Sécurité
La police genevoise fonctionne en effectifs réduits
Par Sophie Roselli. Mis à jour le 24.10.2012 14 Commentaires
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Sophie Roselli «Les bureaux sont à moitié vides! Les enquêtes traînent. Ce n’est plus possible de travailler comme ça.» Ce policier qui s’exprime sous couvert d’anonymat déplore un manque d’effectifs accru depuis plusieurs mois, constaté par d’autres collaborateurs, au sein de la police judiciaire comme de la gendarmerie. En cause? La nouvelle obligation de reprendre des heures supplémentaires 2011 avant la fin de cette année. Car une fois la date limite passée, elles sont perdues. Le travail au quotidien devient plus difficile.
«Les équipes travaillent à flux tendu et cela pose un vrai problème au niveau opérationnel», confirme Alexandre Tetaz, président du Syndicat de la police judiciaire (SPJ). Les brigades des mœurs et des stupéfiants sont particulièrement touchées. Conséquences: «On n’arrive pas à trouver des policiers pour mener des opérations spécifiques non planifiées, car la moitié du personnel est en congé. Alors on pioche dans les effectifs d’autres brigades», explique Alexandre Tetaz.
Les dossiers s’accumulent
Un inspecteur expérimenté n’hésite pas à parler de «catastrophe» et cite un exemple: «Il arrive que l’on ait connaissance de certaines équipes actives dans le domaine des stupéfiants, mais nous n’avons pas les moyens d’enquêter dessus.» Quant aux dossiers en cours, ils s’accumulent. Autre effet étonnant que l’on commence à observer: «Certains inspecteurs préfèrent ne pas noter leurs heures sup, sachant qu’ils n’auront pas le temps de les récupérer», poursuit Alexandre Tetaz.
A la gendarmerie, reprendre ces heures devient presque impossible, constate pour sa part Christian Antonietti, président du syndicat de la gendarmerie (UPCP). «On les accorde au compte-gouttes, faute de personnel. Car la gendarmerie tourne avec un effectif minimal légal d’agents opérationnels chaque jour.» Cette course à la récupération des uns alourdit le travail des autres. «Les heures sup génèrent les heures sup», regrette Christian Antonietti.
Pas d’effets collatéraux
Pour la direction de la police, il n’y a pas de problème. «Il y a toujours eu des absences liées à la reprise d’heures supplémentaires. Nous avons toujours dû nous adapter pour mener des opérations. Et nous ne pouvons pas nous occuper de toutes les affaires en même temps», justifie Jean Sanchez, chef de la police adjoint. Il se veut rassurant: «Si vous appelez le 117, il y aura toujours des policiers qui viendront.» Le socle sécuritaire n’est pas touché, affirme-t-il, preuves à l’appui. «D’octobre à décembre, le pourcentage de gendarmes opérationnels prévu s’élève à 66%, soit un peu plus que le socle sécuritaire fixé à 60%. Pour la PJ, on oscille entre 50 et 60%.» A la limite du seuil minimal de 50%. «Nous avons un sous-effectif dû à des départs et à des personnes qui ont échelonné la récupération de leurs heures supplémentaires», admet-il.
Le protocole d’accord sur les horaires pose-t-il problème? «Cela n’arrange personne de devoir reprendre des heures supplémentaires dans un laps de temps si court. Le protocole d’accord n’est pas viable sur ce point et il faudrait y remédier», estime le syndicaliste Alexandre Tetaz. «Un bilan doit être réalisé en fin d’année», informe Jean Sanchez. Il rappelle que ce nouveau système vise à mettre fin à l’accumulation de centaines, voire de milliers d’heures supplémentaires par agent sur des années. Désormais, on oblige les agents à plus de rigueur.
(TDG)
Créé: 24.10.2012, 07h10
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14 Commentaires
On les insulte, crache, tape, tire, etc dessus....il ny a à plus de respect pour l'uniforme...des salaires moyens.... On leur colle des procès pour violence quand ils nous protègent.....pas étonnant que les candidats ne se pressent pas a la porte.....d'ailleurs ainsi va Genève. Moi je dis merci Messieurs les Policiers vous avez tout mon respect. Répondre
Pendant ce temps on dépense des centaines de millions en subventions en tout genre, plusieurs fois le budget total de la police..... Répondre
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