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Litige

Licenciements: le malaise grandit à Chêne-Bougeries

Par Chloé Dethurens. Mis à jour le 19.10.2012 14 Commentaires

Une quatrième employée a été remerciée. Elle témoigne. Plusieurs recours ont été déposés.

Trois chefs de service ont été limogés en juin. En septembre, une quatrième employée a perdu son poste.

Trois chefs de service ont été limogés en juin. En septembre, une quatrième employée a perdu son poste.
Image: Laurent Guiraud

L’Etat va-t-il intervenir?

Le Canton ne prendra pas de mesures particulières pour apaiser les tensions en cours à Chêne-Bougeries.
«La gestion du personnel d’une commune est à la charge du Conseil administratif, sous réserve des décisions prises par les tribunaux lorsqu’un recours est lancé, explique Michaël Flaks, directeur général de l’Intérieur. Le département, et donc le Conseil d’Etat, ne sont pas compétents en la matière.»
Le Service de surveillance des communes veille à ce que la loi sur l’administration de ces dernières soit respectée. Elle examine notamment délibérations, comptes et budgets.

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«J’ai vécu l’horreur.» M., employée dans un service municipal à Chêne-Bougeries depuis plusieurs années, vient de recevoir son congé. Comme trois autres salariés licenciés en juin, elle a décidé de déposer un recours devant la Chambre administrative. Hier soir pour la seconde fois, le SIT (Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs) est venu assister à la séance du Conseil municipal afin de dénoncer une «gestion hautement problématique du personnel de la Commune».

«Harcèlement», «pressions», «acharnement scandaleux». L’employée licenciée a souhaité livrer son témoignage par le biais d’un courrier, lu lors du Municipal d’hier. «On prétexte que j’ai abandonné mon poste alors que je suis en arrêt maladie depuis avril 2011. L’administration ne m’a plus versé mon salaire depuis neuf mois, me causant un grave préjudice économique. Je suis devenue «l’otage» de mon employeur alors que je n’ai commis aucune faute. J’aimais mon travail.»

«Mon cas n’est pas isolé»

Dans sa lettre, M. rappelle que la plainte qu’elle a déposée pour «harcèlement psychologique» à l’encontre de sa cheffe de service a été classée «sans instruction». Ses demandes de médiation sont également restées sans suite, raconte-t-elle. «Mon cas n’est pas isolé puisqu’une vingtaine de collègues que j’ai côtoyés durant plus de sept ans ont quitté soudainement l’administration.» L’employée s’apprête à déposer un troisième recours devant la Chambre administrative, afin de mettre fin «à une situation inacceptable et à diverses rumeurs infondées».

Trois autres personnes, toutes cheffes de service, ont elles aussi saisi la justice après avoir reçu leur congé en juin. Responsables des secteurs Finance et Comptabilité, Bâtiments et Infrastructures et Services extérieurs, ces employés contestent le fait que leurs places de travail ont été supprimées, contrairement à ce que soutient la Mairie.

Le SIT suit l’affaire de près depuis plusieurs mois déjà. Ses représentants ont fait le déplacement lors de la dernière séance du Municipal afin de distribuer des tracts aux élus. Leur revendication? Que les employés licenciés soient réintégrés. «On ne peut pas mettre brutalement à la porte des collaborateurs de longue date, soutenir des suppressions de postes et affecter dans les faits leurs tâches à d’autres qui les remplacent officieusement», relate le tract. Celui-ci va plus loin: «Ces derniers licenciements ne sont que la pointe de l’iceberg. Dix-neuf employés de la Commune, issus des divers services dépendant de la Mairie, sont partis depuis 2005. La plupart ont été licenciés ou poussés vers la sortie.»

Rencontre souhaitée

Lors de cette séance du Municipal de septembre, le Conseil administratif, interpellé par certains élus, n’a pas souhaité donner de détails sur ces trois cas précis, les réservant à la Justice. Le maire, le PLR Jean Locher, a toutefois précisé qu’une «offre d’accompagnement à la réinsertion professionnelle» avait été proposée aux intéressés. Depuis, ceux-ci ont demandé par le biais de leur syndicat à rencontrer leur employeur en personne, soit le Conseil administratif. «Mais cela leur a été refusé», explique Valérie Buchs, secrétaire syndicale. Dans une missive, le maire estime effectivement que «dans la mesure où les trois employés ont intenté des procédures judiciaires, lesquelles sont actuellement pendantes, il serait inapproprié qu’un entretien avec votre syndicat se déroule en notre présence, ainsi qu’en celle des anciens employés précités.»

La Mairie se dit néanmoins ouverte à une rencontre entre son secrétaire général, son avocat ainsi que les trois employés. Le syndicat, lui, souhaite «clarifier la gestion du personnel, obtenir la réintégration des personnes concernées et s’assurer que de manière générale le personnel municipal soit traité avec respect et considération.» Hier soir, plusieurs lettres ont été lues lors du Municipal. Celle du SIT, demandant un entretien avec l’Exécutif. Puis celle de l’employée remerciée. Répondant aux questions d’une élue, le maire a quant à lui expliqué que cette réorganisation visait à «améliorer l’efficience» de l’administration «dans un souci d’économies», tout en rappelant les mesures d’accompagnement proposées aux intéressés. (TDG)

Créé: 19.10.2012, 07h17

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14 Commentaires

Jean-Marcel Robert

19.10.2012, 09:03 Heures
Signaler un abus 63 Recommandation 39

"On prétexte que j’ai abandonné mon poste alors que je suis en arrêt maladie depuis avril 2011"-Maladie? Mais de qui se moque-on? Comment peut-on payer ces gens à ne rien faire alors qu'ils ont simplement la flemme de travailler? Il est normal de se débarrasser de ces branches mortes, nous n'avons pas à payer et donc travailler pour que ce genre de personnes puissent vivre la dolce vita! Dehors! Répondre


Justin Dardel

19.10.2012, 07:39 Heures
Signaler un abus 27 Recommandation 12

Le conseil administratif de cette zone villa est composé de : M. Jean LOCHER (président et maire) du PLR - Mme Béatrice GRANDJEAN-KYBURZ (vice-présidente) du PLR et M. Jean-Michel KARR (membre) des Verts. Répondre



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