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L’opération séduction du vélo pliable

Par Juliane Spycher. Mis à jour le 22.11.2012 1 Commentaire

Utilisateurs et vendeurs vantent son atout principal: le petit engin est un bon complément pour tous les modes de transport.

Sulpiz Boisserée, propriétaire du magasin de vélos pliables Bikes2Fold, à Carouge.

Sulpiz Boisserée, propriétaire du magasin de vélos pliables Bikes2Fold, à Carouge.
Image: OLIVIER VOGELSANG

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Son ancêtre a été imaginé il y a plus d’un siècle. Avec plus ou moins de succès. Mais ces derniers temps, le vélo pliable semble se démocratiser. Ce mode de transport séduit les foules à Londres ou à Barcelone. Peut-on toutefois imaginer qu’un tel engin puisse bientôt faire partie de notre équipement essentiel, au même titre que l’ordinateur ou le téléphone portable? A Genève en tout cas, il attire de plus en plus d’adeptes, dans un contexte où l’utilisation de la voiture est toujours plus difficile.

Selon Lisa Mazzone, coordinatrice de Pro Vélo à Genève, l’utilisation du vélo pliable se développe bien: «On en voit toujours plus dans les rues. Les gens qui en possèdent sont ravis. Ce qui séduit, c’est la multimodalité que permet ce deux-roues. Il a l’avantage de pouvoir être transporté gratuitement dans les transports publics, à condition d’être plié et recouvert, et de permettre une combinaison efficace et rapide, notamment pour les pendulaires. Il faut aussi penser que le vélo pliable se combine avec la voiture, ce qui est très pratique pour les personnes faisant un trajet mal desservi par les transports publics, par exemple certains habitants de France voisine. Et puis il permet d’élargir le panel des cyclistes.»

Expérience-pilote aux HUG

Sulpiz Boisserée, propriétaire du magasin de vélos pliables Bikes2Fold, à Carouge, est un mordu de ce mode de transport. Il avoue s’en servir partout. «Lorsque je me rends dans le magasin que j’ai ouvert à Berlin, je prends mon vélo pliable dans l’avion.» C’est lui qui, depuis avril 2011, a installé à l’EPFL et aux HUG un libre-service de vélos pliables, de la marque Brompton. Ils sont rangés dans des sortes de boîtes, type vitrines, et le personnel a la possibilité de les emprunter à tout moment, à l’aide d’une carte d’utilisateur. Entre 18 h et 8 h matin, le service est gratuit, ainsi que tout le week-end. Pour le reste, le tarif est de 1 franc l’heure. Le paiement peut même se faire via une application iPhone.

Une formation gratuite est donnée pour les nouveaux utilisateurs. «Le but est de montrer certaines astuces aux personnes qui ont peu de force, par exemple.» D’autres projets sont en cours, notamment l’installation de vélos pliables dans les entreprises, les hôtels et les gares.

Pour les courtes distances

Du côté des vendeurs de vélos traditionnels, l’enthousiasme est moins marqué. «Nous avons commencé à vendre le modèle pliable il y a une dizaine d’années. Il reste toutefois beaucoup moins vendu que le vélo traditionnel, constate Vincent Bodnar, employé chez Hot Point. Nous en vendons une dizaine par année. Mais les ventes n’ont pas vraiment augmenté depuis cinq ans. C’est quand même un vélo bien particulier.» Chez Hot Point, question vélos pliables, c’est la marque Dahon qui est la plus vendue, indique Vincent Bodnar. «C’est un vélo qui tient bien la route, contrairement au Brompton qui reste toutefois pratique pour les très courtes distances. Pour acquérir un de ces vélos, il faut compter entre 780 et 3000 francs.»

Chez Easycycle, la spécialité, c’est l’électrique. Dans ce domaine particulier, les vélos pliables ne représentent que 1% des ventes. Une dizaine trouve ainsi preneur chaque année. C’est surtout le poids de l’engin – environ 18 kilos – qui refroidit les acheteurs. Avec ses multiples avantages – mobilité, gratuité dans les transports, gain de temps – le vélo pliable est sur le bon chemin. Il faut toutefois apporter des bémols. La stabilité n’est pas la même que sur un vélo à grandes roues. Sur la plupart des modèles, les suspensions sont inexistantes, ce qui rend désagréable la sensation sur le gravier ou un relief peu lisse. Le poids du vélo peut aussi rebuter. Il est conseillé de ne pas trop dépasser les 10 kilos. Et puis cette flexibilité de mobilité a un prix, qui s’ajoute au mode de transport utilisé: comptez 1100 à 1800 francs pour un vélo pliable de qualité. (TDG)

Créé: 22.11.2012, 07h51

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1 Commentaire

Vincent Rossi

22.11.2012, 13:25 Heures
Signaler un abus 11 Recommandation 2

En tant qu'heureux propriétaire d'un vélo pliable compact cité ci-dessus, j'en ai acheté un 2e tellement c'est génial. Je ne comprends pas le commentaire du vendeur: je fais 9 km tous les jours - par tous les temps ou presque - et la tenue de route est irréprochable. Par ailleurs, on se fout royalement du poids, puisque vous pouvez le rouler même plié. Faut pas dire n'importe quoi. Répondre



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