80 par agent. Ils réclament 15 postes supplémentaires et exigent d'être consultés sur la réorganisation et d'être formés aux nouvelles exigences du code civil.
La demande intervient alors que les premiers grands arbitrages pour le budget 2013 sont en cours, note-t-on du côté du Département. (TDG)
Créé: 20.06.2012, 15h46
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10 Commentaires
Si on épurait tous les placards dorés et les postes doublons (1 personne travaillant à 30% c'est inadmissible à l'Etat et à la Ville - min.50 % car des postes de travail utilisé 30% de l'année sans compter les pauses café, voilà comment perdre de l'argent). Autre point : les relations informatiques entre entités étatique qui sont nulles (programmes effectuant les même tâches mais pas compatibles). Répondre
Marrant: si on excepte le cas spécial de Serono, c'est toujours à l'Etat qu'on débraye plutôt que chez ceux qui bossent... Répondre





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