Savoie (F)
Une jeune Vaudoise meurt coincée dans son canoë raft
Par Philippe Maspoli. Mis à jour le 31.07.2012
Articles en relation
Partager & Commenter
La journée de lundi s’annonçait belle et sportive pour Johannie, 20?ans au mois d’octobre prochain. Cette habitante d’Essertes, au-dessus d’Oron-la-Ville, s’était rendue avec son ami, âgé de 29?ans, dans la région de la Tarentaise, au sud du Mont-Blanc en Savoie (F), pour descendre l’Isère dans un secteur très fréquenté entre Bourg-Saint-Maurice et la base de loisirs de Centron. Au programme: canoë raft (ou mini -raft) le matin, à bord d’une embarcation gonflable pour deux personnes, autonome, avec accompagnement par un guide dans un autre bateau. L’après-midi devait être consacré au rafting, dans une embarcation plus grande, cinq ou six personnes avec le moniteur dans le même bateau.
Forte pression
Le drame s’est produit vers 11?h?45, alors que la descente en canoë raft touchait à sa fin, à 800?mètres de l’arrivée à Centron, où s’activent plusieurs sociétés proposant des sports en rivière. L’embarcation de Johannie s’est couchée sur le côté dans des remous. Aspiré par le courant, le canoë raft s’est retrouvé sous l’eau, coincé contre un rocher. Les adeptes appellent cela une «cravate». Bloquée, Johannie n’a pas pu se dégager suffisamment vite, même avec l’aide de son guide et d’un autre moniteur de raft venu à la rescousse. «A cause du bateau, la pression de l’eau est démultipliée. C’est difficile de se sortir d’une telle situation», déclare Christian Lichaire, chef de poste de la Base de secours des CRS à Courchevel. La jeune fille est décédée malgré un massage cardiaque sur place. Son ami a été hospitalisé en état de choc.
Difficulté moyenne
Le couple avait choisi d’effectuer le «parcours des sept Gorges», sur 7?kilomètres d’Aime à Centron. Il y a des rapides à franchir, de niveau considéré comme moyen: 3 sur une échelle allant de 1 à 6. Selon un professionnel sur place, le débit d’eau était normal, aucun risque particulier n’a été pris. Johannie et son ami étaient accompagnés d’un moniteur réputé expérimenté et diplômé. Avant le départ, ils avaient reçu une initiation préalable, notamment pour faire face à un chavirage.
Une centaine d’embarcations se lancent sur cette rivière chaque jour dans la région. Toujours selon le professionnel interrogé sur place, des connaissances en canoë-raft ne sont pas exigées avant d’embarquer. Mais il faut être sportif. Ce que Johannie était, elle qui a pratiqué l’équitation et qui participait à des courses à pied dans la région lausannoise. De formation commerciale, employée de la Ville de Lausanne, elle s’était inscrite pour suivre l’école de police. Au Contrôle des habitants de la capitale vaudoise, où travaille le père de Johannie, la nouvelle a provoqué une vive émotion: «Nous sommes tous sous le choc», témoigne le chef du service Dominique Monod.
Parcours chahuté
En Savoie, les gendarmes d’Aime mènent l’enquête. Leur récit montre que la descente n’a pas été de tout repos. Juste avant les rapides qui précédent le lieu de l’accident, le canoë de Johannie a chaviré une première fois. La jeune fille avait réussi à reprendre sa place et à franchir, seule à bord, la partie agitée de la rivière. Pendant ce temps, le guide avait récupéré l’ami de Johannie dans sa propre embarcation. C’est juste après cet épisode chahuté que le drame s’est produit, à un endroit où la profondeur de l’eau avoisine 1,5 mètre. Les enquêteurs, pour l’instant, ne retiennent aucune faute. Il est question d’un «triste concours de circonstances». «Un tel accident est très rare», déclare un responsable du poste de gendarmerie, où la famille était attendue dans l’après-midi de mardi.
(TDG)
Créé: 31.07.2012, 16h45
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction





Veuilliez attendre s'il vous plaît 



























