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Le débat en ville

Jeunes en quête d’emploi à Genève: la galère?

Par Laurence Bézaguet. Mis à jour le 25.05.2012 2 Commentaires

De nombreux jeunes sont frustrés de ne pas trouver de travail. Les patrons doivent veiller à ne pas les exclure du marché de l’emploi. Car la colère gronde.

<b>Jeudi au café des Savoises</b> Les intervenants du débat arbitré par Laurence Bézaguet, journaliste à la Tribune de Genève, sont revenus sur les difficultés des jeunes à trouver du travail. Jonathan Baud(à gauche), secrétaire permanent de la Conférence universitaire des associations d’étudiantEs (CUAE), s’en est notamment pris aux patrons «qui n’accordent plus que des stages ou des emplois à durée déterminée». Patrick Schmied, (à droite), directeur général de l’Office cantonal de l’emploi, a relevé que les jeunes ne s’engagent pas suffisamment dans des secteurs porteurs.

Jeudi au café des Savoises Les intervenants du débat arbitré par Laurence Bézaguet, journaliste à la Tribune de Genève, sont revenus sur les difficultés des jeunes à trouver du travail. Jonathan Baud(à gauche), secrétaire permanent de la Conférence universitaire des associations d’étudiantEs (CUAE), s’en est notamment pris aux patrons «qui n’accordent plus que des stages ou des emplois à durée déterminée». Patrick Schmied, (à droite), directeur général de l’Office cantonal de l’emploi, a relevé que les jeunes ne s’engagent pas suffisamment dans des secteurs porteurs.
Image: Pascal Frautschi

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Alors, sans piston, pas d’emploi, comme le pensent bien des jeunes?

Jonathan Baud (JB): On ressent un malaise vis-à-vis du marché du travail. Et ce malaise, il ne faut pas le considérer comme un caprice. Les jeunes se sentent floués par le fonctionnement inégalitaire du marché du travail. Cela se traduit par le piston, mais aussi par une multitude d’autres dispositifs qui leur sont hostiles.

Hostiles?

JB: On tente de nous faire croire que notre capacité à obtenir un emploi dépend de notre motivation; foncer dans le tas si possible, et rentrer dans la concurrence de tous contre tous. Or, nos attentes sont aujourd’hui déçues, parce qu’on a une surinflation de diplômes et, en face, les entreprises demandent davantage d’expérience. Cela passe aussi par des stages à répétition, desquels on n’arrive pas à sortir, et qui s’apparentent à une sorte de travail gratuit. Ce qui est inacceptable.

Comment réagissez-vous à cette désillusion des nouvelles générations?

Patrick Schmied (PS): Rappelons que Genève est un îlot exceptionnel qui ne compte «que» 4,4% de chômeurs de moins de 25?ans, ce qui signifie, à l’envers, que 95,6% des jeunes ont un emploi. On peut aussi relever qu’il n’y a pas de chômage de longue durée, que sa moyenne chez les moins de 25?ans est de six mois (neuf mois pour les moins bien formés) et qu’on fait mieux que nos collègues vaudois et neuchâtelois; ça, c’est vu d’avion. Il est clair que pour les gens que ça affecte, ça ne vous aide pas de dire ça. On va entreprendre tout ce qu’il faut pour lutter contre le chômage des jeunes, c’est une part importante de la politique publique.

Donc, globalement, tout baigne…

PS: Il est vrai que le marché est compétitif, et assez dur. Pourquoi? Parce que le monde est dur. Vous parliez des 75 millions de jeunes chômeurs au niveau mondial (ndlr: un record). Ce n’est pas leur faute, mais ce sont eux qui mettent la pression. Si la Suisse et Genève vivent une période de prospérité inouïe, c’est au prix d’une compétitivité et d’un effort extrêmement intense, qui se reflètent sur le marché du travail. Quant au piston, on peut le tourner autrement: il ne faut pas hésiter à se faire aider. Par des personnes qu’on connaît, ou par la Cité des métiers, qui fonctionne très bien dans ce canton: elle peut accompagner les recherches et aider à convaincre les employeurs, car ce sont eux qui détiennent les emplois.

Pas de honte à se faire aider?

JB: Je trouve grave que l’administration cautionne de telles pratiques. On a tendance à dire dans les milieux de la droite parlementaire que la croissance, c’est un peu comme un gros gâteau qu’il faudrait agrandir le plus possible pour le partager. La réalité? Le gâteau grandit, mais seule une minorité le mange, et les jeunes ont à peine le droit de lécher le plat.

Vous vous sentez vraiment exclus…

JB: Face à cette individualisation du rapport salarial, les jeunes ne doivent surtout pas rester seuls, mais s’organiser et développer des mesures d’entraide mutuelle. Parce qu’il ne faut pas attendre le salut de la part des employeurs!

Pas assez responsables, les patrons?

PS: Cela peut paraître paradoxal, mais des entreprises peinent à recruter; il y a pénurie de personnel dans les domaines techniques; on manque ainsi d’ingénieurs et d’informaticiens. En parallèle, un désir s’est fait jour: une demande des employés, en particulier des jeunes, de pouvoir se réaliser personnellement dans leur emploi. Certains employeurs se comportent certes comme des sagouins – une infime minorité – mais le projet de vie de leurs employés, qui se confond avec leur projet professionnel, complique les choses. (TDG)

Créé: 25.05.2012, 11h15

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2 Commentaires

pina botabaixo

25.05.2012, 11:43 Heures
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" Cela peut paraître paradoxal, mais des entreprises peinent à recruter; il y a pénurie de personnel dans les domaines techniques; on manque ainsi d’ingénieurs et d’informaticiens" , c'est du bla , bla .... car dans les offres de l'emploi , la demande pour ce genre de métiers n'existe presque pas . Pour qu'elle raison obscure dire tout le temps qu'il manque d'ingénieurs , etc , POURQUOI ? Répondre


Que Faire

13.06.2012, 15:13 Heures
Signaler un abus 0 Recommandation 2

Ce jeune est un gauchiste au discours bien rôdé par ses camarades plus agés. Il fait de la politique et se fiche bien des autres jeunes, lui qui est sûrement payé par le PS. Son avis n'a donc à peu près aucune valeur. Répondre



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