Genève
Tous en sous-vêtements pour Desigual
Par Anne-Elisabeth Celton. Mis à jour le 14.06.2012 18 Commentaires
Partager & Commenter
La cité de Calvin a pris un sacré coup de chaud jeudi! A 8 heures ce matin, environ 300 mordus de la marque espagnole Desigual faisaient la queue en sous-vêtements rue de Rive. Après avoir créé le buzz à Barcelone, New-York et Londres, Desigual a lancé sa première «Seminaked party» de la saison à Genève pour les soldes d'été. Le principe? Se présenter en petits dessous pour repartir avec un haut et un bas de la marque gratis. Malheureusement, seuls les 100 premiers peuvent décrocher le précieux sésame. Les autres bénéficient d'un bon de 50% valable toute la journée.
Sandra et ses copines ont passé la nuit sur place pour être en tête de peloton : «Nous sommes arrivées hier à 23h. On a joué aux cartes sous des couvertures, avec quatre thermos de café!» Bien organisées, elles ont fait un repérage hier dans le magasin. Vania, étudiante à Annecy, a elle aussi dormi sur le trottoir: «J'adore cette marque mais elle est un peu chère pour moi, du coup c'est vraiment l'occasion de faire une bonne affaire.» Pour l'événement, elle a sorti son corset et ses porte-jarretelles rose et noir: «Autant jouer le jeu! Le plus dur c'est d'enlever le tee-shirt, c'est très bizarre comme ça en pleine rue. Mais finalement ont est tous différents et on a tous des défauts.»
Essayages sauvages
Il est 9 heures et les portes s'ouvrent dans une ambiance survoltée. Musique à fond, les filles (et aussi quelques hommes) foncent vers les fringues multicolores. Elles ont une heure pour fouiller et décrocher la perle. Les essayages s'improvisent sur place: «Pfff, suis trop grosse, mais tant pis, elle est trop belle cette jupe!» Renée a les bras bien chargés: «Je suis venue à l'aveugle, sans idée, du coup j'ai tous pris et je vais essayer, c'est extra!» Pour cette maman de 54 ans, cet événement est une bonne manière de s'assumer: «Franchement, on est tous logés à la même enseigne, et puis c'est mieux qu'une thérapie! Ma famille ne croyait pas que j'irai jusqu'au bout.»
Les vendeuses s'activent pour que les rayons conservent un semblant d'ordre. «Aujourd'hui, le but est de conserver les articles à peu près dans leurs zones, mais évidemment ce n'est pas le jour où l'on va ceintrer et faire des piles bien droites» explique Rina Porta, de la communication du magasin. «Ce type d'événement est très excitant pour nous, mais c'est aussi beaucoup de boulot.» A la caisse, deux membres du staff enregistrent les premiers articles. Sandra, qui avait dormi dehors, est satisfaite: «Je repars avec un manteau d'une valeur de 450 francs et une jupe à 80 francs. Ça vaut le coup non?» (TDG)
Créé: 14.06.2012, 11h11
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
18 Commentaires
Décidément la bêtise humaine n'a pas de limites! Répondre
Encore un effet du consumérisme le plus abject... Représentatif de la décadence d'une société ou seule l'apparence et le matérialisme comptent. Il faut paraitre. Il faut avoir. Il faut être frimer et être vu. La déshumanisation est en marche. Répondre





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

































































