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Mobilisation

Fermeture de Merck Serono: «Il faut un printemps genevois»

Par Julien de Weck. Mis à jour le 01.05.2012 26 Commentaires

Le secrétaire général du syndicat international des services UNI Global Union, Philip Jennings, croit au sauvetage du site genevois. Interview

Sur la photo: Philip Jennings, secrétaire général du syndicat international des services UNI Global Union

Sur la photo: Philip Jennings, secrétaire général du syndicat international des services UNI Global Union
Image: Alain Rouèche

(Image: Herrmann)

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Les employés de Merck Serono Genève sont attendus ce mardi dans le cortège du 1er mai. Que peuvent-ils revendiquer?

Le sauvetage de l'emploi. Passé le choc de l'annonce, les employés de Merck Serono ont pris conscience de la nécessité de se mobiliser pour les places de travail, et ce en une semaine. La lutte menée à Nyon sur le site de Novartis doit être un point de référence, l'exemple à suivre. Nous avons besoin d'un printemps genevois, où les employés, la population et les responsables politiques se mobilisent.

Quel doit être le plan d’action pour éviter la fermeture du site de Merck Serono?

Il faut laisser la parole aux employés pour qu'ils trouvent des opportunités de sauvetage. Place désormais à l'analyse de la situation. En décortiquant la logique de l'entreprise, ils peuvent trouver des solutions pour éviter la fermeture.

Vous appelez les politiciens genevois à la mobilisation. Ont-ils réellement une marge de manoeuvre?

Bien sûr. Tout d'abord, ils doivent avoir le courage de refuser cette fermeture, car à la fin, qui va payer pour ces futurs chômeurs? L'Etat. Les responsables politiques doivent prendre le dossier en main avec détermination et soulever des leviers afin de sauver le site de Sécheron. Les gouvernements disposent d’une quantité de mesures pour venir en aide aux entreprises.

Comment analysez-vous la situation à Genève?

Le cas de Merck Serono est symptomatique de notre époque. Une société rentable qui réalise d'énormes bénéfices. Si une multinationale demande des rendements de capitaux autour de 15 %, ses investissements baissent, ce qui se répercute sur l'innovation. In fine, des coupes drastiques sont réalisées dans les salaires et les frais d'entreprise. Au vu de la situation économique mondiale très instable, les sociétés accumulent des montagnes d'argent, mais n'en font rien. Or il en va de leur responsabilité de remettre en marche l’économie. Qu’elles arrêtent la grève des investissements, et réinjectent les capitaux dans l’économie réelle!

L'arc lémanique lutte dans une compétition globale pour attirer les investisseurs. Très bien, mais les multinationales doivent être contraintes à des conditionnalités sociales lorsqu'elles s'installent sur le territoire, en participant notamment au financement des infrastructures publiques et en acceptant les conventions collectives de travail. Ainsi, les sociétés ne partiraient pas au moindre nuage dans le ciel. (TDG)

Créé: 01.05.2012, 11h35

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26 Commentaires

mais tout à fait

01.05.2012, 12:40 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 0

Ne vous inquiètez pas Philip Jennings, quand en Suisse vous aurez tout réglementé, ponctionné, organisé, socialisé, quand toute liberté économique aura disparue et tout capital aura été spolié, bref quand la dictature économique de gauche sera là, vous l'aurez votre printemps genevois. Par contre, je doute que ce soient les têtes de vos détracteurs qui finissent au bout des piques. Répondre


John La Claque

01.05.2012, 12:23 Heures
Signaler un abus 7 Recommandation 0

C'est pas avec des commentaires idiots et criminels de la part d'une gauchiste-chegevariste au gouvernement et fana de Hugo Chavez, dénommée Salerno (histoire des cols blancs) que c'est gagné.... Répondre



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