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Droit de la femme

Shamsia affiche ses femmes afghanes à l'Hôtel-de-Ville

Par Stanley Veuillet. Mis à jour le 11.06.2013

L'artiste dénonce les traditions et les pratiques qui oppriment les femmes et les excluent de l’espace public.

Ommolbahni Hassani, dite

Ommolbahni Hassani, dite "Shamsia", aux cotés de la Chancelière d’État Anja Wyden Guelpa.
Image: Steeve Iuncker-Gomez

le 14 juin, une journée symbolique pour les femmes

Ce vendredi 14 juin, une fresque murale sera réalisée sous la direction de Shamsia dans la cafeteria de l'UOG par des femmes bénéficiaires d'association partenaires du projet. Une conférence réunissant l'artiste afghane à Pierre Maudet, Lilane Maury Pasquier et Martine Brunschwig Graf aura lieu à 18h30. La discussion abordera notamment les questions de l'universalité des revendications liées à l'égalité entre les sexes ou encore l'articulation de ces préoccupations avec les enjeux d'intégration.

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Elle a peur des mines et des bombes lorsqu’elle peint des femmes plus grandes que nature sur les murs de Kaboul. Elle redoute la réaction des gens. Certains la soutiennent, mais d’autres ne peuvent tolérer qu’une femme s’investisse dans l’art, et qui plus est dans l’espace public.

Ommilbahni Hassani, artiste de rue afghane, expose des photographies de ses œuvres dans la cour de l’Hôtel-de-Ville de Genève du 12 juin au 17 juin, à l’invitation de la chancelière d’Etat Anja Wyden Guelpa.

L’artiste, surnommée «Shamsia», a été conviée à Genève par l’ONG Terre des Femmes qui a, dans le cadre de cette exposition, étroitement collaboré avec le Bureau pour l'égalité entre femmes et hommes et la Chancellerie d’Etat.

Shamsia exprime son art par le graffiti. Elle dénonce les traditions et les pratiques qui oppriment les femmes et les excluent de l’espace public. Elle dessine sur les murs des femmes, celles qui ne sont pas dans les rues. Elle les représente plus grandes et plus fortes que dans la réalité pour leur donner plus de puissance et de visibilité. Ces femmes sont souvent accompagnées de guitares, qui symbolisent pour Shamsia «la parole», celle qui, en Afghanistan, est étouffée par le poids du patriarcat.

La jeune artiste s’engage et travaille à l’appropriation de l’espace public par la femme. Shamsia est bien déterminée à changer les mentalités et à rapprocher le peuple afghan de l’art, qui, dit-elle, est bien trop absent dans une société jugée trop traditionnelle et conservatrice.

Le travail de l’artiste se divise en deux catégories : Il y a les photographies prises des graffitis faits sur les murs, et, il y a les «rêves de graffitis». Ce sont des photos prises de bâtiments vierges de son art, sur lesquelles l’artiste ajoute ses œuvres au montage.

Les instruments de son combat sont esthétiques et colorés, et ils reflètent bien sa pensée: «Art is a friendly way to fight.» (TDG)

Créé: 11.06.2013, 19h43

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