Economie genevoise
Merck Serono aurait remboursé son cadeau fiscal
Par JF Mabut. Mis à jour le 27.07.2012 4 Commentaires
Articles en relation
- Merck affiche un bénéfice en baisse
- Le conflit social rebondit chez Merck Serono
- Echec de la conciliation chez Merck Serono
- «Après le rachat, Merck voulait déjà supprimer le nom Serono»
Grève le 31 juillet
Le personnel de Merck Serono a appris "avec indignation" le refus de la direction d'augmenter les indemnités de départ. La direction est priée de revoir sa position d'ici au 30 juillet, a annoncé jeudi le syndicat Unia. Une demi-journée de grève a d'ores et déjà été décidée pour le lendemain.
A une forte majorité, le personnel de Merck Serono réuni en assemblée générale à la halle Sécheron a fait connaître son indignation. Il a décidé de poursuivre la lutte par 254 voix contre 43 et 23 abstentions.
Le maire de Genève Rémy Pagani est venu en personne apporter son soutien aux employés et leur a offert un stand lors des cérémonies du 1er août. «Le Conseil d'Etat a le pouvoir de convoquer les parties. Il serait avisé de le faire pour au moins sauver son honneur», a déclaré le maire de Genève en réponse à une question.
Des démarches juridiques vont en outre être lancées en Allemagne par les employés. Une rencontre entre le Merck Euro Forum et la direction du groupe allemand à Darmstadt en Allemagne n'ayant rien donné jeudi, une plainte va être déposée. (ATS)
Partager & Commenter
Mots-clés
SwissquoteGraphique boursier
L’avantage fiscal négocié par l'entreprise Serono lors de son rachat en 2007 par la multinationale allemande Merck (MRK 47.16 -0.36%) serait dix fois supérieur au montant évalué jusqu'à présent. Mieux, Merck Serono, qui a décidé en avril de fermer son siège genevois mettant 1250 employés dehors, aurait déjà remboursé 20 millions de francs à l'Etat de Genève.
Le Département des finances se réfugie derrière le secret fiscal et ne commente pas les informations diffusée ce vendredi matin par le quotidien Le Temps. L'avantage fiscal prolongeable jusqu'en 2017 venait à échéance en 2011. Des restructurations intervenues durant cette année-là et l'annonce du licenciement général du 24 avril dernier ont incité le gouvernement à réclamer le remboursement du cadeau fiscal. «La multinational s'y était visiblement préparée», écrit le journaliste du quotidien installé à Cornavin.
Selon ses sources, les 120 millions mis de côté par le géant de la chimie allemande pour régler son retrait genevois ont fondu à 90 millions en juin et à moins de 80 millions actuellement. Le Temps s'interroge sur les causes de ces réécritures comptables: remboursement au fisc genevois ou réduction des frais liés à la restructuration elle-même? La question reste ouverte.
Le montant de 120 millions n'est pas confirmé par la direction de la multinationale. Elle se borne à indiquer le coût de la restructuration mondiale en cours: 600 millions d'euros. (TDG)
Créé: 27.07.2012, 11h38
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
4 Commentaires
Que fera l'Etat avec cet argent ? Répondre
Je suis très surpris qu'un statut fiscal ait été accordé à Merck Serono SA, s'agissant d'une entreprise déjà sur place et appartenant avant sa vente à un Suisse domicilié en Suisse. J'approuve les statuts fiscaux mais seulement s'il s'agit de sociétés qui sont créées à Genève par un actionnaire étranger et dont l'arrivée profite au canton par l'activité qu'elle y apporte. Répondre
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.






Veuilliez attendre s'il vous plaît 


























