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Nouvelle fronde contre la formation universitaire des enseignants genevois

Par Aurélie Toninato. Mis à jour le 22.06.2012 3 Commentaires

Des étudiants protestent contre le brassage des stagiaires et la «perte de liberté» des directeurs des cycles et des collèges

Image: Pascal Frautschi (Archives)

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L’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE) est une nouvelle fois sous le feu de la critique. Depuis lundi, une pétition circule dans des établissements scolaires. Lancé par des étudiants, le texte s’érige en défenseur des intérêts des directeurs des cycles et collèges.

L’Uni choisit les stagiaires

Les aspirants professeurs doivent étudier deux ans à l’IUFE. En première année, la plupart effectuent des remplacements en parallèle de leurs cours et certains demandent à rester dans leur établissement pour faire leur stage d’un an, obligatoire pour intégrer la deuxième année. C’est l’IUFE qui décide de ces attributions, ce qui révolte l’une des étudiantes à l’origine de la pétition: «Nous voulons que les directeurs retrouvent leurs droits, car ils ne peuvent plus choisir leurs stagiaires.» Un directeur abonde: «On a moins les coudées franches qu’il y a quelques années. On ne choisit plus vraiment nos stagiaires, mais on peut encore les refuser! C’est une volonté politique de cadrer la liberté des directeurs.»

Confirmation de cette restriction par le Département de l’instruction publique (DIP): «La loi a voulu distinguer la responsabilité du formateur – qui place les étudiants et les certifie – de celle de l’employeur – qui intervient dans un deuxième temps pour le recrutement, détaille Harry Koumrouyan, chargé de mission au secrétariat général du DIP. Pendant longtemps, on a assisté à une confusion de ces rôles et cela nous a été reproché. Aujourd’hui, c’est donc à l’Université que revient le choix de la désignation des stagiaires et du lieu de leur affectation.»

Ce n’est pas la première fois que la «liberté» des directeurs suscite le débat. En avril, une lettre de l’IUFE leur demandait de ne pas proposer systématiquement un poste fixe à leurs stagiaires en fin de formation. Cela pour éviter un automatisme et laisser une place aux suivants.

«Pas de cas par cas»

Autre objet de la pétition: les requêtes de stage sont rarement entendues, dixit l’étudiante pétitionnaire. «J’ai travaillé un an dans un cycle et le directeur voulait me garder. Mais l’IUFE n’en a pas tenu compte et je devrai faire mon stage ailleurs.» A l’institut, on dénonce une généralisation. «Ces problèmes de déplacements concernent cinq élèves au maximum, sur les 150 placements effectués pour la rentrée! assure Bernard Schneuwly, directeur. Certaines écoles offrent des places de stage alors que d’autres n’en ont pas. Nous devons prendre en considération les besoins de l’entier du système, de l’ensemble des étudiants, et non pas fonctionner au cas par cas.»

Sur quels critères se basent les attributions? «Le placement est effectué par un groupe de travail composé de représentants d’associations professionnelles, d’étudiants, de directeurs et de l’IUFE, poursuit Bernard Schneuwly. Nous devons tenir compte des besoins des écoles en matière de stagiaires. Mais nous prenons aussi en considération le critère géographique, dans la mesure du possible, et chaque étudiant nous soumet ses «vœux» de placement.»

(TDG)

Créé: 22.06.2012, 10h12

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3 Commentaires

Mathilde Lavenex

22.06.2012, 13:21 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

Les choses ne se passaient pas mal avant qu'on décide de tout chambouler et de confier cette réforme aux théoriciens de l'enseignement et non à ceux qui le pratiquent au quotidien. Résultat : c'est la catastrophe à tous les niveaux, tout le monde s'en plaint. On va nous dire qu'il est trop tard et que ça a coûté trop cher pour revenir en arrière. Même triste histoire que les TPG... Répondre


Antonio Giovanni

22.06.2012, 12:35 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Déjà le petschi il y a bien des années et plus ça va, plus ça déva! A qui la faute ? aux petits chefs exaltés qui d'entente avec le grand (chef) se taillent des fiefs sur le domaine républicain! Et vlan ! retour au régime féodal dont tous usent et abusent comme de leur bien propre, et ça se prétend démocratique; cette administration finira par couler son propre canton..vous verrez, bientôt! Répondre



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