Eaux-Vives
Sandrine Salerno et Esther Alder vexent le Municipal
Par Marc Bretton. Mis à jour le 31.08.2012 13 Commentaires
Qui est-ce qui commande dans cette maison? «C’est nous!» répondent les magistrates Esther
Alder et Sandrine Salerno. Dans un courrier adressé début août au Tribunal des baux et loyers, les deux élues expliquent qu’elles entendent bien ne pas tenir compte d’une recommandation du Conseil municipal votée en mai rabotant leur projet de transformation de la Villa Ambrosetti à Frontenex. Le droit est pour elles, soulignent les deux magistrates en s’appuyant sur la loi sur l’administration municipale.
La missive fait grimper au mur les élus: «C’est un geste antidémocratique», tonne la conseillère municipale d’Ensemble à Gauche Maria Perez. «Un manque de respect envers le Municipal», explique le municipal Vert Alexandre Wisard. «Un acte choquant», poursuit Adrien Genecand (PLR). Bigre!
Pour comprendre, revenons un peu en arrière. Il y a cinq ans, Sandrine Salerno propose de réaffecter la maison située en bas de Frontenex en structure susceptible d’accueillir des femmes et des enfants en situation de précarité. Une crèche est ajoutée au rez-de-chaussée, tandis que les locataires habitant à l’étage, dont certains depuis fort longtemps, sont priés de s’en aller. Le Municipal est saisi. En mai 2012, il rabote le projet initial et demande de ne poursuivre que le projet de crèche. Explication: «Mettre des locataires dehors est inacceptable. La Ville peut créer autrement des logements d’urgence et plus vite», assure Maria Perez. L’argument fait bondir le socialiste Alberto Velasco: «Les logements d’urgence manquent. Il faut en créer. La Ville a proposé aux locataires concernés, qui paient des loyers plutôt modestes vus les objets et vu leurs moyens, des solutions. Ils ont refusé des logements de remplacement qu’on leur proposait parce qu’on leur demandait de partir sur l’autre rive!»
Le socialiste n’est pas frappé par le fait que le Conseil administratif ne tienne pas compte d’une demande du Municipal: «C’est son droit. Il peut mener le projet jusqu’au bout s’il trouve le financement complémentaire», explique-t-il froidement. L’affaire ne devrait pas en rester là, à en croire nos interlocuteurs…
(TDG)Créé: 31.08.2012, 22h54
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13 Commentaires
"Qui est-ce qui commande dans cette maison? «C’est nous!» répondent les magistrates Esther Alder et Sandrine Salerno. " En voilà deux qui ont oublié que celui qui commande, c'est le citoyen.... Répondre
Ce que j'aime avec la gauche c'est qu'ils hurlent au scandale si les locataires n'ont pas tous les droits quand ils combattent les régies; mais dès que les locataires sont les leurs, alors ça devient un comble si on ne peut pas les faire partir. Cherchez l'erreur! Répondre
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