Perle du Lac
Marathon aquatique pour quinze futurs pompiers professionnels
Par Thierry Mertenat. Mis à jour le 10.08.2012
Tempête de beau temps ce vendredi matin, au lever du jour, sur les quais et dans la Rade. Bref, une aube de carte postale. Rien à signaler? Si, un attroupement inhabituel à la hauteur de la Perle du lac. Quatorze garçons et une fille en train de se dévêtir, à une heure qui n’est plus tout à fait celle du bain de minuit. Tous affichent une mine réveillée. La voix qui leur parle aussi. Une voix de sergent. Millot, il s’appelle. De la famille des gens que l’on écoute sans répliquer.
Les consignes sont claires: par groupes de quatre, en suivant un objectif commun: «Arriver en face». Trois mots simples pour résumer un «classique» dans l’instruction lacustre des porteurs d’uniformes (policiers hier, pompiers aujourd’hui). En face donc, et à la nage. Libre mais solidaire. Lors des précédentes éditions de cette traversée longue de 1650 mètres, les aspirants pouvaient se rêver aux Jeux Olympiques. Tous ensemble mais chacun pour soi, avec un podium à la clé. La course à la médaille symbolique est révolue.
Le groupe nage groupé, en ajustant son crawl à la brasse du camarade qui ne descend pas du dauphin. Lui vient de la montagne. Au débat actuel sur la flottabilité des combinaisons de triathlète, il préfère l’évocation à fleur d’eau des dernières générations d’engins agricoles. Sans quitter des yeux le repère visuel qui évite d’arriver en face en «passant par Lausanne». Le plongeoir en pierre de Genève-Plage sert ici de bouée en dur. Les meilleurs le rejoignent en moins de 45?minutes (hip hip hip), mais sur le ponton d’arrivée, les encouragements sont la chose humaine la mieux partagée.
Sur les bateaux suiveurs - escorte de luxe: Police de la Navigation, Capitainerie cantonale -, les instructeurs apprécient à sa juste valeur l’esprit de la volée. Cette classe de l’Ecole latine de sapeurs pompiers professionnels a belle allure, dans et hors de l’eau. Un petit-déjeuner généreux attend les participants. Remise de diplôme minutée, en présence du chef opérationnel du SIS et du commandant des pompiers de l’aéroport. Déjà, un bateau les attend. Direction Versoix pour un exercice de sauvetage impliquant l’engagement de l’hélicoptère. Les aspirants jouent les plastrons, dérivant au milieu du lac, sans savoir que leur sauveur viendra des airs. «On vous a réservé quelques surprises», avait annoncé en souriant le sergent. Il a tenu parole.
(TDG)
Créé: 10.08.2012, 15h20
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