Genève n’a pratiquement plus de vaccins contre la grippe

SantéUn fournisseur suspend sa livraison, alors que la campagne de vaccination débute.

Image: Patrick Martin

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Les stocks s’épuisent. «Nous ne possédons pratiquement plus de vaccins contre la grippe», annonce Jean-Luc Forni, président des pharmacies genevoises, alors que la campagne de vaccination débute traditionnellement à la mi-octobre. Crucell, qui devait fournir 350 000 doses à la Suisse, avait annoncé un retard de livraison («Tribune» des 6-7 octobre) et l’a confirmé lundi.

A Berne, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) précise que sur les cinq producteurs qui fournissent la Suisse, deux n’ont pu livrer leurs vaccins à temps. Novartis devrait arriver à honorer les commandes entre la fin d’octobre et le début de novembre. Crucell ignore si et quand il pourra le faire. «Nous recommandons de ne pas s’impatienter, car il y a bien assez de semaines devant nous avant la vague de grippe», assure Virginie Masserey, responsable de la vaccination à l’OFSP. A Genève, le médecin cantonal Jacques-André Romand ne s’affole pas davantage. «Si nous recevons les vaccins d’ici à la mi-novembre, cela ira très bien.»

Mais si les livraisons attendues n’arrivent pas? L’OFSP s’attend à «plus d’hospitalisations, de complications et de décès chez des personnes à risque». Différents scénarios sont à l’étude. Suspendu aux recommandations de l’OFSP et au dernier mot de Crucell, Genève a pris contact avec d’autres cantons romands, les grandes cliniques, les cabinets de groupe. L’idée: localiser les doses de vaccin disponibles et s’assurer que la vaccination soit, le cas échéant, réservée aux plus vulnérables. Il s’agit des personnes de plus de 65 ans, des malades chroniques à partir de 6 mois, des femmes enceintes, mais aussi de l’entourage de ces personnes, du personnel soignant et des crèches.

Une autre idée consiste à se fournir directement auprès d’autres producteurs qui ont du stock. «En France, par exemple. Mais pour cela, il nous faut le feu vert de Swissmedic», précise le professeur Romand.

En cas de pénurie, pourrait-il organiser une campagne de vaccination ciblée vers les plus faibles? «Le Canton n’a pas la compétence pour cela», répond le médecin. On se souvient pourtant du dispositif de vaccination créé lors de la pandémie de grippe H1N1 en 2009. «Oui, mais nous étions alors en situation de crise, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Du reste, la mobilisation des autorités sanitaires leur a été vivement reprochée par la suite.» (TDG)

(Créé: 17.10.2012, 08h36)

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