Conditions de travail
Les gardes-frontière de l'aéroport à l'étroit dans leurs guérites
Par Julien de Weck. Mis à jour le 14.05.2012 15 Commentaires
Malaise dans les guérites de l’aéroport de Genève (AIG). Les gardes-frontière chargés du contrôle des passeports se plaignent d’un outil de travail inadapté, construit spécifiquement pour l’entrée en vigueur des Accords de Schengen. Depuis, Garanto Romandie, le syndicat du corps, déplore des conditions de travail parfois «extrêmes, avec des températures pouvant atteindre 35?degrés dans les cabines, un manque d’air, la saturation en CO2 et l’absence de lumière du jour».
Une première séance de coordination entre l’aéroport, le corps des gardes-frontière (Cgfr) et le Secrétariat d’Etat à l’économie a eu lieu en 2011. Des aménagements ont suivi, avant une seconde réunion le mois dernier. Conclusions mitigées. Si des améliorations sont notées, un secteur demeure problématique. La zone qui accueille les voyageurs hors Schengen depuis le 29 mars 2009 cristallise les plaintes. Les représentants syndicaux des gardes-frontière relatent que des agents en poste «commencent à ressentir des maux de tête, problèmes nasaux, vertiges et malaises».
La situation, reconnue tant par l’aéroport que par l’état-major du corps des gardes-frontière, risque pourtant de perdurer. «Nous sommes prisonniers des murs actuels, déclare le porte-parole de l’AIG Bertrand Stämpfli. L’aéroport n’a pas de solution technique en attendant la construction de la nouvelle aile Est.» A l’horizon 2015, cet ouvrage doit doubler la surface de l’aérogare et offrir un accueil digne de la Genève internationale. Mais également assurer de meilleures conditions de travail à ses usagers.
Pour parer à l’urgence, huit guérites «test» ont été mises en place au sein de l’aéroport. «Elles sont plus spacieuses et équipées d’un nouvel éclairage ainsi que de ventilation», explique Claude Meylan, le commandant du Cgfr. Autre mesure entreprise, l’aménagement du temps de travail des agents, afin «qu’ils n’effectuent pas de journée complète dans des locaux inadaptés».
Ces guérites vont à l’avenir fondamentalement évoluer. «Nous avons fait part de nos observations aux responsables de l’aéroport, qui ont par la suite modifié les plans d’aménagement de la future aile Est», déclare le commandant Meylan. En outre, l’aéroport envisage d’ouvrir la structure au fur et à mesure de l’avancement des travaux, «afin, conclut Bertrand Stämpfli, de remédier au plus vite à cette situation». (TDG)
Créé: 14.05.2012, 19h40
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15 Commentaires
Déjà presque 2 ans de retard pour les travaux de cette aile Est.Genève a le pavillon gros porteurs le plus moches de tous les aéroports du monde.Ce pavillon provisoire à la Genevoise dure depuis bientôt 35 ans.C'est une calamité.Ne pourrait-on pas en finir avec ces retards et blocages qui minent la réputation et le bon fonctionnement de cette cité et le moral de ses habitants. Répondre
Aéroport international ..... laissez moi rire !!!! Quiconque aura voyagé aura remarqué que nous n'avons qu'un simple aérodrome "international". Les 3/4 des vols proviennent d’Angleterre pour la zone hors Schengen. Quand aux contrôles frontière, on ne peut que constater que la direction de l'aérodrome se soucie plus du bénéfice engendré par ses boutiques que du bien-être des employés. Répondre





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