Rapport de la Cour des comptes
Malaise chez les gardes de l’environnement
Par Olivier Francey. Mis à jour le 29.06.2012 1 Commentaire
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C’est une revendication du syndicat interprofessionnel (SIT) qui met la puce à l’oreille du Département de l’intérieur et de la mobilité (DIM). Et pour cause, le SIT réclame la prise en compte de 4900?heures supplémentaires de travail effectuées entre 2002 et 2008 par certains gardes cantonaux de l’environnement (le syndicat n’a pas transmis le nombre d’employés mécontents, ni n’a retourné nos appels). Interpellé, le secrétariat général du DIM saisit la Cour des comptes (CdC), laquelle a rendu son rapport ce vendredi matin. Un rapport étonnant.
Tout d’abord, la Cour relève «qu’aucun contrôle n’était effectué avant fin 2010». En clair, libre aux 13 employés de remplir eux-mêmes leur fiche d’horaire. Pour autant, l’actuel secrétaire général du DIM, Philippe Matthey n’y voit pas un quelconque abus. «Je pense que 95% des heures réclamées ont effectivement été effectuées.» Comment en être sûr? La Cour des comptes n’en dit rien ou presque. «Disons que les pratiques devaient être souples et créatives», commente Stanislas Zuin, président de la CdC.
Deuxième élément: la hauteur des heures supplémentaires réclamées représente un montant d’environ 200?000?francs. Si 7000?heures supplémentaires sont comptabilisées au total (soit l’équivalent de 875?jours), seuls 4900?heures sont réclamées par le SIT. «Il convient de rappeler que trois gardes représentent plus de 50% du total des heures mentionnées par le syndicat», apprend-on à la lumière de ce rapport. Philippe Matthey est affirmatif, aucun remboursement en espèces ne sera offert aux gardes «quérulents» selon ses propres termes. «Nous ne disposons de traces écrites que depuis février 2010», justifie le secrétaire général, qui indique néanmoins que toutes les heures supplémentaires depuis 2006 seulement pourront être récupérées en jours de vacances.
Sur l’ampleur du nombre d’heures, le secrétaire général l’explique par une mauvaise surveillance de la part d’un subalterne du chef de secteur, «lequel avait délaissé cette tâche pour se consacrer à une autre». La CdC assure que les contrôles effectués aujourd’hui ont porté leurs fruits, «puisque ces heures sont désormais quasi nulles». (TDG)
Créé: 29.06.2012, 18h05
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1 Commentaire
Canton de Ge 11 x + petit que Vaud mais a 13 gardes. Les vaudois,eux, font le boulot avec 9 gardes et une centaine de gardes-auxiliares (non-retribués !). Malheureusement les mêmes gardes genevois et le service dont ils dépendent ne veulent surtout pas entendre parler de gardes-auxiliares. Alors, les genevois n'ont qu'a se taire et payer, comme ils le font depuis 1974 (interdiction de la chasse) Répondre
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