La Une | Samedi 30 août 2014 | Dernière mise à jour 15:59
Santé

L'obésité est une maladie comme une autre

Par Marion Baud-Lavigne. Mis à jour le 21.05.2013 4 Commentaires

A l’occasion de la Journée européenne de l’obésité, les HUG font le point sur l’évolution de cette problématique

Le surpoids touche 250'000 enfants en Suisse.

Le surpoids touche 250'000 enfants en Suisse.
Image: Laurent Hamels/DR

Campagne européenne contre l'obésité 2013 (Image: DR)

Articles en relation

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Depuis 2007, l’obésité est considérée comme une maladie chronique. L’idéal esthétique des magazines se rapproche plutôt d’une taille de guêpe. Jusqu’au début du XXe siècle, être gros était pourtant synonyme de bien-être et de richesse. Un changement de mentalité qui a entraîné une véritable dramatisation du sujet, au point que l’obésité est considérée comme la première «épidémie non-infectieuse», selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les pays en développement sont également touchés

Le surpoids représente un vrai défi de santé publique, même dans les pays en voie de développement. «L’Inde est le seul pays dans lequel le pourcentage de population en sous-nutrition est supérieur à la surnutrition», relève le Dr. Nathalie Farpour-Lambert, médecin adjointe aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) et présidente du programme de soins Contrepoids, qui s'intéresse à la prévention et au traitement de l'obésité.

Les chiffres l’attestent: le pourcentage de la population atteint de surcharge pondérale ne cesse d’augmenter, et particulièrement chez les jeunes. Actuellement, en Suisse, plus de 250'000 enfants sont en surpoids, et 65'000 souffrent d'obésité. Au-delà des problèmes de santé auxquels ces jeunes sont exposés, ces derniers sont souvent stigmatisés dans notre société et tenus pour responsables de leur condition. Or, «ils font souvent beaucoup plus d’efforts que les autres pour vivre sainement», note le Dr. Nathalie Farpour-Lambert.

Stigmatisation et moqueries

Cette stigmatisation relève du fait que la collectivité n’a pas encore accepté l’obésité comme une maladie. Au sein du corps médical, la prévention du surpoids est un thème en développement continu. «La sensibilisation des soignants est indispensable», souligne la présidente de Contrepoids.

Malgré cette prise de conscience, la tendance ne s’inverse pas. Alors au final, ces moqueries ne sont-elles pas plus efficaces qu’une campagne de sensibilisation sur les dangers de l’obésité auprès des jeunes? «L’histoire de l’éducation à la santé montre que la pédagogie de la peur ne marche pas», relève Maryvonne Charmillot, docteur en Sciences de l’éducation et maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Genève. «Il faudrait intervenir au niveau des lois, avance le Dr. Farpour-Lambert. La société est envahie de produits industriels, tout est fait pour manger plus et bouger moins.» Et de conclure: «Le problème de l’obésité ne se résume pas au poids, c’est tout un mode de vie.» (TDG)

Créé: 21.05.2013, 18h25

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

4 Commentaires

Zora Masé

21.05.2013, 21:03 Heures
Signaler un abus 18 Recommandation 16

Il suffit de manger moins. Alors maladie ? Répondre


Hans Müller

23.05.2013, 18:19 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

Expliquer l'obésité par la surnutrition n'est pas suffisant: La relation n'est pas la même d'un individu à l'autre.Avec ce qu'on sait de l'organe intestinal, on pourrait creuser la piste des additifs. Répondre



L'actualité croquée par Herrmann

Service clients

  • Abonnements et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h/13h30-17h
    Tél. 0842 850 150, Fax 022 322 33 74
    Depuis l'étranger: +41 22 322 33 10
    Adresse postale: Service clients
    CP 5306 - 1211 Genève 11

Sondage

Etes-vous favorable à la caisse publique?