Braquage de Thônex
La justice française demande l’extradition des deux suspects détenus à Genève
Par Fedele Mendicino. Mis à jour le 31.07.2012 12 Commentaires
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Coup de théâtre dans l’affaire du braquage du bureau de change Migros à Chêne-Bourg. Selon nos informations, la justice française demande l’extradition des deux suspects détenus à Champ-Dollon. Une information confirmée par Sophie Bernard, porte-parole du pouvoir judiciaire: «En charge du dossier, le procureur Pierre-Alain Chatelan décidera à la rentrée quel sort donner à cette requête française.» Interpellés à Lyon en décembre, trois suspects sont déjà détenus en France. Me Yaël Hayat, avocate de l’un des détenus, annonce d’emblée qu’elle s’opposera à ce transfert.
Le 26 novembre 2010 en fin de journée, le braquage survient à l’heure où de nombreux clients ainsi que des enfants se pressent dans la salle de jeux non loin du bureau de change. Une bande de malfrats fait exploser la vitre blindée du Change Migros (l’agence de Thônex, située juste sur la commune de Chêne-Bourg) et les vitres de la boucherie voisine.
Les braqueurs sont armés de fusils d’assaut. Ils n’hésitent pas à tirer contre la police pour arriver à leurs fins. Une balle se fiche dans la vitre du bowling situé juste au-dessus de la Migros. Un des hommes pénètre dans l’agence pour se saisir de l’argent liquide qui s’y trouve. Mais pour eux, le braquage tourne mal. La bande s’enfuit dans la précipitation à bord de plusieurs véhicules volés. Lors de leur fuite, ils font feu avec leur fusil d’assaut sur un automobiliste passant à proximité.
Seul un complice, resté sur place, est interpellé le soir même. Ce dernier, qui s’est emparé d’une voiture au hasard, est blessé par des tirs de policiers. Quelques jours plus tard, ce détenu, défendu par Me Yaël Hayat, porte plainte contre les policiers. Une dénonciation classée. Au début de l’année, un second suspect, défendu par Me Saskia Ditisheim, est interpellé en Suisse. Selon une source proche du dossier, s’ils devaient être jugés en France, ces deux détenus risquent des peines plus lourdes.
Dans cette affaire, Me Robert Assaël défend trois parties plaignantes, présentes durant le braquage. Il s'agit d'un policier, d'un agent de sécurité et d'un employé du bureau de change: «Il est constant que les peines infligées en France, surtout en matière de violence, sont nettement plus sévères qu'à Genève», explique l'avocat. Dès lors, il était prévisible que les prévenus s'opposent à l'extradition! «Le plus important pour mes clients, dont deux se sont portés parties civiles en France, est que les bandits soient condamnés et que justice soit rendue le plus rapidement possible. C'est ainsi qu'ils pourront tourner la page.» (TDG)
Créé: 31.07.2012, 14h43
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12 Commentaires
et oui.. La justice Suisse attire bien du monde pour son laxisme.... les criminels le savent bien... pas folles les guêpes !!!! Répondre
extrader les, sa leur ferat pas de mal. il savaient les risques quil prennaient pas de clemence Répondre
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