Eaux-Vives
Une «sous-sous-location» à 2400 francs à la route de Frontenex
Par Kuhn Fabien. Mis à jour le 11.09.2012 7 Commentaires
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Situation rocambolesque ce mardi matin à la route de Frontenex. Peu après 8h, un huissier sonne à la porte d'un appartement du rez-de chaussée. Les habitants ont 15 minutes pour prendre leurs médicaments et biens de première nécessité et quitter les lieux.
Ici, habitent 10 personnes dans un quatre pièces. Il y a trois familles: trois enfants et deux parents vivent dans une chambre, trois adultes et un enfant dans une autre et dans la dernière, un homme et son fils. Les enfants ont respectivement 10, 9, 8 et 2 ans. Le «loyer »est de 800 francs par pièce.
L'huissier et un employé du service des évacuations sont munis d'un jugement d'évacuation exécutoire dirigé contre une supposée sous-locataire ainsi que tout tiers dépendant d'elle (ndlr : les enfants mineurs ou personnes sous tutelle). Pour Madame Laurence Mizrahi, juriste chez Caritas Genève et mandatée par une des familles, «ce document ne permet pas l’évacuation des habitants du lieu. Il s'adresse à la sous-locataire ainsi qu'à tous les tiers dépendants d’elle. Ce que ces personnes en l’occurrence ne sont pas, car ils n'ont aucun lien avec la sous-locataire. On n'a pas le droit d'évacuer des gens qui n'ont pas fait l'objet d'un jugement.»
Position que Me Sommer, avocat du propriétaire, ne partage pas. «Ces habitants ont été victimes d'une escroquerie. La sous-locataire n'en est pas une. En fait, elle a pris possession des lieux après que le locataire originel soit parti. Lui-même faisait l'objet d'une procédure afin qu'il quitte ce logement. Elle a ensuite perçu 800 francs par mois et par pièce. Cette personne n'a pas d'adresse. On ne sait pas qui c'est... Ce sont des voyous. Au final, le propriétaire n'a plus la maîtrise de son bien !»
Finalement, les avocats du propriétaire et des habitants se sont entendus. Un délai de dix jours a été accordé aux occupants pour quitter l'appartement. La plupart d'entre eux ont d'ores et déjà trouvé une solution de relogement. Les deux familles ont trouvé un studio qui se libèrera le 24 septembre. (TDG)
Créé: 11.09.2012, 19h17
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7 Commentaires
Il aurait été pertinent de connaître le véritable loyer de cet appartement. Répondre
Voilà où conduisent les interminables procédures qui empêchent d'éjecter un locataire malhonnête. Pendant la procédure, le type de procédure dont l'ASLOCA est coutumière et fanatique, la porte est ouverte à tous les abus et les locataires voisins sont généralement ceux qui trinquent le plus. LE cas présenté ici n'est que le sommet de l'iceberg. Répondre
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