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La «gaffe» de la Chancellerie d'Etat s'explique par l'oubli d'une étiquette
Par Olivier Francey. Mis à jour le 05.10.2012 18 Commentaires
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La Chancellerie genevoise est-elle pressentie pour décrocher une «Genferei d'Or»? C'est en tous les cas l'impression que pourrait donner ce service de l'Etat de Genève à la lueur de la «gaffe» qu'il a commis. En cause, «l'oubli» d'une étiquette de la poste sur un colis de signatures à destination de la Chancellerie fédérale. Pour mieux saisir l'importance de cette histoire, un retour sur les événements est nécessaire.
Le 27 septembre, le comité référendaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) indique qu'il a réuni les signatures nécessaires à l'aboutissement du référendum contre les accords fiscaux (conclus avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Autriche). Tout en précisant que «ces paraphes pourraient être déclarés nulles».
La prophétie se concrétise mardi lorsque la Chancellerie fédérale indique qu'il manque au moins 1500 signatures. En effet, seules 48 533 signatures (portant sur l'accord fiscal avec Berlin) sur les 50 000 nécessaires ont atterri à Berne. L'ASIN ne dit pas son dernier mot. Selon elle, de nombreux envois sont parvenus un jour trop tard au comité référendaire et n'ont ainsi pas pu être déposés à la Chancellerie fédérale. Parmi eux, figure le paquet envoyé par la Chancellerie genevoise, qui contenait 1500 signatures. Un recours est alors envisagé. «Nous avons demandé à ce que l'envoi soit effectué en «Postpack Priority recommandé». Cela n'a pas été fait», regrette amèrement le comité référendaire.
S'ensuit alors des déclarations contradictoires. La Chancellerie affirme une première fois avoir envoyé les signatures par «envoi prioritaire». Aujourd'hui, c'est au tour de la Poste, et «après enquête», de contester la parole genevoise. «Le paquet a été amené mercredi après-midi à un guichet de poste pour clients commerciaux», précise Mariano Masserini, porte-parole du géant jaune. Le paquet a bel et bien été envoyé «en économique».
Le couperet tombe deux heures plus tard. La Chancellerie explique que l'étiquette «recommandé» figurait sur ce colis, pas celle «Postpack priority». L'étiquette est-elle tombée? N'a-t-elle jamais été apposée? Le Chancellerie n'en dira rien du tout, se bornant à répéter qu'aucun autre commentaire ne se fera «tant que le Conseil fédéral n'aura pas rendu sa décision relative aux référendums». Fait surprenant, le communiqué de la Chancellerie n'est pas signé, pas même de celle qui incarne le service, la Chancelière, Anja Wyden.
Quid de l'avenir? Le coordinateur romand de l'ASIN, Eric Bertinat est fou de rage. «160 enveloppes contenant des signatures nous sont parvenues trop tard. Voilà une singulière image de la démocratie directe soumise à l'efficacité administrative!, tonne l'élu UDC. Sans ce couac, notre référendum aurait abouti. Aujourd'hui, je crains que nous n'ayons plus que les yeux pour pleurer.» (TDG)
Créé: 05.10.2012, 18h25
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18 Commentaires
Faut pas badiner avec les droits populaires. Mille bénévoles ont récolté des signatures dans toute la Suisse. Ces efforts ont été anéanti par le Ct de Genève. Son resp. M. Varynsi, qui affirmait à la TV Suisse le 3.10.12, que le paquet avait été envoyé en Postpac Priority a menti au pays. IL DOIT ETRE VIRE.Zurich a travaillé en 2 x 8hres, et la ville d'Uster a amené elle-même les sign. à Berne. Répondre
Paf une couche...avec tout les non-résidents Suisse qui sont dans les administrations Genevoises; je ne suis juste pas étonné qu'une 'gaffe' pareille soit commise par simple ignorance du système postal.Faut pas chercher midi à quatorze heure de un et de deux c'est évident qu'avec 'seulement' 50'000 signatures il y avait peu de chances que cela aboutisse du fait du controle et des habituels rejet Répondre





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