Plus d'un million de francs dérobé à l'UBS Florissant

GenèveAu moins deux malfrats sont recherchés depuis que l'agence a été dévalisée ce matin. Un employé de la banque et sa compagne avaient été séquestrés la veille.

Image: LAURENT GUIRAUD

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Le butin est considérable. Plus d'un million de francs a été dérobé ce jeudi matin dans le coffre de la succursale UBS à Florissant, selon nos sources. Un employé de banque a été pris en otage mercredi vers 17 h, a révélé 20 minutes. Séquestré à domicile, alors qu’il était avec sa compagne, l’homme a été sommé par un ou des malfrats d’aller chercher de l'argent dans l'agence bancaire où il travaillait.

Lire Après le vol à l'UBS, l'émotion est vive à Champel-Florissant

«Le 117 a été avisé ce jeudi peu avant 8 h qu’un vol avait été commis sous la menace, au préjudice d’un établissement bancaire dans le quartier de Champel, confirme Silvain Guillaume Gentil, porte-parole de la police genevoise. Plusieurs malfrats sont partis avec une somme d’argent indéterminée. Le dispositif transfrontalier a été activé.» Les gardes-frontière et la police cantonale recherchent activement les fuyards, au nombre de deux au moins, selon nos informations. La Brigade de répression du banditisme mène l'enquête. Pour l'heure, le Ministère public ne fait pas de commentaire.

«L’alarme transfrontalière a été enclenchée. Les gardes-frontière sont déployés munis de mitraillettes et de gilets lourds», informe Michel Bachar, responsable de la communication des gardes-frontière à Genève, sans donner d’autres indications.

Du côté de la banque UBS, son porte-parole Jean-Raphaël Fontannaz renvoie aux autorités chargées de l'enquête, mais indique que dans ce genre d'événement, une cellule psychologique est immédiatement mise en place pour accompagner les employés.

Ce matin, des témoins ont observé un déploiement de police inhabituel. Une lectrice raconte que le bus 8 dans lequel elle se trouvait à hauteur de Florissant-Contamines a été stoppé au milieu de la route par la police, équipée de mitraillettes, pour un contrôle.

Une affaire similaire

Même si tous les éléments ne sont pas connus à ce stade, cette affaire en rappelle une autre. Le 24 septembre 2013, un employé de la succursale UBS de Cornavin avait été contraint de remettre une rançon pour libérer sa famille, retenue en otage à son domicile. La victime, une fois la somme remise, ne connaissait pas le sort de sa famille.

Il s’était passé moins d’un quart d’heure entre le premier contact, où le malfrat avait montré à sa victime une photo de sa famille otage, et la fuite des deux individus avec la rançon. Le montant du butin de Cornavin s’élevait à 1,2 million de francs.

Comment fonctionnent les dispositifs de sécurité antibrigandage des établissements bancaires? «Toute procédure requiert une double signature, indiquait à l'époque une source bancaire. Un tel retrait est impossible en si peu de temps.» Mais dans un cas extrême, «les protocoles disparaissent face à l’urgence vitale», confiait un autre spécialiste.

Fin 2014, huit personnes avaient été interrogées comme prévenus. L’auteur principal restait introuvable, mais sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Cet homme, alors en fuite au Maroc, aurait été en cavale avec deux autres gros poissons, ses bras droits. (TDG)

(Créé: 14.01.2016, 09h44)

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