Insécurité
«Ils montent au braquage comme on va acheter du pain»
Par Sophie Roselli. Mis à jour le 17.09.2012 4 Commentaires
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Une vague de braquages touche les stations-service genevoises et vaudoises depuis début juillet. Huit établissements ont été visés en un peu plus de deux mois sur l’arc lémanique, pour un butin total d’environ 50 000 fr., selon nos informations, non confirmées par la police. Pourquoi ces cibles? Quel est le profil des braqueurs recherchés?
Les banques, bureaux de change, bijouteries de luxe se sont transformés en véritables coffres-forts ces dernières années. Les malfrats adaptent leur objectif en conséquence et privilégient des commerces accueillant sans précaution d’accès le grand public, tels les stations-service, épiceries, kiosques et autres vidéoclubs. Les caisses y sont remplies d’argent liquide, sans autre protection que l’œil de caméras. Les sites proches de la frontière sont très prisés, permettant aux braqueurs de fuir en direction de la France. Leur arme est chargée
Car les auteurs sont souvent issus des banlieues françaises, de Lyon, Grenoble ou Chambéry. A l’âge d’étudier au lycée ou à l’université, ces jeunes hommes, souvent déscolarisés, saisissent d’autres opportunités. «Ils montent au braquage comme on va acheter du pain», décrit un spécialiste du sujet, un inspecteur genevois autorisé à s’exprimer dans la Tribune de Genève , mais souhaitant gardant l’anonymat. «Ils ne préparent pas un coup des mois à l’avance. Ils débarquent en voiture et si la configuration n’est pas bonne, ils passent à une autre cible.» Face à leur victime, ils débarquent à trois ou quatre en hurlant, avec une arme de poing le plus souvent chargée. Agressifs, ils se montrent aussi impulsifs. Dans l’une des stations-service visées cet été, un gérant a même pris un coup de poing dans le visage avant de s’effondrer.
En fuite, l’équipe peut bénéficier d’une aide logistique. Grâce à des connaissances résidant aux abords de Genève, elle peut se terrer quelques heures, durant les recherches intensives, avant de reprendre la route.
Ces têtes brûlées diversifient leur business en commettant notamment des car-jackings , des cambriolages. Très mobiles, ces jeunes n’hésitent pas rouler des kilomètres à travers le pays pour voler une voiture de luxe, commettre le braquage dans un autre endroit et incendier le véhicule dans une ville différente.
Trêve terminée à Genève
Après la violente attaque du Change Migros Thônex, à Chêne-Bourg, le 26 novembre 2010, le canton a été relativement épargné. «Genève a montré un signal fort, car beaucoup de suspects ont été arrêtés ces derniers mois en France, avec le concours des polices de Lyon, Chambéry, Grenoble, Annecy. La police genevoise ne fait pas que du flagrant délit, mais elle enquête aussi», garantit l’inspecteur. Au vu des derniers événements, la trêve semble terminée à Genève. Cette jeune relève s’entraînerait-elle sur des cibles faciles avant de passer à des objectifs plus complexes aux butins plus prometteurs? Difficile à dire.
Le travail de fourmi mené par les enquêteurs genevois et vaudois, en collaboration avec la police française, se poursuit sur les braquages de cet été. Pour l’heure, les auteurs n’ont pas été retrouvés. Seul un individu a pu être arrêté vendredi, juste après avoir menacé d’un couteau une employée de Tamoil à Vernier. (TDG)
Créé: 17.09.2012, 07h30
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4 Commentaires
Ps. En ce moment RTS, le chef de la Police Jean-Marc Widmer, dit que la Police est lâchée par la Justice ! Cela ne leur sert à rien d'arrêter des types qui sont relâchés dans les heures qui suivent et qu'il serait impossible e contrôler toute la frontière, la seule solution est des peines ultra-sévères ! Répondre
Merci d'écouter en ce moment la TSR, la 1ère, qui confirme ce que je viens de dire plus haut.Peines inadaptées, manque de prison au point que les truands demandent à être jugés en Suisse...ECOUTEZ ! Répondre
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