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justice genevoise

Le procès du grand-père qui aimait trop ses petites-filles est interrompu

Par Catherine Focas. Mis à jour le 27.09.2012 2 Commentaires

Le Tribunal de police décide de se rendre sur place, dans l’appartement où les abus auraient été commis. Il souhaite se faire une idée claire de la configuration des lieux.

Image: PATRICK TONDEUX

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La décision n’est pas banale. Le Tribunal de police décide de ne rien décider pour l’instant mais de se rendre dans l’appartement où les attouchements de ce grand-père à l’égard de sa petite-fille de deux ans auraient été commis. Il veut avoir une idée claire de la configuration des lieux. En effet, le prévenu de 74 ans a affirmé, hier, qu’il n’avait fait aucun mal à l’enfant. Il l’avait suivie dans sa chambre pour regarder ses poupées, sa petite télévision et ses dessins animés « au vu et au su de tout le monde ». Puisque, d’après ses dires, la chambre de la fillette se trouvait juste en face de la salle à manger. Et dans cette salle à manger, la famille venait de prendre son repas dominical. Aucun acte répréhensible n’aurait donc pu être commis sans être vu par l’un des membres de la famille.

Lever le flou

La mère de la fillette, elle, a expliqué au contraire que la chambre de l’enfant ne se trouvait pas du tout en face de la salle à manger et que les attouchements étaient tout à fait possibles sans témoin.

Dans le doute, le Tribunal de police a décidé d’organiser un transport sur place. L’article 349 du Code de procédure pénale le lui permet. Il stipule que «lorsque l’affaire n’est pas en état d’être jugée, le tribunal décide de compléter les preuves, puis de reprendre les débats».

Ce jeudi après-midi, juge, procureur, avocats, prévenu et parties plaignantes ont donc consulté leur agenda pour fixer cette excursion judiciaire qui devrait avoir lieu vers la fin du mois d'octobre. L’appartement qui les recevra se trouve à Meyrin. Il est aujourd’hui occupé par des locataires qui n’ont aucun lien avec l’affaire.

Les débats reprendront le premier novembre. Ce jeudi matin, la procureure avait requis deux ans de prison ferme envers ce grand-père qui avait déjà abusé de l’une de ses petites filles il y a quelques années et qui n’aurait, semble-t-il, rien compris. (TDG)

Créé: 27.09.2012, 18h36

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2 Commentaires

Jean-Marcel Robert

28.09.2012, 09:08 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 5

"Le procès du grand-père qui aimait trop ses petites-filles est interrompu"-Quel politiquement correct vomitif pour protéger une crevure. Pourquoi ne pas écrire plus simplement et plus justement "Le procès d'un vieux salopard pédophile interrompu"? Répondre



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