Procès
Sept personnes jugées pour un trafic de 11 kilos de cocaïne
Par Fabiano Citroni. Mis à jour le 08.10.2012 11 Commentaires
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Le procès de sept personnes – Six Dominicains et un Cubain – accusées d’être impliquées dans un vaste trafic de cocaïne entre l’Espagne et Genève s’est ouvert ce lundi matin devant le Tribunal criminel. Selon le Ministère public, les faits, qui se sont déroulés courant 2010, porteraient sur un peu plus de 11 kilos de drogue. Sur les sept accusés, six sont en détention provisoire à Champ-Dollon depuis près de deux ans et demi. Quant au dernier, il a été remis en liberté quatre mois après son arrestation. Selon le Ministère public, les sept hommes, qui ont reconnu les faits, ont en tout cas agi entre décembre 2009 et juillet 2010. Le 3 juillet, C., considéré comme le cerveau, aurait par exemple demandé à J. de prendre le volant d’une Peugeot dans laquelle étaient dissimulés environ cinq kilos de coke. La mission de J.? Transporter la drogue de Barcelone à Genève. Un transport qui devait lui rapporter 3500 euros, mais qui le conduira en prison: le 4 juillet, il était interpellé à Bardonnex puis incarcéré. Toujours selon l’acte d’accusation, quelques jours plus tard, le 9 juillet, C. demandait à E. de prendre le volant d’une Opel et de transporter environ quatre kilos et demi de cocaïne entre Barcelone et Genève. E. devait toucher 2000 francs pour ce service.
Droits de la défense violés?
Arrivé à la frontière, ce dernier n’était pas arrêté. Mais le lendemain, le 10 juillet, il était coffré dans un appartement de la Servette. A cette occasion, la police arrêtait quatre autres membres du présumé réseau. Restait à interpeller C., le cerveau. Ce qui sera fait quelques mois plus tard, en mars 2011, en Italie. Selon le Ministère public, entre décembre 2009 et mars 2010, ce dernier aurait en tout cas réalisé un bénéfice de près de 140 000 francs lié au trafic de drogue. Ce lundi matin, à l’ouverture du procès, les avocats de la défense ont demandé le classement de la procédure. Motif: la représentante du Ministère public aurait violé plusieurs droits de la défense et il ne serait donc pas possible «d’avoir un procès équitable». «Madame la procureure a cru qu’elle était au-dessus des droits fondamentaux. Mais nous sommes à Genève. Pas dans un Etat qui ne respecte pas les droits de l’homme», s’est emportée Me Eve Dolon, avocate d’un des prévenus. Dans les grandes lignes, la défense reproche deux choses à la représentante du Ministère public: d’avoir caché aux avocats que certains suspects avaient fait l’objet d’écoutes téléphoniques, mais aussi d’avoir utilisé ces écoutes téléphoniques alors qu’elles seraient illégales. «Les écoutes téléphoniques ont eu lieu en juillet 2010 et vous avez attendu le 5 octobre 2012, soit trois jours avant le procès, pour nous faire part de leur existence. Vous avez joué avec la défense des prévenus», a déclaré Me Mitra Sohrabi, regardant avec insistance la procureure.
Le tribunal doit trancher
Et l’avocate d’ajouter: «Pour procéder à des écoutes téléphoniques à l’étranger, il faut une commission rogatoire. Ce qui n’a pas été le cas ici. Ces écoutes sont donc illégales. Or, toute votre accusation repose sur ces accusations.» Mise en cause, la procureure a gardé son calme. Et plaidé sa cause en à peine dix minutes: «Selon le Code de procédure pénale, le ministère public communique à la personne qui a été observée les motifs de l’observation au plus tard lors de la clôture de la procédure préliminaire. Elle a eu lieu en juillet 2012. Par ailleurs, l’accusation ne se base pas sur ces écoutes. Enfin, elles ne sont pas illégales. Il n’y a pas besoin de commission rogatoire pour les conversations qui transitent par le réseau suisse. Ce qui est le cas des conversations dont il est ici question, un interlocuteur étant en Suisse et l’autre en Espagne.» Alors, la procédure sera-t-elle classée ou le procès va-t-il se poursuivre? Ce lundi, à l’heure du déjeuner, le tribunal s’est retiré pour trancher. (TDG)
Créé: 08.10.2012, 16h06
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11 Commentaires
et oui l'avocate de la défense a raison : nous sommes à Genève, canton où il fait bon vivre pour les dealers. Et dire que toute clique est défendue avec l'argent des contribuables (assistance judiciaire...) Cela fait encore plus chaud au coeur de payer des impôts. Pour la fin, on se risque pour un pronostic....quelques jours amendes avec sursis ? Répondre
On parie qu'en France ils ont pris une peine plus sévère...pour du simple cannabis ?De qui se moque-t-on ? de nous, bien sûr ! La Suisse le pays où la drogue est moins chère et où les dealers sont le plus choyés, grâce à nos impôts. Payez braves gens, votre argent est magnifiquement dilapidé... A l'image de La Riponne où pas un seul mec n'a été incarcéré lors de la grosse descente de flics ! Répondre
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